ANNONCE DES GAGNANTS

Bodegas Vinival

ANNONCE DES GAGNANTS

Bodegas Vinival

08.12.2025 Résultats du concours

Situé au cœur du paysage côtier vibrant d'Alboraya, aux portes de Valence, le concours invitait architectes, designers et créatifs à réinventer le complexe viticole historique du milieu du XXe siècle en un espace culturel imprégné de l'esprit des Fallas. Les participants étaient invités à insuffler une nouvelle vie à cet ancien site industriel emblématique grâce à des interventions architecturales et paysagères célébrant la mémoire, le savoir-faire artisanal et la renaissance. Qu'il s'agisse de transformations spatiales audacieuses ou de réinterprétations subtiles du rythme structurel du complexe, le défi appelait à une proposition visionnaire capable de transformer les Bodegas en un lieu dynamique de rassemblement, de créativité et d'expression culturelle. La transformation qui en a résulté visait à faire du site un centre vivant d'expositions, de spectacles, d'ateliers et d'activités quotidiennes, honorant les traditions valenciennes tout en ouvrant la voie à de nouvelles expériences culturelles et à un usage public tout au long de l'année.

Le jury a salué les projets primés pour leur capacité à concilier innovation et profonde sensibilité à l'identité de Bodegas VinivalCertains projets se sont distingués par l'intégration harmonieuse de l'architecture, du paysage et des systèmes hydrauliques, transformant des structures industrielles en espaces écologiques qui rendent hommage à la mémoire agricole et à l'esprit festif des Fallas. D'autres ont été salués pour leur approche pragmatique et réaliste, démontrant comment des interventions minimales et économiquement viables peuvent ouvrir de nouvelles perspectives spatiales, dynamiser l'espace public environnant et réinterpréter la structure existante avec clarté et pertinence. Une mention spéciale a été accordée aux propositions répondant à des besoins urbains plus larges, associant la réutilisation adaptative à une stratégie paysagère cohérente qui renforce le lien entre les Bodegas et leur contexte territorial. Ensemble, ces visions ont présenté une réinvention réfléchie et inspirante de l'avenir culturel du site.

Terraviva félicite chaleureusement tous les participants pour leur créativité et leurs précieuses contributions, qui continuent d'inspirer de nouvelles façons de transformer les sites patrimoniaux en espaces dynamiques pour la communauté et la culture.

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1st PRIX

Le jardin des silos 
Daniel Guerreri, Alejandra Linares, William Criollo, Nicolas Colorado, Carolina Delgado, Yovani Bolaños, Luis Delgado, Stephania Sanchez [Colombie]

Le Projet surgit à partir de le need à reconnecter Valence à la Mémoire au le existant réseau of eau indirect qui lien le territoire à le mer, comme ainsi que as au le industriel et vinification heritage of le ancien Vinival entrepôts. Dans ceci. proposition, le Projet actes en tant que médiateur jusqu'à XNUMX fois le à la des champs et le mer à travers eau en tant que conjonctif un élément, inondationle site à créer des a séquence of mobilier urbain paysages défini by Fontaines quiévoquer le d'influence islamique jardins of Espagne. De plus,, Nouveau remblaisCes introduit à forme frontières et circulation routes autour le intervention, accompagnement le extérieur aménagement paysager. Le réutilisés silos à partir de le personnages numériques originaux complexe Ces transformé développement structurel et symbolique pièces qui accommoder de nouvelles utilisations et servent de référence des notes bonus dans les le mobilier urbain proposition, offrant plusieurs spatial expériences tout en conservation le Mémoire of le place.

I. Eau Systèmes et Agriculture Mémoire

Dans le Projet, le les silos sont associé au le préservation of le productif identité of le ancien caves, tout en eau is imaginé en tant que formatif ressource qui moules topographie et réglemente le bâtiments environnementales conditions. It génère cours, indirect et bords qui guide visiteurs le long de leur chemins, mise en forme aquatique paysages entrelacé au indigène végétation qui rappeler le Mémoire of régional architecture. Ces éléments vous accompagne le piéton Culinaire tous les deux à l'intérieur et au contrôle le bâtiment, établissement a continu Dialogue jusqu'à XNUMX fois structure, paysage d'été et climat.

II. Industriel Réutilisation et Poreux Architecture

Le ancien établissement vinicole complexe is transformé à travers adaptatif réutiliser, le métallique silos devenez inhabitable structures capable of en supposant plusieurs fonctions-points de vue, eau Fontaines, reading surpeuplés, or vertical tirages. Le bâtiment prend forme as an habité jardin le industriel .engage au le environnant paysage d'été. Le central annuler devient le principal public espace, imaginé pour collectif d'activités, plusieurs expositionset affiche of Las Fallas flotteurs-le emblématique event qui donne sens à le New architectural intervention. débris of démoli murs Ces des services développement le proposition à permettre a incessant échange jusqu'à XNUMX fois intérieur et extérieur, ce qui permet végétation à habiter le interieur surpeuplés et le miroir of le eau à traverser le point de vue de , générateur a trempé et inhabitable microclimat.

III. Public mode Topographie et urbain Écologie

Le intervention in le public espace améliore le principal accès place, encadréby a grand parc le remblais remodeler le topographie à mettre en reliefobservation à fort trafic pour à la diversité l'évènementiel et le brûlant of Las Fallas sculptures. Ces variations of le terrain créer des surpeuplés pour permanence et mouvement, se rapportant à le humain en échelon et améliorer le le plaisir of le mobilier urbain .environnant le Projet. Le proposition rappelle adjacent bâtiments à travers leur traces et réinterprète le mobilier urbain avion au paysage d'été interventions composé of orange arbres, les herbes et Méditerranée espèce. Le Projet ainsi se dérouleas an ouvert structure in qui le matériaux of le passé et natürli les processdéfinir une renouvelé l’équilibre jusqu'à XNUMX fois architecture, paysage d'été et climat.

« Ce projet se distingue par sa belle intégration du paysage et de l’architecture, transformant les silos et les systèmes hydrauliques en un cadre écologique vivant. Il crée un environnement durable et adapté au climat tout en préservant la mémoire agricole et industrielle du site. »

Artur Mc Clean – SGA

« Ce projet témoigne d’une compréhension approfondie de la réutilisation adaptative en préservant Bodegas Vinival« Le caractère industriel du site est préservé tout en transformant les silos en éléments multifonctionnels. Végétation, eau et mémoire coexistent en harmonie avec l'esprit vibrant de Las Fallas. »

José Luis Perez Hermo- Coop-Himmelb(l)au

2nd PRIX

Vieillissant comme un grand vin 
Alexandre Shushkov, Neus Dachs [Espagne]

Le projet part du constat que le site présente un caractère unique : une zone stratégiquement située, bien qu’isolée, propice à un important développement urbain et bénéficiant d’excellentes liaisons ferroviaires et routières. Parallèlement, la ville souffre d’un manque d’espaces verts et publics accessibles, malgré des atouts majeurs tels que Central Park et le Jardin du Turia. Le projet répond à ce contexte en créant un nouvel équipement culturel et communautaire intégré à un vaste parc – une intervention qui complète, plutôt qu’elle ne concurrence, les infrastructures vertes existantes, tout en prolongeant la continuité écologique et sociale sur le territoire.

Pour renforcer cette approche, le projet prévoit une construction neuve minimale. Il met plutôt en valeur le bâtiment emblématique existant en l'entourant de végétation et en transformant le rez-de-chaussée en un socle public perméable. Cette base ouverte et accessible prolonge le parc, estompant les frontières entre intérieur et extérieur et intégrant la verdure de manière visuelle et physique. Le bâtiment devient ainsi non plus un objet isolé, mais un élément actif d'un paysage plus vaste.

L'intervention architecturale supprime des éléments en céramique de trois façades, ouvrant ainsi le bâtiment sur le parc. Les angles et les modules arrière conservés abritent les services, la circulation verticale et de plus grands espaces d'exposition, préservant des fragments du caractère originel du bâtiment. Une partie de la toiture est également supprimée, conformément à l'agencement modulaire du programme intérieur. Des ouvertures sont créées dans les zones les plus ouvertes, permettant ainsi à la lumière naturelle de pénétrer davantage dans l'espace.

La circulation est divisée en deux axes principaux, chacun comprenant deux modules programmatiques, car ceux-ci entretiennent une relation étroite. De cette manière, la conception met davantage en valeur le caractère de chaque programme et le groupe d'utilisateurs auquel il s'adresse.

Sur le plan programmatique, le projet regroupe plusieurs fonctions communautaires actuellement dispersées dans toute la ville. Quatre modules interconnectés, chacun associé à un groupe d'âge et à un mode d'engagement particuliers – réflexion, création, partage et exposition – sont réunis sous un même toit. Chaque partie du programme remplit son rôle au sein de ce cycle, agissant comme un point de connexion entre différents groupes de personnes et d'âges : La Voix représente la flamme initiale, L'Avenir symbolise la graine, Les Mains incarnent la création, La Vision correspond à l'exposition et La Célébration se conclut par l'acte final : la Cremà.

Le premier module est composé d'espaces permettant à la communauté de partager et d'échanger sur des sujets qui touchent son quotidien, tels que les enjeux politiques, sociaux et communautaires. L'espace dédié aux jeunes vise à offrir un environnement sûr pour enseigner, travailler, étudier, partager et apprendre. Les ateliers sont conçus comme des espaces multifonctionnels qui se transforment tout au long de l'année, s'adaptant à différents thèmes. Enfin, l'espace d'exposition rassemble les résultats de toutes ces activités, permettant à la communauté de présenter les démarches et les connaissances développées dans chaque module.

Ce projet, tout en étant proactif et respectueux du site et de l'œuvre architecturale qu'il côtoie, parvient à les transformer grâce à des solutions pragmatiques, constructives et réalistes, en harmonie avec la mémoire collective, la géométrie et le caractère spatial de la structure existante. Par des interventions minimales et économiquement viables, il métamorphose à la fois le paysage intérieur et l'espace public environnant. La proposition de créer un nouveau grand « parc » simple au sein d'un territoire – un vaste espace naturel ouvert que les usagers peuvent s'approprier à diverses fins – apparaît comme une approche à la fois directe, réaliste et nécessaire, à l'opposé des aménagements paysagers et des parcs surconçus. Parallèlement, la stratégie consistant à ouvrir largement le rez-de-chaussée sur l'extérieur – en intégrant des éléments de circulation et de séparation des espaces intérieurs à l'aide de matériaux variés, tout en s'appuyant sur l'existant grâce à une construction facile à réutiliser et à intégrer – fait de cette proposition l'une des plus complètes, pragmatiques et réalistes au regard du contexte social et spatial environnant.

Luis Gallego Pachón – Pachón-Paredes

3rd PRIX

Rénovation
Juan Felipe Astudillo Molina, Laura Ángel Orozco, Cristian Camilo Marín Correa [Chili – Colombie] – www.laoarchitects.com

La proposition s'appuie sur le processus de transformation qui caractérise Las Fallas : histoire, incendies et renaissance. Ce concept s'articule autour de l'Antigua Bodega Vinival à
Alboraya, témoin de la mémoire valencienne où tradition et transformation s'entremêlent. Située entre mer et vergers, et cernée par l'expansion urbaine, la cave est conçue comme un pont reliant trois paysages fondamentaux : mer, ville et verger. Sa revitalisation réinterprète Las Fallas comme un acte de renouveau, où le feu métamorphose un espace qui préserve la mémoire du territoire. Ainsi, la cave devient un lieu de transition symbolique, où feu, mer, vergers et ville dialoguent, créant une dualité qui intègre mémoire collective et paysage au sein d'un récit unique.

Stratégies

L'axe nord-sud structure le projet, créant une continuité visuelle entre mer, ville et vergers. La démolition des bâtiments adjacents est envisagée afin d'aménager un nouvel espace public faisant office de parvis et d'élément unificateur du complexe, agencé selon la trame modulaire d'origine du domaine viticole. Cette opération renforce également le lien avec la Falla Patacona, élément central du projet.
L'espace public est structuré en trois secteurs alignés sur un axe nord-sud, unifiés par un circuit périmétrique créant différentes zones ombragées et propices à la détente. À l'ouest, face aux vergers, la végétation domine, mettant en valeur les espèces existantes tout en intégrant des plantes indigènes. À l'est, face à la mer et à la ville, l'espace prend un caractère récréatif et intègre des jeux d'eau réfléchissants qui invitent au dialogue avec la mer. À l'extrémité nord se trouve le feu de joie, lieu de rituel du feu, conçu comme une place contemplative. Une plateforme continue relie le chai à cet espace, sous lequel un niveau inférieur est aménagé pour les rassemblements et les cérémonies du feu. Autour de ce noyau central se trouvent des ateliers, un café et des niches d'exposition qui réinterprètent le langage formel des anciens chais, abritant des fallas ou leurs vestiges.
L'ancien chai est conçu comme un vaste hall en dialogue constant avec l'extérieur – un espace polyvalent dédié aux rencontres, à la création et aux expositions. Son intérieur ouvert s'organise sur deux niveaux, tirant parti de la trame existante. Le rez-de-chaussée privilégie la flexibilité spatiale grâce à des cloisons amovibles, permettant la configuration d'auditoriums, d'ateliers, de salles de classe ou d'espaces festifs. L'étage supérieur abrite une bibliothèque et des salles de réunion dans l'aile nord, tandis que les façades ouest et est accueillent des espaces d'étude et de travail collaboratif. Une passerelle avec des espaces de détente et de coworking modulables offre un double panorama : l'un donnant sur les ateliers et les salles de classe, l'autre surplombant les espaces d'exposition et les espaces communautaires. 

« Ce projet identifie les principaux besoins urbains d’Alboraya tout en proposant un aménagement paysager qui renforce la stratégie de réutilisation adaptative. »

José Luis Perez Hermo- Coop-Himmelb(l)au

Mentions dorées

(classés par code d'enregistrement)

boucle
Ugur Ozer Ozguven, Ergi Bozyigit, Sevgi Bodur, Kubra Altan, Turac Sarikamis, Ozden Yalnizgul, Taha Demirors, Ata Kaynarca [Turquie]

Le Caves Vinival Projet est une complet architectural transformation qui mélangesValence industriel passé au ces (en fait, presque toutes) significative à la diversité heritage, le Les fallas Festival, conversion an abandonné industriel site développement a vibrante, polyvalent mobilier urbain île qui honneurs ces mobilier urbain Mémoire.

At le core of le Projet is le la fusion of le passionné et vibrante esprit qui document le base of le Les fallas tradition-starting au le brûlant of et les sites anciens du bois. by charpentiers et évolution développement a grandiose jeux entrelacé au sculptural et art-et le solide industriel architecture of Caves Vinival, qui Symbolise Valence riche vinification heritage.

Le unique adopte le continu cycle of renouvellement inhérent in Les fallas, le processus of création, destruction, et récréation, comme un fondamental concept. Ce cycle is puis expérimenté by des opportunités en tant que architectural "BOUCLE" motif. À travers ceci. approche, le dormant Caves Vinival a était transformé développement a Dynamic et animé mobilier urbain île revenu à le ville.

In ceci. aux contextes, le rouge couleur, d'utiliser as le principal tonifier in le unique, fait a STRONG référence à tous les deux le et les sites anciens du vin PERSONNEL et le littéralement fougueux esprit of Les fallas. Le industriel identité of le structure is renforcé by utilisant le existant du vin silos, ponts, et le bâtimentssouligné structurel cadre as distinctif et définir architectural éléments tout au long de le Projet. Éléments comme le existant du vin silos et ponts servi as unique entrées et sources of inspiration pour le Projet. Ainsi, le unique, inspiré by Vinival's racines, est aussi vu à be en forme de by a principe qui Fête savoir-faire.

In conditions of spatial organisationen ajout à le établissement vinicole bâtiment, qui a été élaboré une fois a fermé production la surface, le tout Projet le site a était converti développement a public à la diversité le résultant »produits purs« peut être » exposé, a partagé la publication de , et en fin de compte »brûlé». Le en plein airle plan est un en tant que concept d'un place et à la diversité habitat, créez. surpeuplés qui besoin divers des fins. Ces à fort trafic comprennent nombreux atelier surpeuplés, co-travail à fort trafic, dégustation zones botanique jardin, et divertissement et event lieux, Rendre le le point de vue de polyvalent surpeuplés qui besoin a large gamme of des opportunités et fonctions.

Le unique, fortement inspiré by le interne disposition of Caves Vinival, crée des surprenant surpeuplés by offrant plusieurs spatial expériences at différent élévations et reflétant a Dynamic, espiègle et les sciences sociales boucle. Considérant Vinival's climat, le unique incorpore les ombragé à fort trafic, et une transition qui soit juste. surpeuplés, et semi-ouvert et fermé structures, assurer a animé, coloré, et SÉJOUR MÉMORABLE convivial qui intègre au le mobilier urbain . et Appels à tous âge.

« La proposition réussit à intégrer les éléments préexistants dans un système urbain plus vaste et plus complexe, au sein duquel ils acquièrent une signification et une valeur renouvelées. Grâce à un nombre limité d’opérations précises, le projet structure efficacement le site, renforçant sa présence dans le tissu urbain. »

Virginia Theilig – FAPyD

Le Plantà
Silvia Sierra Maestro, Bienne Graset Isern [Espagne]

CENTRE D'INTERPRÉTATION DES ARTS ET DE LA CULTURE DE FALLAS
VIEUX CAVES VINIVAL, ALBORAYA, VALÊNCIA

La plantà Conçu comme un laboratoire vivant de la culture des Fallas, ce centre ouvert de recherche et de création est installé dans les anciennes caves Vinival d'Alboraya. Lieu de créativité partagée, il transmet la conscience et l'expérience de la tradition la plus emblématique de Valence. Son nom évoque le rituel de la planta, ce moment où les artistes des Fallas assemblent leurs monuments dans les rues de Valence, avant de les brûler quelques jours plus tard. Le projet prolonge ce temps de contemplation, permettant aux visiteurs d'apprécier l'œuvre en cours de réalisation, fruit d'une année d'effort collectif.

Le complexe s'organise en deux zones principales : l'une, aménagée en place publique couverte et modulable, accueille divers événements, tandis que l'autre abrite des espaces dynamiques qui rassemblent un public varié. Le programme comprend une bibliothèque publique et un espace de coworking aux textures douces et accueillantes, propices à la lecture et au travail individuel sous la structure préservée de la cave ; un musée interactif des arts des Fallas, offrant de multiples perspectives et espaces dédiés à la mémoire, à l'histoire et à la création du patrimoine des Fallas ; et un centre de recherche et de création, où des artistes locaux et internationaux expérimentent de nouveaux matériaux et techniques visant à réduire l'impact environnemental du festival. Des chercheurs peuvent séjourner sur place pour stimuler leur créativité et puiser leur inspiration dans l'énergie unique du lieu. Un café central favorise les échanges et les interactions entre les usagers, renforçant ainsi la dimension sociale et inclusive du projet.

La Plantà fonctionne également comme un centre de durabilité architecturale : la combustion contrôlée des Fallas sert de source d'énergie thermique, tandis que l'ouverture du toit peut être fermée pour générer un effet de serre et conserver la chaleur en hiver.

Les abords des anciens domaines viticoles font l'objet d'un réaménagement axé sur la mobilité durable, intégrant une nouvelle gare et une promenade, le boulevard des Fallas, qui relie la campagne valencienne à la plage par un parc urbain. Le long de cet axe, des citernes méditerranéennes traditionnelles de récupération d'eau de pluie contribuent à créer un microclimat rafraîchissant, offrant un répit bienvenu lors des chaudes journées d'été valenciennes. Conçu comme un havre de fraîcheur et d'aération, l'aménagement paysager prolonge la rue à l'intérieur du bâtiment, créant ainsi une continuité visuelle et spatiale.

L'expérience du visiteur est façonnée par la décision de préserver la structure originale et les cuves à vin, dont les teintes rouges caractéristiques sont réinterprétées comme un symbole de respect de la tradition. Ouverte 364 jours par an – fermant ses portes uniquement le 15 mars pour préparer la plantation, qui culmine avec la crema le 19 mars – La Plantä s'impose comme un geste durable, une flamme qui ne s'éteint jamais. Plus qu'un bâtiment, c'est un organisme culturel vivant où l'art éphémère des Fallas trouve un écrin permanent pour l'expérimentation, la durabilité et le renouvellement constant de l'identité valencienne à travers la communauté, la mémoire et la création partagée.

« Une proposition conceptuellement solide et attrayante qui intègre avec succès le thème des Fallas tout en respectant les contraintes formelles et le caractère du bâtiment existant. Elle témoigne d'un équilibre judicieux entre expression culturelle et responsabilité architecturale. »

Diego Serrano Rosado – Archif

La Cremà Cotidiana 
Kenya Mashimo, Mao Hashiguchi, Xinyi Meng, Ryota Kaneko, Tomoka Hamada, Hiroto Kuwahara, Hiroki Inoue, Takeru Osato [Japon – Chine]

Las Fallas – une fête annuelle de destruction et de création. Nous avons perçu cet esprit dans le rythme quotidien de ce lieu et l'avons réinterprété à travers l'architecture. Métaphore du cycle perpétuel de destruction et de création, l'orbite solaire qui marque le début et la fin de chaque jour est placée au cœur de l'expérience spatiale.
Au bout de la route qui longe la côte, une pente symbolise le soleil couchant qui filtre à travers le chai. Cette pente n'est pas qu'un simple passage : c'est une expression architecturale du temps et de la lumière. En la gravissant, les visiteurs sont guidés de l'effervescence du marché à la quiétude d'une terrasse panoramique baignée de silence. De là, le paysage urbain de Valence se déploie au-delà des champs, là où se rejoignent la mémoire et l'avenir de la terre. La destruction d'une travée et la création de la rampe insufflent une nouvelle dynamique à l'édifice.
De part et d'autre de la rampe, les activités des habitants se déroulent derrière des vitres transparentes. L'architecture imprègne l'architecture d'un bouillonnement culturel. Les visiteurs passent naturellement du statut d'observateurs à celui de participants, et la rampe tout entière se transforme en un musée culturel vivant.
Côté nord, face à l'immensité du paysage, le chai existant subit une transformation spectaculaire. Une ouverture se dessine le long du chemin du soleil en été. solstice Elle forme une arche monumentale, transformant l'espace de production clos en une scène d'expression. À l'instar des figures de Falla sublimées par les flammes, le travail quotidien s'élève ici au rang d'acte artistique. Le flanc de la colline devient un amphithéâtre naturel où les gens s'assoient à même le sol pour assister aux festivités culturelles.
Pour une plus grande flexibilité dans l'organisation d'événements, une scène circulaire mobile est installée autour de la colline. Se déplaçant le long de l'orbite solaire, cette scène accueille diverses activités culturelles régionales et y insuffle une dynamique particulière.
À l'ouest, des routes de l'autoroute convergent vers le site, facilitant ainsi l'accès aux habitants de la périphérie. Parallèlement, des voies d'acheminement sont aménagées pour que les récoltes des terres agricoles environnantes alimentent naturellement le marché. Tirant parti de la position stratégique de ce terrain, véritable carrefour, les champs, le littoral, les zones résidentielles et les écoles seront harmonieusement reliés par le réseau d'infrastructures.nds'échapper.
À l'intérieur, des dalles de terrasse claires et du béton poli dialoguent avec la masse de la maçonnerie de briques existante. Le contraste entre matériaux anciens et modernes tisse l'histoire de la coexistence de la tradition et de l'innovation. La lumière intense du soleil méditerranéen projette des ombres éphémères sur ces surfaces, rythmant l'espace entre passé et présent.
Ce n'est pas simplement une destination touristique, mais un lieu où les habitants se rassemblent quotidiennement pour créer et échanger. Des espaces qui se transforment au fil de la journée – des marchés matinaux aux concerts du soir – deviennent un véritable bouillonnement culturel, réinterprétant de façon contemporaine l'esprit des Fallas : destruction et création, quotidien et fête, individu et communauté. À l'image du lever et du coucher du soleil, ce lieu continue de nourrir l'identité culturelle unique de la région dans un perpétuel changement.

« Ce projet se distingue par son interprétation poétique des Fallas, utilisant la rampe orientée vers le soleil et l'amphithéâtre à ciel ouvert pour créer une puissante séquence culturelle. Il préserve l'essence des Bodegas tout en les ouvrant à la lumière, au paysage et à la vie communautaire. »

Artur Mc Clean – SGA

TABRIC DE FALLES 
Marcelo Luna, Andrés Ruz [Chili] – www.rlstudio.cl

Le Fabric de Falls Le projet propose la récupération de l'ancien Vinival complexe industriel À Valence, le projet vise à transformer le site en un centre culturel et productif dédié à la création, à la préservation et à la diffusion de la tradition des Fallas. Cette intervention cherche à réactiver ce lieu d'une grande valeur symbolique, en intégrant tradition et modernité grâce à une architecture qui relie la mémoire industrielle à la vie publique de la ville.

Le projet s'appuie sur la dualité qui caractérise la culture valencienne : intérieur et extérieur, création et célébration. Les Fallas incarnent cette dualité entre l'éphémère et le permanent, entre l'atelier où naît l'idée et la rue où se déploie l'expérience collective. Ce concept se traduit architecturalement par un projet qui organise les espaces productifs et publics en une séquence continue, capable de s'adapter et de coexister avec la structure préexistante.

Le V originalinival Le bâtiment se caractérise par sa structure en béton armé, brique et acier, cette dernière conférant à l'ensemble son caractère industriel distinctif. L'intervention respecte ces matériaux, en magnifiant leur expressivité par une réinterprétation contemporaine. Un anneau périphérique est créé autour du bâtiment existant, conçu initialement en béton armé mais réinterprété avec la légèreté et la finesse inspirées par la logique de la charpente métallique d'origine. Cet anneau remplit une double fonction, à la fois fonctionnelle et symbolique, reliant les espaces intérieurs aux nouveaux espaces extérieurs et créant un jeu dynamique de lumière, d'ombre et de transparence.

Le programme architectural s'organise autour d'un axe central qui préserve le rythme industriel et la qualité spatiale du complexe. À l'intérieur, les principaux espaces se répartissent comme suit : un marché urbain, un espace d'information, des ateliers de fabrication de ninots et autres éléments des Fallas, des auditoriums, des espaces collaboratifs et de recherche, ainsi qu'une exposition permanente du Musée des Fallas. Chacun de ces espaces favorise la continuité entre production culturelle, apprentissage et participation citoyenne.

Extérieurement, l'intervention renforce le caractère public du complexe. Un amphithéâtre en plein air et le parc des Fallas sont prévus, un espace vert ouvert comprenant des esplanades d'exposition et des espaces modulables pour des événements en extérieur. Ces zones extérieures permettent à l'activité intérieure de se prolonger dans la ville, transformant le site en un nouveau pôle urbain de vie et de création.

À l'échelle urbaine, le projet tire parti de la topographie naturelle du site pour intégrer partiellement le nouveau programme, réduisant ainsi son impact volumétrique tout en soulignant la présence monumentale du bâtiment d'origine comme repère visuel permanent. L'utilisation de parois vitrées complète l'intervention, offrant transparence, perméabilité et un dialogue visuel constant entre les espaces intérieurs et extérieurs.

Fabric Le bâtiment de Falles est une architecture qui préserve la mémoire matérielle du lieu tout en la projetant vers l'avenir. C'est un espace vivant où la culture valencienne se construit, se partage et se célèbre, une rencontre entre histoire et vie urbaine contemporaine qui réaffirme l'identité collective de la ville.

« Une proposition bien aboutie et élégamment intégrée, avec une application forte et cohérente du programme. Elle se distingue par le fait qu'elle place la tradition des Fallas au cœur du projet, en parfaite adéquation avec l'objectif de transformer le bâtiment en un véritable centre culturel qui lui soit dédié. »

Diego Serrano Rosado – Archif

Les Fallas 2.0 
Ui Yeon Jeong, Suk Joon Lee, Sun Bin Hwang [Corée du Sud]

Les Fallas sont l'une des rares fêtes qui subsistent dans la société moderne où l'on interagit consciemment avec la lumière et le feu. Plus qu'un simple spectacle visuel, c'est un rituel par lequel une communauté exprime et renouvelle ses émotions dans l'obscurité. Le feu, bien qu'éphémère, devient un symbole intense de libération, consumant l'ordre imposé et ouvrant la voie à un nouveau départ.

Ainsi, un monument dédié aux Fallas doit incarner ces variations de lumière et de feu. Il ne doit pas s'agir d'une architecture à la forme fixe, mais d'une structure organique qui capte le flux changeant de la lumière au fil du temps et des émotions. La manière dont la lumière naît à l'intérieur, se propage le long des murs et des ouvertures, et enfin jaillit vers l'extérieur devient un spectacle en soi.

Là où l'architecture du passé cherchait à maîtriser la lumière, ce bâtiment, au contraire, cherche à la libérer. Ici, la lumière n'est plus un outil passif se contentant d'éclairer l'espace, mais un agent actif, doté de son propre mouvement et de sa propre température, qui compose l'architecture. Ses traces se reflètent sur le tissu urbain, engendrant des expressions différentes au fil du temps et, en fin de compte, reconnectant les habitants à la ville.

Situé à la frontière entre terres agricoles et mer, notre site capture l'esprit des Fallas tel qu'il se déploie au cœur de la ville. La transformation d'une ancienne cave vinicole en un complexe culturel n'est pas seulement un changement de fonction, mais une réinterprétation de la mémoire elle-même. Tout en préservant les vestiges industriels et les formes symboliques du passé, l'architecture s'ouvre sur la ville et ses habitants par des gestes d'échange et de transparence.

La vague qui traverse le bâtiment rythme et dynamise la masse statique, canalisant la lumière et le vent. La lumière pénétrant à l'intérieur se diffuse le long des murs et des interstices, créant, à l'instar des flammes des Fallas, un rythme de création et de destruction à la fois fugace et puissant.

La façade cinétique visualise l'esprit du festival. Son mouvement flamboyant évoque l'énergie destructrice de l'art, tandis que ses reflets et modulations subtils de lumière expriment le processus de création. Le long de la vague, des espaces segmentés accueillent des activités distinctes : les zones supérieures ouvertes deviennent des scènes de créativité où le mouvement humain se projette comme des ombres, tandis que les zones inférieures, au sol, servent de galeries de mémoire et d'art.

Cette composition spatiale ne reste pas close. Les flux de mouvement, de vision et de lumière qui prennent naissance à l'intérieur se prolongent au-delà des limites, se connectant naturellement aux programmes disséminés dans le paysage. La continuité de la vague et l'organisation de l'espace se déploient en cours, places et jardins, où architecture, paysage, habitants et ville fusionnent en un seul espace vivant et organique.

« Un projet d’une remarquable qualité constructive et technique. Bien qu’il n’aborde pas directement le thème des Fallas ni le contexte environnant, il insuffle au bâtiment une nouvelle vie intéressante grâce à son intérieur soigneusement conçu et à la création de vastes espaces hauts, propices aux activités liées aux Fallas. »

Diego Serrano Rosado – Archif

Mentions honorables

(classés par code d'enregistrement)

Bodegas Suspendidas 
Jacopo Marino, Francesco Giaquinto [Italie]

πρ et πυρός (pyr, pyròs): Le feu ardent, le bûcher sacrificiel, ou le grain. Renaissance, régénération, unité et communauté, sacrifice et nourriture. Ce même signifiant, issu du grec ancien, recèle des significations différentes mais complémentaires – des significations qui ont façonné le monde méditerranéen et son mode de vie pendant des siècles, tant pour les individus courbés dans leurs champs labourés que pour les communautés dont les coutumes et les traditions ont marqué leur histoire. πυρός leur valeur structurante.

Ainsi, dans un dialogue profond entre terres agricoles et régénération urbaine, entre innovation sociale et tradition, le projet de restauration pour le Bodegas Vinival à Valence s'inspire de ce terme ancien qui incarne à la fois légèreté et stabilité.

Le projet débute par la séparation entre architecture et sol : la mise à nu et le soulèvement de la structure en maçonnerie, maintenue par un système de câbles et de tirants, permettent à ce « troisième paysage » d’investir les Bodegas, établissant un lien direct entre intérieur et extérieur, entre architecture et territoire. À l’intérieur, les conteneurs existants sont réinterprétés en espaces d’exposition, d’atelier, de réunion et de service. Le système de levage et d’abaissement, associé à l’alignement périodique des machines avec les allées existantes, crée une utilisation fluide et dynamique, permettant différentes fonctions selon le moment de la journée ou la saison, et autorisant, lorsque toutes les machines sont levées, l’utilisation intégrale du rez-de-chaussée pour de grands événements collectifs et festivités., comme les Fallas.

Même les bassins souterrains suivent cette logique de flexibilité : à certains moments, ils se remplissent de végétation, faisant écho au paysage environnant ; à d'autres, ils deviennent le décor. fond pour la construction des ninots de Las Fallas, lorsque le rituel collectif du feu restitue à la ville son énergie symbolique de renaissance.

En définitive, le projet se définit par un profond respect de la structure existante, qu'il réinterprète et adapte constamment aux besoins contemporains sans altérer son caractère architectural original.

Le contexte des Bodegas, marqué par la succession de zones agricoles, industrielles, résidentielles et côtières, suggère une direction claire : un axe idéal qui, de l'arrière-pays vers la mer, permet à l'intervention d'entrer en dialogue avec les différents éléments de son environnement.

L'aménagement des environs découle précisément de cette tension, intégrant et réinterprétant les motifs des champs agricoles en une composition d'alternances : surfaces pavées et vertes, zones ombragées et espaces informels., en utilisant les mêmes conteneurs que les conteneurs internes, où les activités collectives s'entremêlent avec des moments de repos.

Au sein de cette stratification des signes et des significations, le projet pour le Bodegas Vinival devient une synthèse de mémoire et de transformation. Comme πυρός, Qui Gauche Feu et céréales, destruction et fertilité, l'intervention tire sa force de la dualité — entre matière et légèreté.

Une architecture qui, tel un rituel, se renouvelle et renouvelle le paysage qui l'accueille, restituant à la communauté un lieu de rassemblement et de régénération.

RE:RECHARGER LE BARIL 
Sebo Shim [Corée du Sud]

RECHARGE Barrel transforme l'ancien Bodegas Vinival Dans un creuset de régénération, le patrimoine industriel, autrefois déserté, se métamorphose en culture, lumière et communauté. Puisant son inspiration dans l'esprit artisanal et festif de Valence, le projet réinterprète le remplissage comme une métaphore du renouveau – un cycle continu où le vide se mue en potentiel et la mémoire en énergie.

Cette nouvelle architecture se définit par quatre couches interconnectées : Barrel Culturel, Barrel Urbain, Barrel Temporel et Barrel Éléments. Chacune exprime une manière différente dont le site se remplit de vie. Culture Barrel Elle abrite des ateliers, des expositions et des spectacles qui transforment l'usine en un studio vivant de participation. Baril urbain Elle attire les rues et les places de Valence vers l'intérieur ; des façades courbes et des ruelles ombragées recréent le rythme de la ville à l'intérieur du bâtiment. Baril temporel Elle préserve des réservoirs en briques, des charpentes métalliques et des traces de graffitis, révélant comment la mémoire elle-même peut redonner du sens à une structure. Barrel d'éléments rassemble les forces sensorielles de l'eau, de la brise, de la lumière et du feu — bassins réfléchissants, stores tendus et éclairage saisonnier évoquent le climat méditerranéen et le rituel de La Crème.

À travers ces strates, des espaces autrefois silencieux reprennent vie. La lumière filtre à travers les stores incurvés et danse sur l'eau ; la place se transforme en scène de rassemblement, et le café s'étend vers le bassin réfléchissant pour accueillir la brise marine. À l'intérieur, la musique s'élève sous les hauts plafonds jadis utilisés comme entrepôts, et le temps se remplit de rires, de sons et de chaleur.

RECHARGE Barrel Elle incarne le rythme de Valence — ses cycles de création et de destruction, de vie communautaire et de festivités. Elle est à la fois réceptacle et célébration, une architecture sans cesse vidée et remplie par la vie de la ville. Son esthétique visuelle s'inspire de… Joaquin Sorolla Une palette lumineuse — des blancs éclatants, une lumière dorée du soleil et des bleus profonds typiques du littoral — exprimant la chaleur et l'optimisme indéfectibles d'une ville éternellement baignée de lumière.

Le Vide : un noyau culturel 
Jan Perrin, Lamia Ahmed, Viktor Kjellberg [Suède] – www.pomark.se

Le projet tire son nom de l'idée du Vide, comme espace de possibilités. En creusant des ouvertures dans la masse existante, les vides deviennent générateurs de connexion, de lumière et de mouvement. Le Vide incarne la transformation, métamorphosant un vestige industriel en un paysage culturel partagé et ouvert à tous.

La proposition débute par un geste simple mais transformateur : le volume voûté existant de l’Antiguas Bodegas Vinival Le bâtiment est percé d'ouvertures circulaires dans la toiture et ses quatre façades. Ces vides délibérés laissent pénétrer la lumière naturelle au cœur de la structure, créent de nouvelles connexions entre les différents points de vue et transforment l'édifice en un centre culturel ouvert et accueillant. L'ancienne enveloppe industrielle close devient un espace lumineux et accessible, en dialogue avec le paysage environnant. Intérieur et extérieur dialoguent désormais sans cesse, entre activité, créativité et vie publique.

Le paysage qui entoure le bâtiment est conçu comme un prolongement vivant de l'intérieur. La partie nord du site est laissée à l'état naturel afin de se régénérer en une zone humide respectueuse du cours d'eau existant et évoquant le rythme des champs de La Huerta. Des sentiers sinueux serpentent à travers la végétation indigène, des espaces ombragés pour se reposer et de petites zones dédiées aux jeux, à l'exercice physique et aux rencontres informelles. À l'est, la façade du site accueille un espace multisports dynamique avec des terrains de basketball, une piste d'athlétisme et une patinoire, insufflant mouvement et énergie en permanence. À l'ouest, un petit ensemble de résidences d'artistes complète la composition, permettant à la vie quotidienne et à la création d'animer le lieu même en dehors des heures d'événements.

L'intérieur du bâtiment est conçu comme une structure flexible, capable d'évoluer au fil du temps. Un système de cloisons mobiles permet de moduler les espaces et de les adapter aux expositions, séminaires, spectacles et rencontres informelles. Le rez-de-chaussée abrite une série d'espaces ouverts et interconnectés, comprenant des salles événementielles, des zones d'exposition, des restaurants, des espaces de restauration et de petites boutiques. Les espaces de service, tels que la cuisine, les sanitaires et les espaces de rangement, sont soigneusement intégrés pour faciliter l'activité quotidienne. À l'étage, des ateliers d'artistes, des studios, des bureaux, des salons et des espaces de coworking insufflent une dynamique créative permanente au sein du bâtiment. Les nouvelles ouvertures circulaires, telles des oculi, captent la lumière méditerranéenne et transforment la voûte massive en une structure souple et aérienne.

Ce projet vise à fusionner architecture et paysage en une expérience publique harmonieuse. En transformant le patrimoine industriel des Bodegas en un pôle culturel ouvert, The Void devient un lieu où lumière, artisanat et communauté coexistent. Il célèbre l'esprit des artisans valenciens et la créativité débridée des Fallas, offrant un espace flexible, inclusif et intemporel, une architecture vivante propice à la création, au partage et au renouveau.

Renaissance de Vinival
Emrecan Bostan, İdil Mersin [Turquie]

Le Anciens Bodegas Vinival, construit en 1969 sur La patacona côte dans AlborayaLe complexe industriel, initialement dédié à la production de vin, demeure un élément important de la mémoire collective locale et constitue un patrimoine au potentiel d'adaptation remarquable. récupère Cette structure abandonnée est transformée en un espace dynamique de production artistique et d'expression collective. Les silos et les réservoirs existants sont réaménagés.arrangéConçues comme des capsules modulaires, ces structures forment une infrastructure flexible dédiée à la création. Les artistes peuvent les utiliser temporairement comme ateliers, scènes ou espaces de représentation. Des espaces ouverts relient ces unités, favorisant les rencontres entre créateurs et visiteurs et faisant de la création un processus visible et partagé. Le site environnant, débarrassé de ses anciennes constructions, offre des possibilités d'activités culturelles et communautaires en plein air.

Las Fallas est un festival de transformation, de créativité et de participation collective, où se mêlent œuvres éphémères et actions de renouveau social. Inspiré par cet esprit, le projet met l'accent sur la flexibilité. etl'interaction. la structure et les éléments industriels du bâtiment hérité Des éléments de son ancienne fonction sont conservés afin de préserver son caractère, tandis que de nouvelles fonctions telles que des ateliers, des studios de production, des espaces communs et des espaces d'exposition encouragent la créativité et la collaboration.

En entrant sur le site, les visiteurs sont accueillis par un petit point d'information, entouré bordé de verdure et s'ouvrant sur un chemin rectiligne qui invite à la découverte. En s'approchant du silo, la rencontre entre l'ancien et le nouveau devient évidente. La façade d'origine a été remplacée par une nouvelle, reliée à la structure existante par un treillis qui imite la façade d'origine et sert de cadre à l'exposition d'objets. Ce procédé rend le processus créatif visible et interactif.

En face du silo, l'espace « Néo/Silo » s'étend comme un lieu ludique et coloré Un espace inspiré des Fallas, où des zones flexibles et intéressantes sont créées à l'aide de formes rondes de tailles variées et les couleurs dans un paysage verdoyant.

Au bout du chemin d'accès, le « Capsule Hub » réutilise des éléments du silo existant pour diverses fonctions. Accessible depuis l'étage supérieur, le hub prolonge le repenser du système façade, faisant office de pont reliant les espaces et créant un langage architectural cohérent.

Face au centre névralgique, la « Toile murale » fait office de support tridimensionnel. Les visiteurs peuvent utiliser le mur et le sol quadrillé pour des activités créatives, chaque élément de la grille contribuant à refléter symboliquement l’esprit des Fallas.

L'ensemble du site s'inspire des principes de changement, de renouveau et de production collective, proposant une architecture vivante qui évolue au fil du temps, des usages et de la participation. Surfaces et limites demeurent ouvertes à la construction, à l'effacement et à la reconstruction, transformant la création en un acte de renaissance perpétuel et célébrant l'impermanence, l'énergie partagée et une interaction ludique avec l'espace.

Que reste-t-il ? Brûlant pour construire 
Matteo Pardini, Rebecca Di Palermo [Italie]

Aux Fallas de Valence, on brûle pour renaître. Ces créations éphémères, vouées au feu, célèbrent le pouvoir du temps et la beauté de l'éphémère. La ville se rassemble pour un rituel qui entrelace création et destruction, mémoire et renouveau. Le projet prend forme à partir de ce principe, interrogeant ce qui perdure à travers les flammes : le geste, la trace, la matière transformée qui forge de nouveaux liens, prête à se métamorphoser à nouveau dans un cycle de régénération sans fin.

Le feu devient une force créatrice, non plus un acte de destruction, mais un instrument de transformation spatiale et symbolique. Il jaillit de la terre, remodelant sa topographie. Les surfaces se tordent et s'ouvrent, les vides laissés par la combustion se muent en lieux de rassemblement : cours, espaces de rencontre, abris couverts. Fissures et résidus deviennent les témoins tangibles du processus, des cicatrices non pas dissimulées, mais intégrées à la structure même. Le sol cesse d'être une surface statique et devient un organisme vivant, capable d'accueillir de nouvelles fonctions et expériences.

Comme aux Fallas, rien ne se perd : tout renaît, dans un dialogue constant entre matière et mémoire. Le projet se déploie au sein de cette tension entre création et destruction ; les règles et les proportions sont bouleversées par le feu, qui dissout et régénère, ouvrant des horizons insoupçonnés.

Le Bodegas Vinival Ils se dressent, témoins silencieux de cette métamorphose. Leur forme perdure, mais leur rapport au paysage se trouve profondément transformé. La terre s'enfonce, la lumière inonde les lieux, et la structure industrielle se révèle sous de nouveaux angles. À l'intérieur, le Musée des Fallas se déploie entre des salles souterraines introspectives et des passerelles lumineuses qui traversent les nefs d'origine, célébrant le rythme et la monumentalité de ce temple industriel. Métal, béton et reflets deviennent matière poétique, gardiens d'un équilibre fragile entre permanence et changement.

Au pied du complexe se trouve l'Underlight Hub : un espace semi-enterré et abrité, dédié à la création, à l'échange et à l'acte collectif de création. Ici, la communauté se réunit pour façonner, partager et reconstruire. C'est un don à la ville, le cœur battant d'un paysage régénéré où le geste de la main devient un symbole de bienveillance et de mémoire.

Autour, se déploient d'autres espaces inspirés par le festival valencien. Le Bosquet des Géants est une forêt sauvage peuplée de géants silencieux, des statues patinées par le temps se dressant parmi la végétation comme des reliques suspendues entre mythe et ruine. Au cœur du bosquet s'élève la Tour d'Observation, invitant les visiteurs à grimper et à contempler le paysage. De son sommet, les immenses statues offrent de nouvelles perspectives tandis que le regard s'ouvre sur la mer. La tour devient un outil pour appréhender le rapport entre échelle, temps et espace.

Le Terrain Mouvant se métamorphose sans cesse : de vestige de combustion en skatepark et lieu de rassemblement, d'aire de jeux en espace de recueillement, il incarne le rythme fluide d'un changement perpétuel. Tout ce qui paraissait solide brûle, se transforme et se dissout. Pourtant, de ces cendres renaît le nouveau : fragile, éphémère, prêt à redessiner le paysage et les relations qui le traversent.

Dans les coulisses du festival (360 jours en arrière) 
Nima Ghanei, Hadi Koohi Habibi, Pariya Shahbazi [Iran]

Si Las Fallas Elle ne prend vie que pendant cinq jours, mais sa création s'étend sur une année entière — 360 jours de recherche, de conception, de fabrication et d'anticipation.
Le projet dévoile le processus caché qui se cache derrière la célébration, transformant l'acte de création en une expérience publique continue.
Tout au long de l'année, le site fonctionne comme un laboratoire vivant où des idées sont conçues, développées et transformées en sculptures monumentales pour le festival.
Lorsque la fête arrive, ces créations migrent vers les places de la ville, s'enflamment et retournent en cendres — pour ensuite réintégrer le cycle de la création.
Ce rythme incessant de création et de destruction, de travail et de festivités, transforme le site en coulisses permanentes du festival — un espace où tradition, artisanat et innovation coexistent.

Notre analyse a révélé la possibilité de préserver et de réinterpréter les structures existantes au lieu de les démolir.
Cette stratégie s'étendait au paysage, où la végétation existante instaurait une nouvelle logique de continuité et de croissance.
Le projet revendique une identité à plusieurs niveaux, fusionnant les langages architecturaux des bâtiments préservés avec les nouvelles interventions.
Le bâtiment historique des Bodegas devient un point d'ancrage visuel — mis en valeur et célébré plutôt que caché.
En conservant des volumes bas et ancrés au sol et en surélevant subtilement le terrain, une nouvelle topographie habitable émerge — une couche active qui intègre les programmes situés en dessous et relie le projet à son environnement urbain.

Concevez-le, Se construisent il, Burne Il faut le repenser.

L'architecture manifeste le Dans les coulisses du festival Le concept repose sur un échafaudage vivant — un système structurel flexible réparti sur l'ensemble du site. Ces structures légères s'étendent et se densifient à mesure que le festival approche. transformer le site en une architecture qui gonfle d'anticipation, reflétant l'enthousiasme collectif de la ville. Le projet se comporte comme un organisme évolutif : un lieu où les idées sont conçues, construites, déconstruites et reconstruites — une architecture qui participe au cycle de vie de Las Fallas, non seulement en organisant l'événement, mais en participant activement à sa célébration.

Niveau d'interaction — Du monument à l'espace ouvert

Autrefois inaccessible, l'ancien complexe industriel portait les traces du désir du public à travers les graffitis qui recouvraient ses murs., une affirmation discrète de présence.
La nouvelle conception inverse cette situation : grâce au système d’échafaudage, l’accès est rétabli à tous les niveaux. Du sol au toit, des façades aux cours intérieures. Un vide central creusé à travers les Bodegas relie la ville à la mer, transformant le monument fermé en un balcon urbain. Tous les bâtiments existants sont ouverts et rendus transparents, transformant l'ensemble du site en un espace interactif où l'architecture et les citoyens dialoguent en permanence. et l'esprit de Las Fallas Des vies non pas pendant cinq jours, mais toute l'année.

Renouvellement de l'eau 
Louise Herrmann [France]

Le projet se situe à Valence, une région caractérisée par la diversité de ses paysages : le centre historique, le littoral méditerranéen, le parc du Turia, la lagune de l'Albufera et surtout, la Huerta., un territoire agricole irrigué remontant à la période musulmane. Ce système agricole diversifié a historiquement soutenu la ville.»La Huerta, qui a connu une forte croissance économique et démographique, demeure aujourd'hui un élément central de son identité culturelle. Cependant, elle est désormais fragilisée par l'urbanisation, l'industrialisation et l'expansion des infrastructures routières et ferroviaires qui fragmentent le paysage. La monoculture et l'utilisation d'intrants chimiques dégradent les sols, tandis que le métier d'agriculteur souffre d'une faible reconnaissance sociale et économique.

Le site du projet se situe à La Patacona, un quartier autrefois agricole puis industriel, aujourd'hui principalement résidentiel. Ce quartier est enclavé entre la mer, la Huerta, l'autoroute et la voie ferrée. Il manque d'espaces publics et de végétation et souffre d'une forte imperméabilité des sols, ce qui accroît les risques d'inondations dans un contexte climatique marqué par des sécheresses et des épisodes de fortes pluies torrentielles. "goutte froide » des pluies.

Face à ces problématiques, le projet propose de réhabiliter l'ancienne cave à vin en une station de phytoremédiation : autrefois dédiée à la vinification, elle traite désormais les eaux usées. Le système fonctionne naturellement grâce aux racines des plantes cultivées sous serre. La station recycle les eaux usées des 5 600 habitants de La Patacona, assurant ainsi l'irrigation d'environ 200 hectares de terres agricoles. Ce système réduit la pression sur les ressources en eau douce et garantit un approvisionnement régulier aux parcelles situées en aval, souvent sous-irriguées.

Au-delà de sa fonction technique, le bâtiment devient un lieu culturel et éducatif. En préservant sa structure industrielle et en transformant les réservoirs existants en présentoirs d'exposition ou en mobilier urbain, la Bodega est transformé en un lieu de rassemblement et de partage autour de la culture valencienne et de la tradition des Fallas.

Le programme réunit plusieurs espaces complémentaires : un espace d'exposition dédié à l'histoire et à la culture des Fallas. A jardin botanique à l'intérieur des serres, directement relié aux processus de filtration, où les visiteurs peuvent se promener. Bà la fois un auditorium intérieur et un auditorium extérieur pour les conférences et les projections. A bibliothèque avec espaces de travail, zones de coworking et salles de classe. Aet des espaces ouverts et modulables pouvant accueillir des ateliers et des activités.

Une rue intérieure traverse le bâtiment, reliant la ville à la Huerta et invitant habitants et visiteurs à poursuivre leur chemin vers un nouveau parc agricole aménagé sur les friches adjacentes. Ce parc forme un corridor vert reliant la mer, le quartier et le paysage agricole, offrant ombre, fraîcheur et espaces de rencontre.

Ainsi, l'ancienne cave à vin fonctionne à plusieurs échelles : en tant que station d'épuration, centre culturel et porte d'entrée de la Huerta, elle reconnecte Valence à son territoire agricole et à son patrimoine commun.

Caves Continuum 
Oleg Bogdanov, Andrei Kustov, Egor Mikhnevich, Evgeny Moroz, Ilia Savasteev, Vladislav Lobko [Russie]

 

La transformation des anciennes Bodegas Vinival réinvente un monument industriel de Alboraya Conçu comme un lieu de rassemblement, de création et de célébration, ce projet s'inscrit dans le respect des principes d'un espace public de qualité, adapté au climat méditerranéen de Valence, où l'ombre, la verdure et l'eau sont essentielles au confort et à la vie quotidienne tout au long de l'année.

Le plan directeur se déploie en deux zones complémentaires — culturelle et naturelle — organisées selon une séquence de six « biomes ».. Les abords des principaux axes piétonniers, des habitations et de la plage abritent un jardin urbain avec aires de jeux et installations sportives, ainsi qu'une place publique dominée par une tour verticale construite à partir de tonneaux de vin recyclés. Un petit étang contribue au microclimat et agrémente les moments passés en plein air. L'ancien poste de contrôle a été transformé en pavillon d'information qui accueille les visiteurs et présente le site.

En s'enfonçant dans le centre, deux « noyaux » centraux expriment au mieux la dualité du site : le rez-de-chaussée de la cave, transformé en une place couverte intégrée au centre culturel, et une forêt plantée traversée par une galerie ombragée offrant une oasis sauvage propice à la promenade et au repos.

À l'extrémité du site, des espaces plus intimes accueillent la cour festive et un parking en terrasses qui protège le site du bruit de l'autoroute tout en servant de tribune pour les événements en plein air. Une rangée d'ateliers d'artisans et de fabricants de Fallas borde la cour. Des façades mobiles permettent aux ateliers de s'ouvrir sur la cour, agrandissant ainsi l'espace festif et offrant des possibilités de scénographie pour le festival.

L'ambition centrale du projet est de créer un environnement accessible et inclusif où festivités et vie quotidienne coexistent. Au niveau du sol, l'ensemble du site demeure ouvert et perméable : l'ancien chai cesse d'être un bâtiment clos et s'intègre au réseau viaire urbain. Le territoire tout entier se transforme en une scène civique pouvant accueillir des événements tels que les Fallas, tout en restant animé tout au long de l'année.

Cette coexistence est réalisée grâce à l'idée d'un « bâtiment dans un bâtiment ». Une nouvelle structure autonome est insérée dans l'enveloppe industrielle préservée de la cave et organisée en trois niveaux : un niveau souterrain compact pour les fonctions techniques et de service ; un premier étage avec un espace d'exposition et public flexible ; et une superstructure supérieure qui dépasse l'enveloppe d'origine pour abriter une bibliothèque, des espaces de coworking, des unités administratives et une salle multifonctionnelle nécessitant de grandes portées et une abondante lumière naturelle.

Le système structurel s'intègre harmonieusement à la charpente existante : chaque colonne d'origine est « enlacée » par un ensemble de quatre supports interconnectés qui reprennent le poids des nouveaux volumes. Deux tonneaux de vin conservés se transforment en un bar à vin intimiste, véritable cœur et âme du lieu. Le volume inséré est légèrement décalé, créant ainsi un circuit de circulation continu le long du périmètre et permettant aux visiteurs de s'immerger pleinement dans l'atmosphère et l'espace de cet intérieur historique.

Finalement, les bodegas Vinival elle se transforme en une infrastructure poreuse et vivante — un lieu de rencontre entre la ville et le paysage, la tradition et le renouveau.

RESIGNIFIER LE PASSÉ
Mariano Caprarulo, María Paz Albisu, Santiago Canale, Francisco Lecot, Francisco Otero, Pilar Ferrario, Ana Stark [Argentine]

En ce début de XXIe siècle, nous sommes confrontés aux vestiges d'un passé industriel qui a façonné l'identité de nombreuses villes. Les vastes complexes industriels qui jadis alimentaient le cœur de l'industrie, de la production et de la vie sociale ne sont plus que ruines et déserts. Telles des réminiscences de brique et de pierre d'une époque jadis florissante, elles nous interpellent aujourd'hui sur notre responsabilité de transformation sans effacement.
Resignifier sans purifier, c'est comprendre que la mémoire ne doit pas être effacée mais ravivée. Il s'agit de préserver l'âme industrielle, d'embrasser le vide et d'insuffler la vie par des interventions subtiles – à l'image du feu des Fallas de Valence, symbole à la fois de destruction et de renaissance. Le feu ne consume pas, il révèle, purifie sans assainir et ouvre l'espace à la création.
Le projet s'inscrit dans cette logique : transformer les anciennes caves à vin sans les renier. Il ne s'agit pas de les remplacer, mais de les réinterpréter – leur structure et leur atmosphère – en leur redonnant un rôle actif dans la vie urbaine. Leurs volumes et proportions d'origine sont préservés, revalorisant les silos comme symboles de mémoire et de feu : des réceptacles du passé qui peuvent à nouveau s'embraser, cette fois sous la forme de l'art, de la culture et de la rencontre.
Cette intervention propose un regard neuf sur le site industriel. La « boîte » en constitue l’élément central, métaphore directe des anciennes caisses de vin qui quittaient autrefois les caves.
Il est à la fois un contenant et un libérateur : il renferme l'histoire, mais la consume aussi symboliquement en s'ouvrant sur l'espace public, laissant passer l'air méditerranéen à travers ses murs et lui redonner son sens.
Le projet conçoit le vide non comme une absence, mais comme un potentiel. Autour d'espaces ouverts – places, terrasses, promenades verdoyantes – il favorise la coexistence du bâti et du naturel, du présent et de l'avenir. Ces dernières années nous ont appris la valeur de la vie au grand air, des lieux où respirer et se rencontrer ; cette leçon est au cœur de cette proposition.
Ainsi, le nouveau domaine viticole redéfinit son rapport à son environnement : d’un site de production fermé, il devient un lieu de rencontre culturel et social ouvert. Un nouveau point de repère pour la ville et ses visiteurs, un paysage vivant qui fait le lien entre passé et présent.

« La transformation est l’occasion d’améliorer l’existant. La démolition est une décision facile et à court terme. Elle gaspille beaucoup de choses : énergie, matériaux et histoire. De plus, elle a un impact social très négatif. Pour nous, c’est un acte de violence. » Lacaton & Vassal

Forêt de guérison des Bodegas 
María José Martínez, Katya Gantous, Regina De Carcer [Mexique]

À la croisée du naturel et de l'urbain, Bodegas Healing Forest restaure et réinvente le bien-être des êtres humains et des sols. Axée sur l'agroforesterie médicinale comme espace d'apprentissage et de recherche, elle favorise un lien renouvelé entre la communauté valencienne et ses terres agricoles à travers la valorisation et la création de chaque produit, de son origine à sa transformation.

Création et destruction. Dans ce processus, les cultures servent de base à une série d'ateliers où sont élaborés des sirops médicinaux, des onguents, des baumes et autres remèdes naturels. Parallèlement, des laboratoires produisent des médicaments plus complexes, tels que des huiles essentielles et des dérivés végétaux, tout en menant des recherches sur la qualité de l'eau et des sols. Tous ces produits sont proposés à la vente au sein du même espace, permettant aux visiteurs de découvrir l'ensemble du cycle. Grâce à cette approche intégrée, le projet relie l'agriculture, l'artisanat et la production, créant ainsi des ponts entre les trois secteurs économiques, redonnant à chaque produit toute sa valeur et repensant la consommation des ressources naturelles.

Mémoire et innovation. Conçue selon des principes bioclimatiques, la forêt recrée l'ancien paysage de Valence en intégrant des pratiques agroforestières. Six modules ont été conçus selon ce système, chacun comprenant un grand arbre, un petit arbre et trois arbustes différents, afin de nourrir le sol. L'agencement des modules tient compte de l'ensoleillement, de l'humidité et de la compatibilité et des besoins de chaque plante indigène et endémique. De plus, différentes espèces se trouvent dans les bodegas, un macroclimat de jungle subtropicale d'altitude, et des microclimats isolés dans des capsules abritant différents êtres vivants, favorisant la biodiversité et ouvrant la voie à de nouvelles recherches.

S'adapter et réinventer. À travers le système d'irrigation, l'eau devient à la fois structure et symbole, véritable sève du projet. Un lac vivant, alimenté par une eau régénérée, est alimenté par des canalisations qui guident les visiteurs le long du sentier, reliant ainsi les différents espaces en un système vivant unique. Tirant le meilleur parti de chaque goutte, la Forêt Guérison réinjecte les eaux usées et les eaux de pluie récupérées dans le lac vivant, les purifiant pour une réutilisation ultérieure. Parallèlement, un toit à condensation est installé à l'intérieur des bodegas pour récupérer l'eau évaporée, optimisant ainsi le cycle de l'eau au sein du complexe.

Tradition et réinvention. Les racines et les nutriments du sol sont aussi précieux que les plantes elles-mêmes : il est donc essentiel d’intervenir le moins possible sur elles. C’est sur cette base, et en s’appuyant sur les espaces résiduels créés par la distribution des modules agroforestiers, qu’un sentier surélevé a été conçu. Cet élément unique se déforme, accueillant des espaces tels que des laboratoires, des ateliers, un marché, etc. Les toitures sont soutenues par des câbles tendus, et des colonnes isolées sont stratégiquement réparties dans tout le projet, transformant l’ensemble de la structure en un pont. Réinventer l’usage traditionnel d’un pont et lui donner une nouvelle fonction.

Résilience et mémoire. Ce projet durable, qui aspire à devenir un modèle reproductible, ambitionne de dépasser les frontières de la Communauté valencienne et d'inspirer d'autres communautés à travers le monde. Son objectif est d'améliorer la qualité de vie grâce au lien entre les personnes, la terre et les processus qui les font vivre, démontrant ainsi qu'une autre façon d'habiter et de produire est possible.

Finalistes

(classés par code d'enregistrement)

Orange est le nouveau Bodegas 
Camilla Mecheri, Alain Golfieri, Alice Mazzini, Roberto Volinia [Italie]

Ritus Aperto — Un rituel ouvert pour Vinival 
Aykan Aras, RamisÇetin, Kutay Kaynak, Taylan ÖzgürAksoy, CanKayaaslan, Arda HamitKakan [Turquie]

Capsule de création 
Aleksandra Pekala [Pologne]

Entre le sol et la voûte 
Jonathan Lira, William Pyle, Yuka Imada [Mexique]

La Flamme vivante 
Sebastian Cazco, Javier Silva, Joseline Rosales [Équateur]

Feux d'artifice 
Dan Rider, Shawn Michael, Martin Chavanne, Kevin Williams [États-Unis]

La Cortina
Anakin Pagan, Lara Fraile [Espagne]

FORME DE FUSION
Khang Truong, Ying Chen, Francisco Anaya [Vietnam – Chine – États-Unis] – www.khang-truong.com  www.ying.in  www.francisco-anaya.com

Le navire non scellé 
Yufan Jin [Chine]

FALLA INTER-VINÉE 
Harvey Sebastian Peña Mendoza, Daniela Güiza Villa, Goena Leitsa Melo Macías, Daniel Camilo Sánchez García, Valeria Suárez Arzuaga [Colombie]

Aération pour la respiration 
Yuka Kobayashi, Tomo Yoshimura, Yoshitaka Habara, Yuuki Ishikawa, Akira Kato, Haruki Matsuoka, Masahiro Matsumoto [Japon]

VINI VITA 
José Ramón Gómez Tomás, Ana María Piñeres Aragón, Enzo Antonio Arcia Aguilar [Espagne]

DÉBORDE: Bodegas Vinival 
Karolina Domanska [Pologne] – www.behance.net/karolinadomaska4

Vinival Commons
Yimeng Shi, Zhilei Xu [Royaume-Uni]

Fénix Vinival 
Maciej Misiak, Natalia Fedko, Kornel Stecki [Pologne]

El lugar que celebra 
Sacha Bigot, Laure Dubois [France]

El Templo Vinival : un temple pour l'éphémère 
Razvan Ioan Muntean, Paula de Castro Mendes Gomes, Dariush-Vlad Afrasiabi [Roumanie] – www.behance.net/munteanraz86e4  www.behance.net/paulagomes3

Bodegas Vinival 
Sabina Abbasova, Abdulfattah Mammadov, Aygun Budag, Farid Abdulov, Chichak Bayramli, Murad Hasanzade [Azerbaïdjan]

Le terrain de préparation 
Chen Hee Lim, Jing Rou Teoh, Wei Li Wong, Yu Qin Tan, Zhao Gen Chor, Teck Ho Ler [Malaisie]

Vive le Vinival ! 
Wonkyung Choi, Myounghoon Kim [Corée du Sud]

Espai Renaixença
Giovanni Saldivar Martinez, Sofia Tapia Gonzalez, Alejandro Sodi Aliseda [Mexique]

Fallas réinventé
XiaoJun Zhang [Chine]

La véritable purification – Brûler la création entière
Yoon Hae Choi, Jin Gyung Choi [Corée du Sud]

Bordures tissées
Hanae María Valdés Yamazaki, Luciana Lozada Hernández, Maximiliano Soto Cota [Mexique]

Le Théâtre Total : Le Coffre Vivant de la Création
Olga Gotman, Angelina Boeva, Andrey Reznikov, KseniIa Pavlova, Elisaveta Konshinа, Anet Kharutiunian [Russie]

Ladrillo Vivo
Jeanne Decamp, Esther Boulou [France]

Bodega Participativa
Lotte Bastert, Maya Grüsgen [Allemagne]

Lligam
Hannah Tscholl [Italie]

Bodegas Vinival – Centre de culture urbaine
Kimberly Schwieder [Allemagne]

Échos des Fallas
Cemil Sabaner, Bestegül Hilal Usta Sabaner [Turquie]

Projets en vedette

(classés par date de demande)

 

Même si tous les projets ne sont pas retenus pour la phase finale, nous sommes convaincus que beaucoup méritent d'être mis en avant ! C'est pourquoi nous avons créé cette section spéciale afin de promouvoir les créations les plus innovantes et les talents émergents de notre communauté internationale.

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Naus del Foc
Juan Murillo [Costa Rica]

Naus del Le feu transforme les anciennes Bodegas Vinival Le site de Valence est transformé en un paysage civique et culturel bâti à partir de ses propres ruines industrielles. Le projet réutilise les vestiges du complexe — murs, graffitis, briques et poussière — pour créer une nouvelle architecture publique ancrée dans la mémoire. Il se construit par la réutilisation et la transformation, faisant écho à l'esprit de… Las Fallas, où chaque cycle de destruction laisse place au renouveau.

Le murs destinés à la démolition sont démontées et réassemblées sous forme de panneaux modulaires. Chacune conserve ses couches de plâtre. couleuret des graffitis. Sur le rez de chaussée, ces panneaux de graffiti forment le base des nouveaux murs intérieurs, laissant apparaître au public les surfaces brutes et marquées. Aux étages supérieurs, le procédé est inversé : la peinture blanche est découpés dans les panneaux de briques, révélant la texture brute sous-jacente. Ce processus donne l'impression que la construction s'apparente à une excavation, transformant le souvenir de COUTURE et se décomposer en une surface tactile et vivante.

Le murs périmétraux couverts de graffitis sont préservées et encadrées dans le nouveau structure en acier rouge, qui instaure un ordre visible, structurant le désordre du site. La structure n'efface pas le chaos des murs réutilisés et des matériaux variés ; elle leur confère rythme et direction. À l'instar des échafaudages temporaires de Las FallasElle devient alors à la fois structure et scène : un système ouvert qui célèbre l'impermanence tout en lui donnant forme. Ce qui ne peut être réutilisé comme panneaux — les briques concassées, la poussière et les débris — est compacté en nouvelles colonnes structurellesCes colonnes portent littéralement le passé, transformant les décombres en soutien.

À la centre du projet, le silo existant is ouvert et perforé pour laisser passer la lumière et permettre la circulation de l'air. À l'intérieur, un escalier à double hélice Elle s'élève en spirale, transformant ce qui était autrefois un contenant clos en un condenseur de mouvement et d'air. Elle devient un lien vertical entre les programmes et un cœur symbolique de renouveau. Autour du silo se trouve une série de des ateliers, chacun d'environ soixante mètres carrés, divisés par portes coulissantes et rideaux qui permettent aux utilisateurs de définir leurs propres configurations. La flexibilité remplace la hiérarchie, favorisant la collaboration et la création partagée de l'espace.

Il reste un grand hall ouvert intentionnellement indéfini - une espace gris Pour un usage collectif : expositions, performances ou rassemblements. C’est un vide généreux qui invite à l’interprétation. Dans l'ensemble du complexe, certaines structures — comme le mur avec le traces de l'ancien escalier — demeurent figées comme des souvenirs. Les graffitis, jadis spontanés et éphémères, deviennent une architecture permanente. En fin de compte, Naus del Le feu Elle transforme la démolition en création, trouvant la clarté dans le chaos et la permanence dans la transformation, à l'image des Fallas de la ville renaissant de leurs cendres en briques, poussière et acier.

ÉPHÉMÈRE ou ÉTHÉNIQUE
Muhammad Ikhsan Hamiru, Andi Muhammad Faried Ananta, Avrina Dewi Nacita, Alfachri Kamarullah, Andi Nindyah Ekananda, Izan, Muhammad Yudha Dharma Wiratama [Indonésie]

Rituel de Feu : Quand le vin devient souvenir

Au cœur de Valence, le Bodegas Vinival Ce complexe, jadis moteur essentiel des exportations de vin espagnol, se dresse désormais silencieux, ses murs de briques rouges portant les stigmates du temps. Plus qu'un simple vestige industriel, cette structure est un réceptacle de transformation en devenir. Le projet repose sur la conviction que la véritable beauté naît de l'impermanence, à l'image des Fallas et de leurs créations monumentales qui marquent le cycle de la renaissance. La revitalisation des Bodegas n'est pas un acte de nostalgie, mais un récit architectural de métamorphose, un organisme vivant qui respire à travers la lumière, l'espace et le temps.

Le projet refuse l'effacement historique en préservant la structure métallique existante, dont l'ossature apparente affirme une authenticité structurelle. Des toitures et des puits de lumière en verre renforcent l'éclairage naturel, laissant pénétrer la lumière du jour et animant la texture des murs de briques anciennes. La maçonnerie apparente demeure visible, révélant sa patine comme une mémoire matérielle de l'histoire collective. Des interventions contemporaines émergent sous forme de volumes de verre flottants, insérés entre les anciennes structures – créant un dialogue spatial entre le plein et le transparent, le lourd et le léger, le passé et le présent.

Au cœur du bâtiment se trouve un atrium vertical en verre, véritable cocon architectural qui orchestre la lumière, l'air et la circulation des personnes sur les différents niveaux. Le jour, la lumière du soleil filtre à travers les couches de brique et de verre, projetant des ombres dynamiques qui évoluent au fil de la nuit. La nuit, l'éclairage intérieur transforme l'édifice en une lanterne lumineuse, insufflant une nouvelle vitalité au quartier.

Depuis l'atrium, les visiteurs empruntent une passerelle piétonne qui relie les champs agricoles à l'ouest au littoral à l'est. Cette passerelle constitue l'axe de circulation principal, reliant les paysages écologiques et culturels : terre, ville et mer. Le parcours offre une expérience architecturale ouverte où la lumière, le vent et le son s'intègrent à l'espace.

À l'intersection du pont et du bâtiment se trouve la place surplombant le bassin réfléchissant, un espace à double vocation. Pendant les Fallas, elle se transforme en scène publique et en lieu de cérémonie pour l'exposition et la crémation de sculptures, symbolisant le renouveau par le feu. En dehors des festivités, cette même place sert de lieu de rencontre convivial où les citoyens se rassemblent, se détendent et vaquent à leurs occupations quotidiennes. Le bassin situé sous la place est plus qu'un simple élément esthétique : il joue un rôle essentiel dans le refroidissement naturel de l'atmosphère et fait office de miroir, capturant les reflets de la lumière, des ombres et du temps.

Le programme intérieur privilégie l'adaptabilité : galeries d'exposition, ateliers et salles polyvalentes sont organisés selon une trame structurelle flexible, permettant une reconfiguration sans altérer la structure principale. Cette ouverture favorise la continuité culturelle et la participation collective.

Trois concepts clés guident le projet : les Fallas comme symbole de transformation culturelle, le papillon comme métaphore biologique de la métamorphose et le pont comme lien spatial et social. Ensemble, ils forment un système architectural vivant. Ainsi, Bodegas Vinival Elle n’est pas simplement restaurée, elle renaît – une architecture qui respire à travers la lumière, le temps et la présence humaine : un espace rendu éternel par sa transformation constante.

Là où les choses tombent pour grandir
Da Yel Kim, Su Jin Park, Gang Hyeog Son [Corée du Sud]

Ce projet propose une réinterprétation architecturale de Las fallas, la fête rituelle et cyclique de Valence. Chaque année, des figures monumentales sont érigées uniquement pour être brûlées.-Il ne s’agit pas d’un acte d’effacement, mais de transformation. Ici, la logique de la disparition comme renouveau devient le cadre de la conception, invitant l’architecture à fonctionner non comme un objet figé, mais comme un processus de déconstruction, de redistribution et de régénération.

La structure originale des Bodegas est démantelée en trois éléments clés-toit, mur et charpente métallique-Chacun a été soigneusement repositionné sur le site pour remplir de nouvelles fonctions spatiales et symboliques. Les toits se transforment en canopées ouvertes pour les rassemblements et les spectacles ;

Les murs servent de surfaces d'exposition verticales ou de voies de circulation ; les structures supportent des modules modulables pour les ateliers, le repos et l'exposition. Ensemble, ils forment un champ de fragments où la mémoire n'est pas figée, mais recomposée dynamiquement.

D'anciennes cuves à vin sont également conservées et réinventées en modules de fabrication et noyaux verticaux. Leurs formes cylindriques denses abritent ascenseurs, ateliers et espaces de stockage, offrant une nouvelle forme de gravité architecturale ancrée dans la mémoire matérielle. Il ne s'agit pas d'une simple réutilisation, mais d'un acte de recomposition- où les traces du passé soutiennent l'évolution des possibilités futures.

Ce projet rompt avec la rénovation conventionnelle, souvent cantonnée à la préservation d'une forme unique. Il propose plutôt un système où un bâtiment se fragmente en de multiples, permettant à son esprit de se diffuser sur le site et de rayonner dans la ville. L'architecture y est mutable, interactive et ouverte.- faire le lien entre le caractère éphémère du festival et le rythme plus lent rythmes de la vie urbaine quotidienne.

Comme le titre l'indique, voici où les choses tombent Cultiver : une Un lieu où l'architecture se fragmente pour multiplier les significations. Par la fragmentation, le repositionnement et la réinterprétation, ce projet transforme la mémoire architecturale en un système vivant de changement.

Fermenteur Patacona
Tong Qin, Hongyuan Liu [Chine]

En bordure de la plage de La Patacona à Alboraya, Valence, Bodegas Vinival Depuis 1969, ce lieu vibre au rythme des brises marines, des effluves de raisin et de l'activité industrielle de la ville. La production a cessé en 2008, mais ce colosse de briques – surnommé « le Kremlin » par les habitants – n'a pas disparu pour autant ; classé monument historique, il attend patiemment une douce renaissance. Face à l'absence d'un lieu d'attraction majeur pour le quartier et le tourisme balnéaire, nous avons opté pour une stratégie de « minimum d'intervention, maximum de partage » afin de transformer le domaine viticole et ses terres environnantes en un espace de vie côtier autonome.

La cave principale, véritable emblème du site, est conservée, tandis que les annexes endommagées ultérieurement sont démolies, laissant ainsi la part belle au volume brut et à la texture de la brique apparente. De nouveaux programmes s'intègrent avec discrétion : un bloc nord semi-enterré fusionne un marché public et un belvédère végétalisé, surélevant délicatement une promenade circulaire qui offre une vue imprenable sur le port, la mer et les feux d'artifice des Fallas. Un anneau de circulation ouvert et de verdure urbaine entoure la cave, créant une place publique ombragée, des gradins et des stands modulables pour les marchés alimentaires ; un ruban perméable continu de pavés et de plantations relie le site au réseau de jogging côtier, en faisant le nœud du système de mobilité douce du quartier.

Sur le plan économique, un système zéro déchet est mis en place : d’anciennes cuves à vin sont transformées en mobilier pour un musée du vin sur place, des food trucks et des espaces de détente paysagers ; une brasserie artisanale, un hôtel de charme, un bar à tapas de fruits de mer, un pavillon de dégustation et un vignoble géré par les étudiants proposent une programmation 365 jours par an. Festival et vie quotidienne, résidents et visiteurs, culture et commerce s’entremêlent harmonieusement. Bodegas Vinival Ce n'est plus un monument à 1969, mais une brasserie urbaine perpétuelle, où chaque brise marine, chaque pétard et chaque verre de sangria fraîchement préparée trouvent un réceptacle commun.

La structure au sein du vide
Samet Berkcan Yılmaz, Vedat Bartık [Turquie] – @bartikvedat - @bekoart_

Dans notre proposition, Le Structure Dans le videLe tissu industriel existant est préservé tandis que l'espace urbain est réinterprété. Notre approche architecturale sobre met en valeur la valeur historique du bâtiment et transforme la mémoire de la production industrielle en une forme de vie publique contemporaine. Ainsi, la structure existe au sein du vide comme un « artefact », exprimant discrètement sa propre histoire dans le calme environnant.

Le long de la façade nord, une excavation délimite une nouvelle entrée et un chemin d'accès. L'abaissement du terrain crée une continuité entre le vide urbain et le bâtiment. Cette configuration spatiale permet aux usagers d'appréhender différemment l'échelle de la structure à chaque niveau, grâce à un système de circulation étagé.

Le site, fragmenté par le croisement des flux piétonniers et automobiles, a fait l'objet d'une stratégie d'aménagement globale visant à desservir l'ensemble de la ville. Des amphithéâtres urbains et des espaces verts sont proposés comme points de rencontre, tandis qu'un parking ouvert à l'ouest, face à l'axe routier, facilite l'accès et renforce la connectivité autour du site.

Autour de la structure, l'amphithéâtre urbain épouse la topographie, s'élevant progressivement pour créer un espace modulable propice aux festivals, aux spectacles et aux rassemblements quotidiens. Cet amphithéâtre définit non seulement l'espace public, mais atténue également la présence monumentale du bâtiment, le rapprochant ainsi d'une échelle humaine.

Au dernier étage, un espace modulable dédié aux festivals et expositions, délimité par des cloisons mobiles, est proposé. Cet espace s'adapte aux différentes programmations tout au long de l'année, renforçant ainsi le caractère dynamique et civique du bâtiment. De plus, un système d'ascenseur à sculptures facilite le transport d'œuvres d'art et d'équipements de grande envergure. Ce système permet une circulation efficace du matériel nécessaire aux festivals, foires et événements, assurant une transition fluide entre l'espace dédié aux festivals et l'entrée arrière, et s'adaptant aux divers besoins spatiaux.

Tout en conservant son identité industrielle, le bâtiment est réinterprété grâce à des surfaces perméables et une circulation ouverte. La lumière naturelle pénètre à l'intérieur, créant une transition fluide entre l'intérieur et l'extérieur. La configuration des étages, organisée autour d'un axe de circulation vertical linéaire agrémenté d'éléments évoquant un amphithéâtre, permet aux usagers de percevoir l'échelle monumentale du bâtiment et son rythme spatial au fil de leurs déplacements.

En définitive, le projet propose une structure qui préserve la mémoire de la production tout en jetant les bases de la vie publique de demain — un bâtiment qui s'intègre à la ville, se transforme au fil du temps et respire en harmonie avec son environnement.

La métrique du vide : le patrimoine industriel comme infrastructure civique
Harman M. Singh [Argentine] – @harman.maxi

Les Antiguas Bodegas Vinival Il s'agit de l'un des derniers ensembles industriels intacts du littoral méditerranéen valencien. Abandonné depuis 2008, le complexe occupe une position stratégique au confluent de trois systèmes disjoints : le tissu urbain consolidé d'Alboraya, le paysage agricole de L'Horta et le front de mer méditerranéen. Cette triple situation définit à la fois le problème et l'opportunité : un bâtiment qui résiste à la démolition mais qui a perdu sa raison d'être, occupant un espace dont la ville a un besoin urgent pour l'espace public.

Le projet propose la réutilisation adaptative du Bodegas Vinival en tant qu'infrastructure civique hybride, structurée autour de deux vecteurs territoriaux qui constituent l'épine dorsale conceptuelle et spatiale de l'intervention. Paysage marin-agroproductif Cet axe relie l'arrière-pays productif de L'Horta à l'horizon méditerranéen, abritant un marché de proximité, des jardins communautaires et un bassin de rétention naturalisé qui transforme le risque d'inondation en infrastructure paysagère. Civique-cérémoniel L'axe relie le tissu urbain du quartier à une nouvelle usine culturelle conçue pour institutionnaliser l'urbanisme éphémère de Las Fallas — déclaré patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO en 2016 — résolvant ainsi le conflit chronique entre occupation festive et vie résidentielle.

Le concept urbain est piloté par la métrique du videLa modulation structurelle des silos d'origine — la cadence de leurs travées, la proportion entre la nef et la cour — est extrapolée comme principe d'organisation géométrique sur le terrain libéré. ​​Le parc est structuré en bandes programmatiques précises qui fonctionnent simultanément comme infrastructure de drainage durable, corridor écologique et plateforme civique. L'ancien canal d'irrigation est réinterprété en promenade longitudinale, transformant la mémoire territoriale en infrastructure écologique vivante. Les anciens réservoirs de stockage métalliques, extraits de l'intérieur du bâtiment, sont redistribués dans le parc comme des éléments urbains singuliers — tours d'observation, espaces de rangement pour le jardin et structures de jeux — leur réutilisation reflétant la logique même du projet.

À l'échelle architecturale, l'intervention opère à travers inversion typologiqueLe conteneur industriel hermétique se transforme en condenseur social perméable. Nouvelles plateformes de construction à sec excaver l'air Au sein de la structure métallique d'origine, des vides à double et triple hauteur sont créés, restituant la monumentalité spatiale du patrimoine industriel. Le programme s'articule autour de deux temporalités : au quotidien, le rez-de-chaussée accueille des ateliers ouverts, une bibliothèque, un bar et des salles de lecture, tandis que les étages supérieurs abritent des salles d'exposition et un auditorium ; durant la période festive, l'ensemble du bâtiment se métamorphose : les ateliers deviennent des espaces de rassemblement pour les fêtes et événements. ninotset le rez-de-chaussée s'ouvre sur un unique grand hall modulable qui intègre toutes les phases du calendrier des Fallas.

Le Bodegas Vinival Cela démontre que la réutilisation adaptative, lorsqu'elle opère simultanément aux échelles territoriale, urbaine et architecturale, peut transformer le patrimoine industriel en un véritable catalyseur civique, capable d'articuler mémoire productive, résilience écologique et culture festive au sein d'un même espace. S'appuyer sur le bâti est l'acte de durabilité le plus radical.

BDV Bodegas Vinival Résultats