Résultats du concours du 19/01/2026
"La MadreselvaLe concours invitait les participants à imaginer l'agrandissement d'un refuge rural atypique niché au cœur de la Pampa argentine, afin d'accueillir jusqu'à 20 personnes tout en préservant le caractère intime et authentique du site. Il s'agissait de concevoir des unités d'hébergement à échelle humaine capables de s'intégrer harmonieusement au paysage environnant grâce à des choix de matériaux judicieux et à des principes de conception durable. Bien plus qu'un simple projet hôtelier, ce défi encourageait un dialogue constructif entre passé et présent, reliant les nouvelles interventions architecturales aux structures existantes et au vaste contexte rural. Les participants étaient libres d'explorer un large éventail de stratégies spatiales, allant d'unités répétitives à des systèmes flexibles ou des configurations groupées, permettant ainsi à l'architecture de répondre organiquement à l'usage et au lieu.
Les projets primés ont été salués pour leur subtil équilibre entre innovation et respect du contexte rural. Le jury a mis en lumière des projets qui redéfinissent les hiérarchies spatiales en renforçant les liens entre les bâtiments existants et les nouvelles extensions, créant ainsi des systèmes cohérents plutôt que des agrandissements isolés. Les approches qui fusionnent les logiques rurales traditionnelles et les technologies de construction contemporaines, intégrant des expressions matérielles modernes à la temporalité du site, ont été particulièrement appréciées. D'autres projets se sont distingués par leur priorité accordée au rassemblement social et culturel, utilisant le langage architectural, les matériaux et l'originalité programmatique pour favoriser les liens sociaux tout en préservant une échelle humaine respectueuse du lieu. Dans l'ensemble des réalisations primées, une grande attention portée au contexte, une clarté typologique et une précision spatiale ont souligné une approche réfléchie et sobre de l'architecture rurale.
Terraviva félicite chaleureusement tous les participants pour leurs contributions pertinentes, leur créativité et leur dévouement, qui ont offert des interprétations inspirantes de l'architecture contemporaine ancrée dans le paysage, la mémoire et le lieu.
1st PRIX
De la tradition à la technologie
Leonardo Liñan, Maria Florencia Bellido [Argentine]
Dans l' territoire rural de la Pampa, l'habitation n'est pas un simple abri : c'est aussi un fait culturelSa forme, ses matériaux et sa technique de construction expriment des modes de vie, des relations au paysage et des traditions productives. Dans ce contexte, la maison est conçu en tant que dispositif d'intermédiation entre l'habitat et le territoire, capable d'intégrer la vie domestique à la logique productive de la campagne contemporaine.
habitation rurale est soussupporté La vie se prolonge dans le paysage, les activités ne se concentrent pas à l'intérieur de la maison mais se répartissent sur l'ensemble du terrain. Cuisiner, sécher le linge, réparer les outils, jardiner ou se reposer sous une véranda sont autant d'actions qui se déroulent entre intérieur et extérieur, dans un espace continu sans limites clairement définies.
La proposition réinterprète cela typologie traditionnelle Organisé autour d'un noyau domestique et d'une série d'annexes dispersées – remises, poulaillers, remises, enclos – fonctionnant de manière interdépendante au sein d'un système productif, ce sont les pratiques quotidiennes de ses habitants qui, en définitive, façonnent l'espace et le paysage.
Dans la plaine de la Pampa, l'artisanat productifcts—silos, grands hangars, métastructures de toiture - ont construit une identité où la technique est devenue langageLa modularité, la répétition et l'économie de moyens constituent un esthétique industrielle-agricole qui fait désormais partie de l'imaginaire du paysage. Les systèmes de construction à sec et les enveloppes légères condensent cette rationalité technique, tout en permettant à l'architecture de s'adapter aux cycles saisonniers d'utilisation, de montage et de démontage, et à la mobilité qui caractérise la vie rurale contemporaine.
Le logement proposé traduit cette logique productive en un clé contemporaine, comprenant que la maison industrialisée, produit de notre temps, embrasse cette tradition technique et la projette dans le présent. Son installation ne nécessite aucune destruction pour sa construction : elle peut sublimer la nature, s’intégrant au paysage sans s’imposer, voire à travers contraste esthétique.
Son poids record technonisé objet ne nie pas l'environnement, mais le révèle et le met en valeur. Au lieu de chercher à se camoufler, sa présence définit un équilibre entre production et contemplation, entre précision industrielle et vitalité du territoire.
Son poids record nature adaptable permet des variations de programme, des extensions ou de nouveaux ajouts sans perte de cohérence. Ainsi, l'habitation cesse d'être un objet fixe et se transforme en un système vivant, capable d’évoluer avec ses habitants et avec le paysage matériel et culturel de la Pampa.
Le projet propose donc un nouvelle ruralité où technique et culture, mémoire et innovation, coexistent en équilibre, reconnaissant la matérialité productive de la campagne comme source d'identité et de contemporanéité.
Le projet rejette délibérément l'idée d'une extension au nord du terrain, privilégiant plutôt une nouvelle centralité grâce à un système reliant les bâtiments existants et l'extension des chalets. Le double rapport entre tradition et solutions technologiques de pointe – exprimé par l'utilisation de nouveaux matériaux – est particulièrement convaincant, tout comme l'introduction d'éléments fonctionnels tels que le cinéma en plein air et la tour panoramique, qui contribuent à la cohérence d'ensemble. On pourrait davantage travailler le parcours d'entrée et d'arrivée.
Davide Casaletto – Fluidiforme
« Ce projet situe la conception à l’intersection des technologies de construction industrielle et des logiques rurales territoriales, inscrivant l’état contemporain de l’architecture et de ses produits matériels dans la perception stratifiée du temps propre au site rural. »
TR Radhakrishnan – Partenaires Interboro
2nd PRIX
Cultures de collage
Szymon Kazirod, Regina Jedrzejek [Pologne]
Le Projet
La Madreselva Ce projet s'inspire du caractère de sa région – son climat et ses traditions. Plutôt que d'imposer un nouvel ordre, l'accent a été mis sur les traditions sociales locales : les rassemblements informels, les repas partagés, la musique et les rencontres quotidiennes ont guidé l'ensemble du processus de conception. Ces coutumes, profondément ancrées et omniprésentes dans la vie locale, ont façonné les espaces intérieurs et extérieurs, favorisant les échanges, que ce soit dans des espaces événementiels dédiés ou sur un banc paisible niché dans le paysage.
Le projet s'appuie sur le bâtiment existant et des matériaux locaux, pour se déployer en une succession d'expériences cohérentes sur le site. L'ancien entrepôt est transformé en un espace de restauration partagé dédié à la cuisine locale, à la cuisine collective et aux repas improvisés (payadas). Les maisons existantes ont été repensées pour offrir une atmosphère plus ouverte et conviviale, grâce à des tuiles en terre cuite locales reliant l'ancienne structure aux nouvelles constructions. L'une d'elles bénéficie d'un quincho supplémentaire et d'un espace barbecue, créant ainsi une cuisine extérieure spacieuse et un lieu de rassemblement convivial. Les nouvelles maisons d'hôtes s'inspirent de l'architecture vernaculaire locale, avec leurs ossatures en bois et leurs blocs de terre. Leurs formes simples sont sculptées pour créer des terrasses ombragées et des vues encadrées, tandis que les tuiles en terre cuite rouge et les détails évoquant des caisses apportent texture et caractère. La toiture et les éléments métalliques font écho aux matériaux déjà présents sur le site.
L'architecture, associée au réseau de sentiers et aux petits points d'ancrage disséminés sur le site, forme une carte cohérente du Chèvrefeuille L'expérience. Chaque élément a été conçu pour préserver et mettre en valeur les coutumes locales et les enrichir grâce à des ajouts fonctionnels et bien pensés qui soutiennent et valorisent la manière dont les gens se rassemblent naturellement.
Unités de logement
La forme des unités, composées de volumes rectangulaires imbriqués, définit naturellement deux espaces extérieurs distincts : une terrasse à l’avant, ouverte sur le site et favorisant les rencontres informelles, et une terrasse plus intime à l’arrière. Les vides sculptés dans la structure du bâtiment sont habillés de carreaux, créant un dialogue subtil avec les autres matériaux.
L'entrée principale, partiellement couverte pour préserver l'intimité tout en conservant une allure accueillante, contraste avec la façade arrière, entièrement vitrée, qui invite la vue sur le paysage depuis les pièces. La toiture, quant à elle, réinterprète avec subtilité une silhouette traditionnelle. Des détails discrets, tels que les fines colonnes aux angles ou le système d'évacuation des eaux pluviales, viennent parfaire cette architecture à la fois simple, sereine et d'une grande richesse conceptuelle.
« J’ai apprécié la manière dont le sens du rassemblement culturel et social est intégré à la composition architecturale par le choix des matériaux et la trame libre. Le langage architectural, semblable à un collage, se fond harmonieusement dans le paysage tout en créant un nouvel espace culturel propice aux échanges. »
Weiyu Xu - KPF Associés
3rd PRIX
Prototypes pour la vie rurale
Karla Radovic, Lucien Schmidt-Berteau [Belgique]
La proposition commence par une lecture attentive du site, en utilisant ce qui est déjà présent-ses bâtiments, ses arbres et ses irrégularités- comme cadre pour une série d'interventions mesurées.
Un chemin circulaire structure l'ensemble, reliant le terrain par une succession de petits épisodes en réaction aux beautés et curiosités existantes, connectant et valorisant le site.»ses spécificités. Tout au long de la promenade, des moments de contemplation sont soit mis en avant, soit créésCes points servent de repères simples mais délibérés qui guident les déplacements et définissent la manière dont le lieu est perçu.
Le projet suit un principe : réutiliser lorsque possible, + là où c'est nécessaire, et construire uniquement lorsque cela est nécessaire.
Influencé par les découvertes autour le site, comme le moulin à vent ou le réservoir d'eau surélevé, les fonctions sont consciemment et visiblement ajouté Au lieu d'être dissimulées, elles communiquent une extension tout en valorisant l'existant.
La deuxième maison, comme on l'appelle, se voit dotée d'une nouvelle salle de lecture sur le toit, cette extensionL'aménagement structure l'espace ouvert au rez-de-chaussée en l'équipant d'une bibliothèque centrale. Le nid installé sur le toit est équipé de fenêtres solaires qui captent la lumière du soleil et meubler la maison non seulement avec des livres, mais aussi avec de l'électricité. Dans l' ancien entrepôt une serre est inséréeCela permet une nouvelle organisation spatiale et structure le hangar de stockage en quatre pièces pouvant accueillir jusqu'à huit personnes. Organisée autour d'un noyau central, la serre agit comme un puits de lumière et un régulateur de climat et avec sa cuisine et son espace de vie communs devient un lieu de rencontres partagé.
S’appuyant sur ces interventions et dans une perspective d’utilisation future du site, un nouveau bâtiment complète l’ensemble, son rez-de-chaussée faisant office de espace commun pour tous les invités, avec des espaces pour cuisiner, se réunir et se reposer. À l'étage supérieur Au rez-de-chaussée, quatre chambres indépendantes offrent des vues sur le site et au-delà. La nouvelle construction laisse place à l'imagination quant aux formes d'habitation, que ce soit pour des groupes plus importants ou pour des personnes seules.
Sur l'ensemble du site, les interventions restent pratique et peu technologique, favorisantL’adaptation plutôt que le remplacement. Ensemble, le chemin et l’ensemble dispersé des interventions forment un refuge cohérent, offrant une structure pour se déplacer, expérimenter et s’émerveiller à travers les paysages et un ensemble de lieux pour y être.- seuls, ensemble, et entre les deux.
« Le projet s’intègre avec tact et précision à son contexte, tant par l’échelle de l’intervention que par le caractère de l’architecture. On remarque tout particulièrement la relation symbiotique entre les extensions proposées et les bâtiments ruraux existants. L’originalité du programme fonctionnel et son articulation typologique sont également appréciables. »
Valerio Poltrini - Studio Nebbia
Mentions dorées
(classés par code d'enregistrement)
Le poids long du ciel
Lucia Maria Cugno, Daiana Fernández, Brian Ejsmont, Margarita Eraso, Martina Maurino [Argentine]
TLe projet réinvente La Chèvrefeuille comme lieu de retraite rurale contemporain, idéal pour les courts séjours, où le paysage lui-même devient la structure primaire. A vaste, un horizon ininterrompu qui guide la perception et mouvement. Dans un délai défini par des horaires et mobilier urbain bruit, le Argentin Pampas propose un condition de comptoir: une immensité si immobile qu'elle semble absorber l'agitation venue de la ville.
Le Zone d'hébergement, au nord du territoire, conçu comme un domaine calme et introspectif, ici Sept habitations sont délibérément espacées de la maison principale, offrant à chacune une quiétude absolue et de vastes panoramas. Cinq studios accueillent couples ou petites familles, tandis que deux maisons plus spacieuses peuvent recevoir des groupes plus importants, portant la capacité totale du domaine à vingt personnes. Toutes les habitations partagent un même espace de vie central, permettant ainsi d'agrandir les studios au fil du temps par l'ajout d'une simple pièce supplémentaire. Leur disposition radiale définit l'idée maîtresse du projet : chaque habitation est tournée vers un fragment d'horizon différent, évitant les interférences visuelles et renforçant le sentiment d'immersion dans la solitude de la Pampa. Ici, l'intimité n'est pas perçue comme une séparation, mais comme une forme de liberté sereine.
À l'intérieur, chaque logement se déploie comme un paysage domestique continu, où les espaces s'enchaînent sans interruption. La pièce de vie principale est en contrebas de deux marches., Un léger changement qui ancre le corps, ralentit la perception et confère à l'horizon une atmosphère de rituel paisible. Cheminées et foyers extérieurs prolongent la présence humaine jusqu'aux nuits fraîches, tandis que les chambres deviennent des refuges intimes, offrant les vues les plus vastes et les plus sereines.
L'accès des véhicules reste discret et secondaire, chacun habitation avec sa propre place de parking. Mle mouvement revient à l'échelle du corps, Marcher, flâner sans urgence.
Au centre du domaine, l'espace paysager, faciliter le passage de quiétude à rencontres collectives.Iintroduit un nouvel étang artificiel qui agit comme dispositif climatique et paysager, rafraîchissant l'air et soutenir les espèces indigènes. Le réservoir existant est préservé. as une piscine surplombant l'eau, renforçant le rôle de l'eau comme présence atmosphérique et symbolique. Autour de cela oasis, de petits espaces de récréation et des espaces récréatifs informels, pour le cyclisme, le football ou simplement errant, pli se fondre doucement dans le paysage.
Le quartier de Homestead, La maison principale, transformée en club-house pour la réception, le petit-déjeuner et les activités communes, retrouve sa vocation de lieu de rencontre privilégié. Près du moulin et du vieux puits, l'ancienne seconde maison est réaménagée en petite épicerie pour les produits de première nécessité, tandis qu'un autre bâtiment est transformé en salle de réunion. ouvrir le feu Un espace de rassemblement central donne lieu à des soirées rythmées par les récits, la musique et les rituels de la campagne. Un peu à l'écart, une clairière paisible accueille des projections de films en plein air sous le ciel immense. Enfin, tLa grande grange est aménagée en une salle modulable pour les célébrations, permettant au domaine d'accueillir des moments festifs..
« La proposition met en valeur le lien avec le site et l’état des matériaux et de la construction, renforçant ainsi leur importance architecturale. »
Lara Andrea Pendino - FAPyD
La prairie
Ian Bankhead, Stuti Murarka, Thomas Delahouliere, Jaes Lee [États-Unis]
La plaine de la Pampa s'étend comme une vaste plaine ouverte, remodelée au fil des siècles par l'agriculture intensive et l'élevage bovin. Sa surface porte les marques d'une culture intensive et prolongée, avec des monocultures labourées en profondeur et des troupeaux de bétail en pâturage tournant. Les limites des parcelles et les canaux d'irrigation dessinent leurs réseaux sur la plaine. Ici et là, des îlots d'herbes indigènes et des zones humides subsistent, vestiges d'un écosystème ancien qui perdure dans l'un des paysages les plus transformés au monde.
Dans ce contexte modifié, cette intervention restaure une petite zone de végétation indigène avec des arbres épars, des fleurs sauvages et des graminées vivaces.sauvage Le sol est restitué au site, lui redonnant sa perméabilité et son habitat. Les visiteurs peuvent ainsi découvrir le caractère originel du lieu et l'héritage des gauchos de San Antonio de Areco.
Au centre du domaine, deux maisons et une grange existantes encadrent un espace herbeux désormais réaménagé en prairie-cour. Dans cette place bucolique, plantée d'herbes indigènes, un foyer en terre invite les visiteurs à se rassembler et à contempler l'immensité de la Pampa. De part et d'autre de la prairie, les bâtiments existants ont été réaffectés pour accueillir de nouvelles activités : un bureau d'accueil et une boutique dans la maison principale historique, ainsi qu'un espace événementiel dans la grange. Un nouveau bâtiment, le bar, marque le quatrième côté de la cour et s'étend vers l'extérieur.sauvage Dans le paysage, ces quatre structures délimitent ensemble un nouveau centre d'activité sociale sur le site.
Le bâtiment de l'hôtel prolonge la logique de rester La galerie se transforme en un système architectural complet qui s'étend vers l'extérieur pour établir une nouvelle relation entre la cour, les logements et la pampa environnante. Le nouveau bâtiment confère à la galerie traditionnelle une porosité inédite ; son sol en terre battue exprime une continuité avec le paysage environnant.sauvage beouf Son organisation spatiale favorise un sentiment d'appartenance collective, grâce à une répartition centrifuge des volumes sous un même toit continu. Ce langage se prolonge dans les logements, où les sols en terre battue et les enfilades prolongent le dialogue entre tradition argentine et paysage.
Cette porosité permet l'introduction de programmes partagés dans les galeries ; une piste de danse traditionnelle, plusieurs quinchosUn ancien réservoir australien transformé en piscine tisse ensemble l'histoire agricole du site avec les traditions gauchos de musique et de danse, ainsi que la cuisine conviviale. Cette nouvelle architecture imprègne le site d'un profond sentiment d'histoire, rappelant la voie culturelle qui transportait autrefois les coutumes d'Areco à Buenos Aires, où les traditions musicales gauchos comme la milonga étaient florissantes. veste et les payadas ont façonné les premières milongas urbaines et ont formé les racines du tango.
Le nouveau paysage résilient de La Chèvrefeuille Elle perpétue le patrimoine vivant des gauchos – des galeries abritées aux grands espaces, de la réflexion solitaire à la cuisine partagée, des promenades au milieu des fleurs sauvages aux danses avec des inconnus. Meadow elle juxtapose des moments soigneusement orchestrés d'intensité sociale à la quiétude du paysage restauré de la Pampa, à son ouverture, son calme et sa richesse écologique.
« Cette projection prolonge la structure existante, semblable à une galerie, du groupe de bâtiments et s'ouvre sur la prairie. »
TR Radhakrishnan - Interboro Associés
HORIZONTE INFINITO
Frank Szlaifsztein, Renata Romero [Argentine]
Les vastes plaines silencieuses de la Pampa sont caractérisées par un horizon infiniCette ligne minimaliste – qui sépare et unit ciel et terre – organise le territoire et en révèle l’essentiel. Dans sa simplicité, l’horizon ne frémit que sous la rafale d’arbres, un geste qui traduit l’immensité horizontale de ces espaces. Ici, la nature s’impose par sa présence et son silence. Des éléments simples acquièrent une signification profonde.
Cet horizon guide le projet. Dans ce paysage ouvert, la nouvelle architecture adopte une attitude légère et suspendue : effleurant la terreLes constructions reposent délicatement sur le sol, assurant la continuité de la Pampa, reconnaissant que le territoire est matière, temps et mémoire.
Structures existantes, chargé d'histoire, sont récupérés pour accueillir de nouveaux programmes sociaux et commerciaux. Notamment, le hangar existant (galpon) est reconverti en restaurant dédié à la cuisine argentine traditionnelle asado al rôtissoire, une transformation à la hauteur de l'ampleur du nouveau complexe. Plutôt que de remplacer ces structures, le projet en amplifie la pertinence, reprenant le postulat de Glenn Murcutt : « Si cela mérite d’être conservé, alors c’est là que commence la véritable durabilité. »
Le « réservoir australien », élément rural fondamental, est redéfini comme le réservoir du complexe centre de loisirs. Autrefois pure infrastructure, elle se transforme en un Wmaladie Maison avec New poolintégré au réservoir, spa, Soleil et salle de sport. Le char devient un point de rencontre et le cœur symbolique qui articule le Chèvrefeuille's la vie.
Nouveaux logements—pour deux et quatre personnes— sont disséminées sur l'ensemble du site, création de patios et de corridors naturelsCela évite une répétition rigide, produisant un rythme horizontal qui dialogue avec l'échelle de la PampaLes unités délimitent une nouvelle « horizon dans l’horizon », offrir aux hôtes une relation directe avec la nature, la lumière et le vent.
Deux systèmes de circulation distincts structurent l'expérience du territoire. Un chemin principal relie les trois pôles architecturaux : le patrimoine restauré, l'espace bien-être centreet les nouveaux logements, culminant en un espace à ciel ouvert amphithéâtre conçu pour les feux de joie et les traditions payadas. Simultanément, un second sentier serpente à travers l'infrastructure naturelle, reliant les aires de jeux pour enfants et la forêt avant de se terminer à un lagon nouvellement créé.
Ces interventions ne visent pas à altérer l'essence du lieu, mais à l'intensifier. Elles permettent de récupérer ce qui a de la valeur et proposent de nouvelles façons d'habiter les plaines. Ce projet célèbre le paysage, proposant un avenir où le rassemblement et le bien-être s'intègrent dans un geste qui touche la terre avec douceur, tout comme l'horizon touche le ciel.
Le projet définit clairement les liens entre les différents éléments du terrain (les structures existantes, la Maison du bien-être et les nouveaux logements), aboutissant à un auditorium à ciel ouvert qui conclut harmonieusement la séquence spatiale. L'importante importance est accordée au bassin australien, dont le rôle central est renforcé par un portique qui magnifie sa valeur symbolique. L'articulation des logements, bien que formellement simple, joue avec l'horizontalité de l'architecture traditionnelle, favorisant une transition fluide entre espaces privés et communs. Autre point remarquable : la relation entre les nouvelles constructions et le terrain. Les bâtiments s'y intègrent avec légèreté grâce à un nombre limité de points de contact, minimisant ainsi leur impact sur le paysage.
Davide Casaletto - Fluidiforme
Tapiales de Areco
Serenella Perreca, Hannah Radovich, Maria Sol Aupi Bobbio, Valentin Mancino, Benjamin Zunino Carrazzoni [Argentine] – www.rskproyectosurbanos.com
À Tapiales de Areco, nous proposons une architecture qui ne cherche pas à s'imposer, mais à accompagner le lieu et à préserver son identité pampeane. Le projet est guidé par un principe central : refonctionnaliser l'existant avec le minimum d'intervention nécessaire et n'utiliser que des matériaux conformes à la tradition constructive du site. L'objectif est d'accueillir jusqu'à 20 personnes sans altérer le caractère rural de la propriété, laissant ainsi le paysage continuer à dicter le rythme.
San Antonio de Areco est une terre d'horizons bas, de matériaux authentiques et de longs silences. C'est pourquoi la nouvelle intervention s'appuie sur une palette qui prolonge cette mémoire : la terre crue compactée, le bois lamellé-collé et la tôle métallique, en dialogue avec les matériaux historiques du site – adobe, bois et métal. La terre crue compactée assure l'inertie thermique et la continuité culturelle ; le bois lamellé-collé permet une efficacité structurelle, un montage rapide et une expression tectonique contemporaine ; la tôle métallique se prolonge dans les fondations, comme un élément déjà présent sur le lodge.
La stratégie paysagère privilégie une intervention ciblée. Elle s'articule autour de trois strates paysagères : la végétation indigène, restaurée en douceur, rythme les saisons, les parfums et les textures, structure les sentiers et les voies d'accès tout en assurant l'ombrage nécessaire. Les arbres existants sont préservés et, dans certains cas, de nouveaux arbres sont plantés pour renforcer l'ombrage et le microclimat, toujours dans le respect des espèces d'origine. La pelouse tondue est réservée aux aires de circulation et de repos. Un périmètre de gravier organise les accès et les surfaces imperméabilisées sans modifier la topographie, tandis que le centre du site demeure ouvert pour préserver l'aspect de la pampa.
Dans ce contexte, les nouveaux logements sont disposés comme des unités compactes et discrètes, disséminées dans les prairies afin de garantir l'intimité, une ventilation naturelle et un lien direct avec le paysage. Chaque module comprend une chambre, une salle de bains et une kitchenette, répondant ainsi aux besoins essentiels avec une optimisation de l'espace et une infrastructure minimale.
Les bâtiments d'origine sont préservés et réactivés pour de nouveaux usages :
La maison la plus petite fait office de réception et de boutique ; la maison principale devient un restaurant et un lieu de vie commun ; la grange est transformée en une salle polyvalente pour les fêtes, les cours et les réunions, intégrant côté piscine un spa avec services et un espace d'extension aménagé. Le bassin australien est conservé comme piscine, renforçant ainsi le caractère rural du site. Chacune de ces structures préexistantes reçoit un volume en pisé, un geste architectural qui unifie l'ensemble et relie passé et présent par un langage cohérent.
Les espaces extérieurs – tables sous les arbres, foyer central, sentiers à travers les prairies, aires de repos – tissent ensemble activités et personnes, générant un système de rencontre perméable qui prolonge la vie vers le paysage.
Bien plus qu'un ensemble de cabanes, Tapiales de Areco est un écosystème d'architecture et de paysage qui amplifie l'identité du site sans la dénaturer. Par des interventions précises et discrètes, le projet permet au lieu de retrouver son essence originelle.
« Le projet est respectueux de son environnement, tant sur le plan formel que matériel. Il s’intègre subtilement au contexte et met en valeur l’expérience d’être dans le paysage, de l’habiter. »
Ana Lina Klotzman - Navello Klotzman Architectes
Des clairières et des chambres
Yuechao Zhang, Yifei Chen, Xiaodi Chang [États-Unis]
Des clairières et des chambres envisage la vie comme une condition intrinsèquement liée à la nature plutôt que comme une condition placée à côté d'elle. La MadreselvaL'habitat n'est pas conçu comme un objet isolé dans la Pampa, mais comme une succession de clairières où se déploie la vie quotidienne. Huit unités d'hébergement – six pour deux personnes et deux pour quatre – sont réparties de manière harmonieuse sur le site, permettant à une vingtaine de personnes de partager ce paysage au sein d'un espace de vie commun.
Deux schémas conceptuels guident le projet. L'habitat et la nature ne sont pas envisagés comme des domaines parallèles, mais comme une relation continue. La distinction habituelle entre maison et paysage se fond en un dégradé : les pièces construites s'ouvrent progressivement sur la Pampa. Au sein de chaque unité, l'espace de vie est conçu non comme une pièce dominante, mais comme un espace partagé. Chambres, cuisines et salles de bains sont pensées comme des volumes distincts mais égaux, agencés sous une toiture légère. Rassemblées autour d'un espace de vie ouvert, ces pièces forment une clairière compacte où les activités quotidiennes se mêlent à la lumière, à l'air et au sol.
À plus grande échelle, cette logique se déploie sur l'ensemble du site. Les différentes unités sont reliées entre elles par la continuité des espaces ouverts, de sorte que l'on vit le quotidien comme un mouvement entre pièces fermées et clairières partagées, plutôt que comme une transition entre intérieur et extérieur. Ainsi, le site lui-même devient un espace de vie collectif, façonné par les arbres, le vent et l'herbe.
Le matériau et la section jouent un rôle central dans l'articulation des usages, de l'atmosphère et de la mémoire. Chaque programme se voit attribuer un matériau qui renforce son caractère tout en prolongeant la logique des bâtiments existants sur le site. La brique est principalement utilisée pour les cuisines et les espaces de repas, où sa masse et sa présence thermique favorisent la préparation des repas et les moments de convivialité ; souvent, ces volumes s'élèvent au-dessus de la toiture, évoquant des cheminées dans le paysage. Le bois compose les volumes des chambres, restant aligné sur le plan du toit pour préserver une lumière, des ombres et une intimité maîtrisées. Le béton définit les salles de bains et les espaces de service, où les murs s'arrêtent avant le toit afin de créer des ouvertures latérales pour un apport supplémentaire de lumière et d'air.
Au-dessus, une toiture en tôle ondulée combinée à des panneaux translucides permet à la lumière naturelle d'inonder tous les espaces tout au long de la journée. Tuiles en terre cuite et tôles métalliques, inspirées de la maison d'origine. et bâtiments, forment une toiture continue qui unifie le projet tout en permettant des variations de coupe. Grâce à des volumes différenciés contenus sous une toiture commune, le projet réinterprète le langage matériel de La Madreselva, créant un lieu de vie, de rassemblement et de retraite contemporain qui reste indissociable du paysage de la Pampa.
Des clairières et des chambres envisage la vie comme une condition intrinsèquement liée à la nature plutôt que comme une condition placée à côté d'elle. La MadreselvaL'habitat n'est pas conçu comme un objet isolé dans la Pampa, mais comme une succession de clairières où se déploie la vie quotidienne. Huit unités d'hébergement – six pour deux personnes et deux pour quatre – sont réparties de manière harmonieuse sur le site, permettant à une vingtaine de personnes de partager ce paysage au sein d'un espace de vie commun.
Deux schémas conceptuels guident le projet. L'habitat et la nature ne sont pas envisagés comme des domaines parallèles, mais comme une relation continue. La distinction habituelle entre maison et paysage se fond en un dégradé : les pièces construites s'ouvrent progressivement sur la Pampa. Au sein de chaque unité, l'espace de vie est conçu non comme une pièce dominante, mais comme un espace partagé. Chambres, cuisines et salles de bains sont pensées comme des volumes distincts mais égaux, agencés sous une toiture légère. Rassemblées autour d'un espace de vie ouvert, ces pièces forment une clairière compacte où les activités quotidiennes se mêlent à la lumière, à l'air et au sol.
À plus grande échelle, cette logique se déploie sur l'ensemble du site. Les différentes unités sont reliées entre elles par la continuité des espaces ouverts, de sorte que l'on vit le quotidien comme un mouvement entre pièces fermées et clairières partagées, plutôt que comme une transition entre intérieur et extérieur. Ainsi, le site lui-même devient un espace de vie collectif, façonné par les arbres, le vent et l'herbe.
Le matériau et la section jouent un rôle central dans l'articulation des usages, de l'atmosphère et de la mémoire. Chaque programme se voit attribuer un matériau qui renforce son caractère tout en prolongeant la logique des bâtiments existants sur le site. La brique est principalement utilisée pour les cuisines et les espaces de repas, où sa masse et sa présence thermique favorisent la préparation des repas et les moments de convivialité ; souvent, ces volumes s'élèvent au-dessus de la toiture, évoquant des cheminées dans le paysage. Le bois compose les volumes des chambres, restant aligné sur le plan du toit pour préserver une lumière, des ombres et une intimité maîtrisées. Le béton définit les salles de bains et les espaces de service, où les murs s'arrêtent avant le toit afin de créer des ouvertures latérales pour un apport supplémentaire de lumière et d'air.
Au-dessus, une toiture en tôle ondulée combinée à des panneaux translucides permet à la lumière naturelle d'inonder tous les espaces tout au long de la journée. Tuiles en terre cuite et tôles métalliques, inspirées de la maison d'origine. et bâtiments, forment une toiture continue qui unifie le projet tout en permettant des variations de coupe. Grâce à des volumes différenciés contenus sous une toiture commune, le projet réinterprète le langage matériel de La Madreselva, créant un lieu de vie, de rassemblement et de retraite contemporain qui reste indissociable du paysage de la Pampa.
« Ce projet se distingue par son utilisation inventive des matériaux comme outil d'organisation programmatique. L'esthétique qui en résulte est à la fois simple et dynamique, grâce à des géométries uniques qui s'intègrent harmonieusement au site rural. En associant une palette de matériaux judicieusement choisie à des espaces publics extérieurs bien agencés, le projet aboutit à une conception environnementale de grande qualité, à la fois fonctionnelle et visuellement attrayante. »
Iuliia Tambovtseva - Jayson Architecture
Mentions honorables
(classés par code d'enregistrement)
Émane
Yana Polevaya, Arina Isaeva, Kirill Shiryaev, Tatiana Polevaya [Russie, Argentine] – www.xipypria.ru
Emana, terme espagnol signifiant « émanation », évoque l'idée d'un flux progressif où une nouvelle condition se propage à partir de son origine tout en conservant son caractère. Madreselva incarne ce principe : son parfum se diffuse, embaumant subtilement l'air et modifiant la perception de l'espace.
Dans le contexte architectural, cette idée devient une métaphore de la manière dont les nouvelles structures émergent des existantes. Le rythme et les proportions inhérents aux bâtiments d'origine ont guidé les nouvelles interventions. Des typologies ajoutées, telles que des détails de ferronnerie et des ouvertures caractéristiques, ont été inspirées par la syntaxe architecturale déjà présente sur le site, permettant aux nouveaux volumes d'hériter de l'esprit de l'original tout en proposant une interprétation contemporaine.
Les panneaux métalliques décoratifs jouent un rôle essentiel. Leur géométrie réinterprète les motifs présents sur les éléments métalliques de l'estancia. Ces structures font le lien entre le bâtiment et le paysage : architecturales dans leur forme, elles sont pourtant réceptives à la nature. Des plantes grimpantes s'y entrelacent, créant une strate dynamique qui permet aux maisons de se fondre dans le contexte naturel.
L'atmosphère unique de l'estancia se forge non seulement par son architecture, mais aussi par un programme conçu pour favoriser l'expérience communautaire, approfondir le lien avec la nature et révéler l'authenticité culturelle de la tradition vivante des gauchos. Le projet introduit de nouvelles fonctionnalités. La maison principale abrite la réception, la boutique et le café du petit-déjeuner ; le second bâtiment propose une bibliothèque/espace de coworking et un espace de dégustation de vins. L'ancien hangar, autrefois dédié au stockage, accueille désormais un atelier de platería ouvert, idéal pour des masterclasses et l'entretien de l'estancia, ainsi que des sanitaires desservant la piscine. Ce langage architectural se poursuit dans le nouveau salon de thé, qui combine un café-crèche, un espace repas avec deux grandes tables communes, une cuisine agrandie et un espace grill ouvert, faisant de l'asado argentin une partie intégrante de l'expérience des visiteurs. Un champ voisin est réservé à la corrida de sortija, permettant aux hôtes de savourer leurs repas tout en assistant au spectacle. Certains jours, ce champ se transforme en marché de produits fermiers. Les logements sont agencés de manière à offrir à la fois intimité et convivialité sur des terrasses communes conçues pour accueillir davantage de personnes que chaque logement individuel. Le soir, les hôtes peuvent se retrouver autour du foyer près du salon de thé ou regarder des films en plein air près du cabanon.
L'aménagement paysager poursuit le concept central de révéler le potentiel latent de l'estancia. Chaque zone fonctionne à la fois comme un scénario indépendant et comme partie intégrante d'un récit spatial global. Le potager offre un lieu de connexion paisible avec la terre. La prairie, composée d'espèces végétales endémiques, renforce l'identité locale et la résilience écologique. L'espace hamacs invite à la détente et à la contemplation, tandis que la plateforme d'observation des oiseaux offre une vue imprenable sur l'environnement. L'aire de jeux et les installations éoliennes au sommet de la colline proposent une interaction ludique avec la nature. L'espace piscine a été rénové grâce à une structure en bois à plusieurs niveaux qui permet de le transformer en terrasse de yoga. Le principe directeur de toutes les décisions de conception est la délicatesse : les nouvelles interventions s'intègrent harmonieusement au paysage et à l'architecture existante, préservant l'ouverture des espaces et orientant les développements futurs.
Souvenirs du ranch
Micaela Belén de la Fuente, Andrea Alejandra Dalprá [Argentine]
A commun toit qui pas uniquement abris, mais en cours.
Sous ces Ombre, chacun personne trouve un lieu de leur propre sans séparation à partir de le autres, Comme dans le et les sites anciens ranchs où life déplié jusqu'à XNUMX fois abri et an interminable horizon. Là, architecture fait pas chercher à imposer lui-même: it simplement accompagné le rythme of le campagne-le déplacement la lumière, le de suivre Vent, le silence qui se rassemble gens, autour le Feu Vert.
Notre proposition embrasse qui attitude. It apporte RETOUR le idée qui le essentiel arrive in le dansjusqu'à XNUMX fois: Dans le seuils où mat is a partagé la publication de at l'aubeen le pauses où le regard les dérives et le distanceen le petit abris qui apporter communautés together comme le la porte or le Feu Vert cercle. Intimité is a petit noyau; le oui force se trouve in le au contrôle qui entoure it.
Le continuité of le toit passer commande le ensemble et, à le même le temps, accentue le ciel: un simple geste qui Gauche le Privé et le communautaire, le national et le paysage d'été. Le matériaux adopter le Un niveau de sensibilité élevée of le territoire: avec l'argile qui respire et se refroidit; maillot quien leur imparfait document, soutenez; paille et chien filtration lumière et devenir toit. Ils Ces matériaux qui comment à partir de le site lui-même-juste as le gaucho construit au est ce que nous faisons il a à main. Éphémère, noble, vivant matériaux qui âge sans peur et révéleren leur porter, le life qui a passé plus de le point de vue de .
Le Projet cela pas reproduire le rancho : it hérite ces attitude, ces manière of qui est in le world. It is an architecture tous les deux humble et améliorer, mis à la terre in le Terre, proposer à habiter le interstice-jusqu'à XNUMX fois abri et en plein air, jusqu'à XNUMX fois recherché solitude et inévitable Société. A manière of affirmant qui a minimal refuge Boite devenez collectif sans pas à perdre ces essence, ces lien au le terre, or ces capacité à révéler le immense beauté of le paysage d'été.
Là is a chemin, préexistences on le terreEt un manière of life.
A chemin qui accompagne, voyage, s'élargit et se rétrécit; qui connecte le existant au le nouveau; qui invite et conduit à différent des endroits: le Feu Vert fosse, le salon chaises sous le Ombre, le jeux, le eau, le festivités, le barbecues et le payadas. A chemin plus de qui a toit s'installe: offrant Ombre, guidage, lien. It is le couturière of spatialles gradients, piqûre together épars pièces développement une seule . et en gardant le point de vue de in communion.
Ceci toit-débutante, historique, simple-rappelle le gauchos premier habitation: le rancho. Un structure au a clair formel logique qui toutefois pulsions le espace ouvrir et transformer. Le Rancho invite UN à direct l'extérieur; it propose une campagne Argentin manière of life, où le paysage d'été is pas a toile de fond mais a compagnon.
Racines en mouvement
Valentina Ferri, Mariano Caprarulo Martina Di María, Francisco Velasquez, Delfina Tocho [Argentine]
L'intervention est conçue non comme un ensemble de bâtiments isolés, mais comme un parcours narratif à travers le temps et la nature. Un axe longitudinal fort —la « colonne vertébrale »—organise le site, reliant la mémoire historique du sud à l'intervention contemporaine du nord. Cette colonne vertébrale transforme le paysage en un gradient d'intensité :de l'animation publique de l'entrée à l'immersion totale dans la zone d'hébergement.
Souvenir et célébration : La stratégie pour les structures existantes repose sur la préservation et une resignification spécifique. La « Maison Jaune » devient le cœur administratif (Réception et espace de coworking), tandis que le hangar nord est réinventé en atelier d'artisans, permettant aux touristes de découvrir l'artisanat local. Le « Quincho » sud d'origine, avec ses murs de terre, est préservé comme un refuge intime. Bibliothèque et bar à vin pour la contemplation silencieuse.
En revanche, le nouveau Pavillon social émerge comme le centre dynamique de la vie collective. Organisé autour d'un grand foyer centralElle célèbre le feu comme l'âme éternelle de la tradition vivante. S'étendant vers l'extérieur, une nouvelle Solarium orienté au nord Elle intègre le réservoir australien existant, en respectant sa topographie d'origine. Cette plateforme ensoleillée joue un rôle de lien essentiel : un « espace aménagé pour des interactions spontanées » où habitants et voyageurs se rencontrent naturellement.
Habitation flexible : Au nord, le nouveau système d'hébergement est conçu pour offrir une vue imprenable sur l'horizon. L'architecture se caractérise par une structure modulaire privilégiant la flexibilité. Les unités vont des studios avec mobilier escamotable aux grands ensembles articulés.
Une innovation clé réside dans le « module 4+2 », qui comprend un véranda à double échelle— une extension semi-couverte généreuse qui permet aux familles nombreuses ou aux groupes de partager un espace commun tout en préservant leur indépendance. Surélevés sur pilotis, les bâtiments effleurent le sol, assurant un drainage naturel.
La matérialité cherche à instaurer un dialogue entre le rustique et le contemporain : béton apparent et bois naturel ancrer les bâtiments au sol, les intégrant harmonieusement à la végétation indigène de jacarandas et de palo borrachos. La Madreselva Elle renaît ainsi en tant que sanctuaire où l'immensité de la Pampa n'est pas seulement contemplée, mais habitée, encadrant l'horizon de l'aube au crépuscule.
Un nouveau paradigme rural : En définitive, ce projet sert de modèle pour la réactivation du secteur rural argentin. localités. Dans toute la région, d'innombrables fermes historiques – témoins silencieux d'une histoire de production, d'exploitations laitières (tambos), et les travaux agricoles – restent à l'abandon. Cette proposition démontre que ces infrastructures oubliées peuvent être remises en état. nouvelle opportunitéEn les transformant en pôles dynamiques d'interaction sociale, nous pouvons réactiver leur héritage, leur redonner le dynamisme de leurs jours de gloire tout en les adaptant à une nouvelle ère.
Unité de liberté
Aleksandr Trofimov, Sergey Zakharov, Ekaterina Zueva, Sofia Rayman, Ekaterina Staninets, Varvara Zhukova, Аnastasiya Kovaleva, Arman Alexanyan [Russie] –breatec.studio
Idées principales du projet
1 — Îlot urbain inversé
Dans nos recherches sur le modèle urbain régional, nous avons observé que les villes voisines sont basées sur une grille hippodamienne : un réseau rationnel de rues divisant le territoire en parcelles égales, la vie privée étant dissimulée à l’intérieur et la vie publique exprimée à l’extérieur.
Notre proposition agit comme un anti-villeElle transforme la hiérarchie habituelle et inverse l'îlot urbain, métamorphosant la vaste pampa en un paysage privé intime et déplaçant l'activité collective vers une cour intérieure.
Cette inversion offre aux visiteurs à la fois solitude et sentiment d'appartenance : une vue imprenable sur l'horizon et un espace central partagé pour les échanges culturels, la danse, les rencontres informelles et les célébrations saisonnières.
2 — Axe principal
L'axe principal, autour duquel s'organise notre schéma inversé (unité de liberté), s'aligne sur le lever du soleil du jour le plus long et le coucher du jour le plus court. Il devient ainsi un indicateur naturel du changement de saison au sein de la pampa. Du fait de l'immensité de la pampa, le lever et le coucher du soleil revêtent une signification particulière, révélant les qualités poétiques et expressives du paysage.
Le parcours le long de cet axe aboutit à un bassin allongé qui capte la lumière du soleil. Cette trajectoire linéaire se termine par un bassin réfléchissant allongé, qui reçoit et amplifie le rayonnement solaire et renforce le lien entre la terre, la lumière et le temps.
Concept
Deux espaces programmatiques et un complexe de spa ont été regroupés au cœur du site, formant une plateforme commune articulée autour d'une table et d'une piste de danse partagées. Cette zone devient le cœur social du complexe, accueillant aussi bien des réunions intimes que des micro-festivals.
Les structures existantes ont reçu de nouvelles identités : — administration — stockage — espaces de travail (ateliers photo et pour enfants)
Un parking a été aménagé à l'entrée. Dans la zone ombragée, un parc paysager a été créé pour offrir une protection contre le soleil intense.
Le complexe thermal, de forme rectangulaire épurée, est traversé par un bassin longitudinal qui lui sert d'axe. Sa fonction principale est de capter la lumière. Au coucher du soleil, un rayon de soleil éclaire précisément la surface de l'eau, la transformant en un couloir lumineux. Cet effet crée une ambiance particulière et devient le point d'orgue de la soirée.
Les logements, de plan rectangulaire, sont coiffés de toits en pente reliés par une canopée continue. Au centre de la terrasse se dresse un arbre, symbole de vie et de renouveau, qui ancre les rituels partagés. Toutes les chambres s'ouvrent sur l'immensité de la pampa, invitant à la tranquillité, à la détente et au rythme paisible de l'horizon rural.
Les intérieurs sont ouverts, aérés et baignés de lumière. La pièce principale – la cuisine-salle à manger avec cheminée et salon – est conçue comme un abri contre les intempéries et un lieu de vie central, où le jour se termine et où se tisse la communauté. Le choix des matériaux privilégie l'authenticité tactile : pierre, plâtre et métal, sélectionnés pour résister aux intempéries et exprimer la robustesse plutôt que l'ornementation.
Bien que de taille intimiste, le complexe est dimensionné de manière à accueillir de 14 à 20 invités, garantissant une distance spatiale généreuse et maintenant un équilibre entre intimité et présence collective.
SEULS ENSEMBLE
Nima Ghanei, Hossein Fathi Roudsari [Iran]
SEULS ENSEMBLE Ce lieu de retraite, dédié au tourisme lent, s'inspire de l'éthique des gauchos : une existence empreinte d'essentialisme, de mobilité et d'un lien profond avec la terre. Il offre une échappatoire au tumulte urbain du voyageur moderne, permettant aux visiteurs de se déconnecter du rythme effréné de la ville et de renouer avec le rythme primordial de la Pampa. Ici, la liberté se vit à travers une présence minimale, une conscience accrue et une immersion totale dans l'horizon, la solitude et la nature. Ce projet n'est pas simplement un lieu ; c'est un récit spatial où paysage, mouvement et expérience humaine convergent, favorisant le renouveau et la libération.
Rompant avec les typologies de complexes hôteliers traditionnels qui privilégient les espaces repliés sur eux-mêmes et un éclairage naturel unique, SEULS ENSEMBLE L'ensemble s'ouvre sur le paysage de multiples côtés. Les intérieurs se prolongent vers l'extérieur, intégrant chaque unité à la pampa plutôt que de l'isoler derrière des murs. Grâce à des limites adoucies, de vastes perspectives et une intégration intentionnelle de la végétation, la conception préserve l'intimité tout en favorisant un cadre de vie agréable. ouverture, L'espace offre aux hôtes un sentiment de solitude et de connexion simultanées. Les colonnes massives sont remplacées par de fins câbles porteurs, préservant ainsi la continuité visuelle et permettant une circulation fluide sous la toiture, tout en renforçant la légèreté et l'essence même de l'architecture.
L'organisation du projet reflète l'étendue horizontale et l'infini de la Pampa. horizonsLes unités sont placées sous un toit unique et allongé, réduisant ainsi l'encombrement visuel, tandis qu'une typologie rotative optimise l'orientation pour préserver l'intimité tout en offrant des vues panoramiques. Les unités individuelles sont espacées de manière rythmée, formant des circulations organiques qui préservent la cohérence sans entraver l'ouverture. Les allées et les espaces de rencontre s'intègrent harmonieusement à l'existant. La végétation, qui adoucit les frontières et renforce l'expérience centrée sur la nature.
Les matériaux sont naturels, locaux et réparables : chaume, bois, bardeaux d’argile, crin de cheval et laine vieillissent avec élégance et s’intègrent harmonieusement au paysage. Les murs en chaume allègent visuellement la masse des bâtiments, tandis que la toiture légère à monocolonnes et câbles semble flotter au-dessus du sol, préservant ainsi l’ouverture des unités sur leur environnement. Les espaces non essentiels, tels que les toilettes et les locaux techniques, sont discrètement intégrés sous les unités, garantissant ainsi que les espaces de vie principaux restent dégagés et en parfaite connexion avec la nature.
En plaçant stratégiquement l'activité humaine sur des dalles entourant les unités et en réservant des espaces de rassemblement sous le toit principal, SEUL ÀRENCONTRE préserve l'horizontalité et l'ouverture de la Pampa tout en équilibrant les expériences partagées et privées. Le design incarne Gaucho's Philosophie : essentielle, mobile et en harmonie avec la nature – offrant un refuge où la présence se fait sentir, non pas imposée, et où la liberté se mesure à la profondeur du lien avec la terre, l’horizon et la solitude.
La Madreselva
Carla Sylvia Divry, Celia Sylvia Divry [Royaume-Uni]
Le projet vise à créer une communauté dynamique grâce à une variété d'espaces favorisant les rencontres, les échanges et le partage entre habitants et touristes, tout en préservant le patrimoine du site et en incitant les visiteurs à apprécier sa beauté naturelle. Au cœur du site, le pavillon se veut un lieu de rencontre central où peuvent se dérouler diverses activités : travail du métal, bains, barbecues, dîners communautaires, spectacles de guancho. L'amphithéâtre extérieur, en particulier, offre un espace modulable conçu pour accueillir des marchés en plein air, des concerts intimistes, des événements, des festivals et des projections de films en plein air. Le pavillon abrite quant à lui un atelier d'orfèvrerie et une boutique d'artisanat local. L'autre moitié du pavillon est dédiée à la détente, au recueillement et au bien-être, avec notamment un spa et un centre de bien-être comprenant deux bassins intérieurs et un salon commun.
Dans chaque alcôve, les visiteurs peuvent admirer l'amphithéâtre d'un côté, tandis que de l'autre côté, une vue différente s'offre à eux sur un aspect unique du site. Parmi ces points de vue figure le charmant aquarium australien, visible depuis plusieurs espaces, que ce soit au spa, à l'atelier ou dans les espaces de vie communs. Les portes pivotantes de l'atelier et des espaces de vie permettent une immersion totale dans la nature.
Le réservoir australien niché sur la colline, entouré de plantes, nous a inspirés pour recréer des moments comme celui-ci dans notre conception, où l'eau est intégrée à l'aménagement paysager pour créer des espaces qui favorisent le repos et la détente des visiteurs de notre site.
Les deux allées principales menant au pavillon attirent les visiteurs depuis l'extérieur du site, tout en le reliant au groupe de bâtiments existants et aux deux nouveaux ensembles de chalets situés au nord. Des sentiers secondaires serpentent à travers le site et mènent à des aménagements paysagers – parterres de fleurs, barbecues, piscine naturelle et bancs – conçus pour inciter à de longues promenades au cœur d'une végétation luxuriante.
Les cabanes sont spécialement conçues pour favoriser le contact avec la nature. Elles sont regroupées en îlots et aménagées de manière à encourager les échanges entre les visiteurs.
Les arbres existants sont conservés afin de préserver la beauté du site.
L'objectif est d'affirmer La Madreselva Ce lieu est conçu non seulement pour la culture, mais aussi pour la détente et l'appréciation de la beauté des paysages de la Pampa. Des havres de paix isolés côtoient une multitude d'activités dynamiques permettant de se ressourcer au contact de la nature.
Tierra Calma
Mariia Diakova, Mariia Svetovidova, Mikhail Bodrov [Russie]
Tierra Calma est conçue comme un havre de paix profonde au cœur des vastes étendues agricoles de San Antonio de Areco, où les visiteurs laissent derrière eux le rythme effréné de Buenos Aires pour pénétrer dans le paysage paisible et contemplatif de la Pampa. Ici, le séjour est synonyme de lenteur. immersion-Des courts séjours d'un week-end ou d'une semaine, permettant aux hôtes de se ressourcer au calme et aux traditions rurales.
À l’échelle territoriale, le projet introduit deux systèmes paysagers complémentaires. Une trame rectangulaire rigoureuse, née de l’implantation mesurée des structures rurales existantes, organise le nouvel ensemble avec clarté et sobriété, instaurant un dialogue constructif avec les bâtiments préexistants. Autour de cette structure ordonnée se déploie un paysage doux et organique, façonné par des graminées indigènes, des terrassements subtils et des sentiers sinueux. La juxtaposition de l’ordre géométrique et de la fluidité naturelle confère au projet une dimension à la fois traditionnelle et contemporaine.
Pour accueillir jusqu'à 20 personnes, le projet propose huit logements de deux types : un petit logement pour deux personnes et un logement plus spacieux pour une famille de trois. Ces logements sont regroupés en maisons : deux maisons jumelées, chacune composée d'un petit et d'un grand logement, et une maison de quatre logements composée de deux petits et deux grands logements. Ce système permet une utilisation optimale de l'espace tout en offrant différents niveaux d'intimité et de flexibilité. Chaque logement comprend des chambres, un séjour, une cuisine et une salle de bains, garantissant un séjour confortable et conforme au cahier des charges. Chaque projet récompensé par un Le volume s'organise autour d'un noyau central en bois transparent abritant cuisines, salles de bains et espaces de rangement. Ces espaces communs donnent sur la place centrale, favorisant la vie communautaire (rencontres, musique, repas partagés), tandis que les chambres privées s'ouvrent sur les champs, garantissant des vues paisibles et préservant l'intimité de chaque logement.
Autour d'une structure en bois, une épaisse enveloppe d'argile est construite selon un système à ossature bois avec remplissage en terre crue et colonnes d'argile, formant des murs de 400 mm d'épaisseur. Ce matériau local et durable est respirant, stabilise la température, atténue le bruit et relie directement les bâtiments au sol de la Pampa.
Le bassin australien, préservé et mis en valeur par une légère plateforme en bois, devient le havre de paix du site. En face, la grange existante est rénovée et agrandie pour devenir un espace commun accueillant, propice aux repas partagés, aux rencontres informelles et aux échanges culturels.
Tierra Calma propose une architecture d'une précision sereine et d'une matérialité ancrée dans le réel – un refuge qui respecte la tradition, magnifie le paysage et offre aux visiteurs une expérience authentique de la profonde tranquillité de la Pampa.
trois tissus
Anıl Akalın, Mustafa Ata İçer [Turquie]
Le projet découle d'une lecture attentive du site, où les bâtiments existants, leurs toitures et les espaces ouverts suggèrent déjà un ordre sous-jacent. Trois types de toitures – à une seule pente, à pignon et voûtée – en constituent la structure, chacune apportant sa propre échelle et son empreinte spatiale. Elles relient les structures d'origine aux nouvelles, orientant la manière dont les gens cuisinent, se réunissent, se reposent, apprennent et se déplacent dans le paysage. Des clairières circulaires et des cours créent des espaces de rencontre ou de pause, permettant aux rythmes quotidiens de se déployer entre les espaces intérieurs abrités et les espaces ouverts. Au sein de cette structure, habitants, visiteurs de passage et voyageurs peuvent partager leurs habitudes et vivre le lieu en toute simplicité.
Au centre de Tres toitsLa cour intérieure devient le principal espace ouvert qui structure ces relations. Sa géométrie épouse l'alignement des bâtiments existants, permettant ainsi aux circulations et aux perspectives de s'organiser autour d'elle. Les structures environnantes accueillent des espaces dédiés à la cuisine, à la lecture, aux ateliers, au repos et aux événements collectifs, faisant de la cour un lieu de vie partagé.
Les bâtiments existants sont préservés et réaménagés avec sobriété. L'ancien réfectoire devient une salle à manger pour l'asado, articulée autour d'une double paroi. Foyer barbecue desservant à la fois l'intérieur et le jardin. Le bâtiment d'hébergement de La Chèvrefeuille se transforme en salle de lecture et de travail où les visiteurs peuvent découvrir des récits locaux ou se recueillir. La structure voûtée devient un malonga salle dédiée à la danse, au mouvement et aux activités communautaires.
Les nouveaux volumes reprennent les contours et les dimensions approximatives des toitures d'origine. Chacun réintègre sa fonction historique dans le nouvel agencement. Un pavillon à pignon accueille les visiteurs dans un espace semi-ouvert dédié aux événements, aux démonstrations ou à la détente, faisant office de transition entre le paysage et la cour. La plus grande structure à pignon abrite des ateliers liés aux traditions artisanales d'Areco : travail du cuir, gravure sur métal et autres pratiques de la culture gaucho. Des espaces de service et de petites plateformes orientées vers la piscine facilitent l'organisation des événements sur la colline.
Les nouveaux logements suivent la même logique mesurée. Composés de deux volumes à un seul pan, ils prolongent l'orientation du pignon principal et son inclinaison depuis la piscine. Légèrement en retrait du centre, ils préservent l'intimité tout en maintenant une connexion visuelle avec le paysage. Orientés à 45 degrés sous leur toiture, les logements s'adaptent aux clairières naturelles et évitent les vues directes. Orientées vers la cour et les allées, les maisons préservent des perspectives dégagées sur la pampa. Des retraits sous de longs avant-toits encadrent des vues lointaines sur la plaine et intègrent l'horizon à l'expérience intérieure.
L'arène et l'espace d'exposition ajoutent une dimension supplémentaire au site. Une exposition compacte sous la voûte présente la culture équine et gaucho régionale, tandis qu'une terrasse panoramique s'ouvre sur l'arène inférieure où s'entraînent les chevaux. Leurs abris occupent le niveau inférieur, reliés directement à la piste.
Ensemble, les bâtiments forment un ensemble cohérent, structuré par l'alignement, la distance et la vue, permettant aux éléments nouveaux et existants de se développer à partir du paysage et de fonctionner comme un espace continu de rassemblement, de travail et de retraite.
Réinventer la galerie pampéenne
Francisco Soloaga, María Guadalupe Ferrari, Valentina Perujo Corona [Argentine]
Concevoir dans l'horizontalité de la Pampa argentine — et plus précisément à San Antonio de Areco, lieu profondément ancré dans l'histoire et les traditions rurales indigènes — nous amène à réfléchir aux modes d'habitat contemporains en lien avec la vie communautaire rurale, inhérente au folklore. La nouvelle architecture devait respecter le paysage. La Madreselva et établir un dialogue avec les structures existantes, en adhérant au principe de « toucher la terre en douceur ».
Le caractère atypique de la conception d'un ensemble résidentiel et d'espaces communs en milieu rural nous offre l'opportunité de réinterpréter la traditionnelle galerie de la maison individuelle. Dans ce nouveau contexte, cet élément individuel devient collectif, se transformant en un seuil entre le public et le privé ; un espace de rencontres quotidiennes.
Partant de ce concept, nous avons configuré un système d'anneaux qui structure le projet. La trame spatiale qui régit ces anneaux est légèrement pivotée pour s'aligner sur l'implantation des bâtiments existants, créant ainsi une harmonie au sein de l'intervention et permettant simultanément de tracer un axe longitudinal traversant le terrain et reliant le projet à l'accès initial du site.
Le système se compose de deux anneaux semi-couverts et d'un anneau ouvert. Le premier anneau semi-couvert relie les bâtiments existants, leur conférant une unité formelle et fonctionnelle. Le second anneau semi-couvert s'étend d'un module pour accueillir les logements. Enfin, l'anneau ouvert fait office de lien entre les deux premiers, intégrant l'ancienne piscine au complexe et reliant les nouveaux bâtiments aux structures préexistantes.
À l'intérieur de chaque anneau, l'anthropisation de l'espace naturel se développe tout en préservant les qualités perméables du sol, en les dotant de programmes communautaires en plein air : le feu comme réminiscence de la tradition populaire, la piscine comme vestige de l'histoire propre du site, et le belvédère (glorieta) comme à la fois abri et point d'observation.
Les structures existantes sont réaménagées dans le respect de la morphologie et de la structure d'origine de chaque bâtiment, en envisageant des usages complémentaires au projet. La maison principale, véritable élément central du secteur, accueille la réception et la salle de petit-déjeuner. La maison secondaire, ou « quincho », est conçue comme un logement de service pour le personnel d'entretien ou les propriétaires du domaine. Enfin, le hangar de stockage en tôle ondulée est transformé en serre maraîchère pour la production de légumes destinés à l'autoconsommation.
Les nouveaux logements de 1 et 2 chambres se présentent sous une forme compacte, orientée nord-est et nord-ouest (orientations privilégiées pour l'ensoleillement et la protection contre le vent), s'intégrant harmonieusement au paysage environnant. La construction intégrale en bois répond aux exigences de la construction durable et aux faibles émissions de CO2 liées à sa production.
RACINES
Iorgovan Andrei, Corduneanu Ana, Gigica Theo, Muhscina Diana Ioana [Roumanie]
La Madreselva Ce site est un lieu où paysage, mémoire et culture rurale coexistent dans un équilibre paisible. Notre proposition s'appuie sur cet environnement en adoptant le concept de RACINES comme fil conducteur : une métaphore de l'origine, du lien et de la continuité. Les racines expriment la manière dont un lieu s'ancre, se déploie harmonieusement sur le terrain et dont ses éléments individuels émergent d'un noyau commun. Cette idée a servi de fondement à une stratégie spatiale et architecturale où le projet ne se pose pas comme un objet isolé, mais se développe à partir de la logique intrinsèque du site.
Au cœur du site se trouve le bassin australien, un ancien réservoir d'eau. Plutôt que de le considérer comme un vestige, le projet le transforme en véritable cœur créatif. De là, un réseau de sentiers ramifiés s'étend sur le terrain, tel un réseau de racines. Ces sentiers serpentent entre les arbres et organisent la circulation, guidant les visiteurs vers tous les éléments du programme : les hébergements, le centre équestre, le cinéma en plein air, le terrain de padel, les espaces grill et détente, ainsi que les bâtiments existants, désormais réaménagés en terrain de padel, restaurant et réception.
Chaque unité est assemblée à partir d'une succession d'éléments simples et lisibles : une toiture soutenue par une charpente régulière, des cloisons intérieures délimitant les espaces de vie, de larges fenêtres ouvrant les pièces sur la végétation environnante et une colonnade périphérique continue de poteaux en bois régulièrement espacés. Cette structure apparente instaure un rythme structurel apaisant, ancrant les bâtiments dans le paysage tout en leur permettant de rester visuellement perméables et en harmonie avec celui-ci.
Outre l'hébergement, le projet enrichit la vie culturelle et récréative de La MadreselvaL'espace équestre comprend des écuries, un manège avec une petite tribune, et propose des cours et des excursions guidées. Le cinéma en plein air prolonge cet espace ouvert au public, en organisant des projections régulières en soirée sous les arbres et en accueillant aussi bien les visiteurs de l'hôtel que les touristes locaux.
Par son agencement spatial, son expression matérielle et son rapport au terrain, ROOTS propose un habitat qui émerge de la terre elle-même : une intervention façonnée par le contexte, la clarté modulaire et le rythme rural paisible de la Pampa. Il ne s’agit pas d’une reproduction de la vie rurale, mais d’un prolongement de celle-ci.
Finalistes
(classés par code d'enregistrement)
Un écho discret de la vie des gauchos à Arequito
Mariel Gutierrez, Daniel Gutierrez [Allemagne, Argentine] – www.marielgutierrez.com
Guardapampa
Nadia Micaela Gimenez Vazquez, Daniel Alejandro Espinoza Guzman [Uruguay] – www.tacto-estudio.com
Projets en vedette
(classés par date de demande)
Même si tous les projets ne sont pas retenus pour la phase finale, nous sommes convaincus que beaucoup méritent d'être mis en avant ! C'est pourquoi nous avons créé cette section spéciale afin de promouvoir les créations les plus innovantes et les talents émergents de notre communauté internationale.
Soumettez votre demande de publication de votre projet sur notre site web et nos comptes Instagram.
LA MADRESELVA
Ismael García, Ladislau Cassoba, Albertina Sabino, Jorge Neto
Le concept du projet est directement lié aux aspects culturels et à la vie quotidienne de la gaucho personnes. gaucho La culture est centrée autour le traditionnel payada des cercles, qui servent de point de départ au développement et à l'organisation spatiale du programme architectural.
Le payada est un rituel où les gens se rassemblent autour d'un feu pour échanger, écouter de la musique et déguster une boisson traditionnelle. Inspiré par ce geste collectif et circulaire, le concept de LA MADRESELVA Elle émerge d'un point central qui symbolise le rassemblement, l'appartenance et la communauté. Ce noyau définit l'organisation radiale du projet.
S'inspirant de la logique des villages ruraux traditionnels, le projet adopte un plan structuré autour d'un espace central partagé, où se déploie la vie quotidienne collectivement. De ce noyau rayonnent plusieurs axes, guidant les circulations, encadrant les vues et répartissant les logements. Ainsi, le projet propose une interprétation contemporaine de l'habitat rural, où la géométrie radiale symbolise l'unité, l'équilibre et le lien entre l'individu, la communauté et le paysage.
La forme radiale exprime une conception ancestrale de l'habitat collectif : chaque logement s'ouvre sur le paysage environnant, converge vers l'espace commun et se relie à l'ensemble par des cheminements organiques qui invitent à la découverte et aux échanges. La place centrale, véritable point d'articulation, concentre les fonctions communes telles que les espaces de rassemblement et la circulation piétonne. Ainsi, le centre devient le cœur du complexe, favorisant la cohésion, les rencontres et une perception spatiale claire.
L'aménagement du site respecte le relief naturel et met en valeur les vues sur le paysage rural, tout en favorisant la ventilation naturelle et une abondante lumière naturelle grâce à de multiples ouvertures sur l'extérieur. Les volumes sont orientés de manière stratégique afin d'offrir de larges perspectives depuis les espaces de vie et les espaces privés, tout en préservant l'intimité et en assurant une protection solaire optimale. Cette approche garantit un confort thermique optimal, une utilisation efficace de la lumière naturelle et une intégration harmonieuse avec l'environnement naturel. En contexte rural, la géométrie radiale renforce le lien direct entre l'espace bâti et le paysage, enrichissant ainsi la vie en communauté.
Les sentiers organiques, ainsi que l'intérieur des hébergements, seront réalisés en pierres naturelles locales, disposées de manière à préserver la perméabilité du sol et à favoriser l'écoulement des eaux pluviales. Cette solution renforce le caractère rustique du lieu et intègre les sentiers au paysage, assurant une transition harmonieuse entre l'espace bâti et le terrain environnant. Les pierres sont agencées de façon irrégulière et organique, épousant la topographie et les courbes naturelles du sol, ce qui évite les grands travaux de terrassement et préserve le caractère spontané de l'implantation. Outre son aspect fonctionnel, le pavage en pierre introduit une dimension de mémoire et de tradition, évoquant les anciens chemins des fermes et des villages ruraux des plaines de la pampa. Le langage architectural se définit par l'expression naturelle des matériaux – murs en BTC, structure en bois et toiture en tuiles de céramique traditionnelles – se traduisant par une architecture rustique contemporaine où la matérialité n'est pas seulement décorative, mais partie intégrante de la construction et de l'expression architecturale.



































































































