ANNONCE DES GAGNANTS

The Field Station

ANNONCE DES GAGNANTS

The Field Station

Résultats du concours du 19/01/2026

Le concours invitait les participants à imaginer un campus de recherche multidisciplinaire au sein du domaine Shenk, une réserve naturelle isolée le long de la rivière Severn en Virginie (États-Unis). Immergé au cœur de zones humides et de forêts, le concours encourageait les participants à explorer la relation complexe entre l'architecture et l'un des écosystèmes les plus fragiles de la côte Est. Le défi consistait à concevoir un projet susceptible de favoriser l'innovation, la recherche et la collaboration entre diverses disciplines, des sciences et des arts aux technologies et au-delà. Plus qu'un simple bâtiment fonctionnel, The Field Station Il a été conçu comme un modèle de conception résiliente : un lieu où la forme bâtie et le paysage naturel coexistent en harmonie, s’adaptant avec grâce aux défis du terrain et du climat du site.

Les projets lauréats ont été salués pour leur sobriété poétique, leur conscience écologique et leur respect du lieu. Le jury a particulièrement apprécié les conceptions qui parvenaient à un équilibre harmonieux entre richesse des matériaux et légèreté structurelle, créant des espaces propices à la contemplation, intemporels et profondément ancrés dans le paysage. Certains projets se sont distingués par leur modularité et leur utilisation inventive des matériaux, traduisant la conscience environnementale en une précision à la fois esthétique et technique. D'autres ont puisé leur inspiration dans les principes de la nature, transformant le biomimétisme en formes architecturales, des structures incarnant l'adaptabilité, la résilience et l'harmonie avec les zones humides. Ensemble, ces visions reflétaient un engagement commun envers le développement durable, l'innovation et la force tranquille de l'architecture en dialogue avec la nature.

Terraviva félicite chaleureusement tous les participants pour leur créativité et leur dévouement, dont les propositions inspirantes ont contribué à une exploration significative de la conception durable et contextuelle.


Un merci spécial à AIA Virginie et Sea Grant Virginie pour avoir activement soutenu ce projet et contribué à promouvoir des idées novatrices pour l'avenir de la propriété Shenk.

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1st PRIX

Ombres de la Severn 
Matias Fidel Moyano, Julieta Derdoy [Argentine]

Émergeant du fleuve, une silhouette sombre apparaît, suspendue au-dessus des zones humides. Son poids record peau noircie Elle absorbe la lumière, se fondant dans l'ombre, de sorte que l'eau, les arbres et le ciel prennent le pas sur l'architecture elle-même. Le bâtiment ne s'approprie pas le paysage : il le met en valeur.

Une jetée élancée et stable s'avance vers nous, m'invitant à la rejoindre. En y posant le pied, je sens le rythme de la marée en contrebas, l'immensité de l'horizon. La jetée me porte doucement vers la réception, le seuil où commence le voyage.

Quatre ailes se déploient à partir d'un seul cœur. Au centre, point d'enceinte, mais une clairière ouverte : un fragment du lieu contenu en son sein. Ici convergent tous les chemins et toutes les expériences. Le murmure de la rivière se mêle aux voix, aux idées et au pouls silencieux des échanges.

D'un côté, l'aile de la rencontre, vibrante avec des mouvements et des conversations. D'un autre côté, l'aile de l'expérimentation, où la clarté guide la recherche et où la lumière du jour inonde les laboratoires. Plus loin encore, l'aile du retrait s'étend dans la forêt : de petites chambres pour se reposer, où le silence et la solitude invitent la réflexion à s'installer et à s'enraciner.

Suspendu au-dessus des zones humides, le bâtiment ne pèse jamais sur le sol. Il le touche à peine, laissant passer l'eau et la végétation, permettant à l'écosystème de respirer. Son bois noirci n'est pas seulement un matériau, mais un geste : de renouveau, d'humilité, d'écoute.

De la rivière à la forêt, de l'obscurité à la lumière, de l'énergie collective au calme introspectif, l'architecture se déploie comme un dialogue continu.

PROGRAMME _ Quatre ailes allongées s'étendent sur le site, restant immergées dans le paysage.

ASSEMBLAGE – Un système modulaire permet une construction flexible, minimisant l’impact et permettant une adaptabilité au fil du temps.

MISE EN PLACE _ Surélevée sur de minces pilotis pour protéger les zones humides et préserver les flux naturels.

CENTRALITÉ _ Toutes les ailes convergent vers un cœur commun, favorisant l'échange, la collaboration et le dialogue.

MATÉRIAU _ Le bois noirci issu de sources durables encadre le paysage et crée une atmosphère propice à la contemplation.

ATMOSPHÈRE – Le noir invite à la contemplation, encadre la nature et favorise un échange de connaissances plus profond.

"Une proposition claire et structurée qui crée des espaces propices à la contemplation et une atmosphère sereine. Riche en matériaux et d'une simplicité raffinée, le projet allie présence et retenue. Assuré, poétique et d'une force tranquille.

Sandra Baggerman – Trahan Architects

« Presque telle une ruine, Shadows of the Severn semble avoir toujours été là. D'une élégance discrète, elle flotte avec une structure minimaliste, comme des doigts dans l'eau. Une organisation rationnelle et rigoureuse structure l'espace sur l'eau, permettant de percevoir tout ce qui s'y passe et d'interagir. Discrète, elle s'intègre parfaitement au lieu et à sa fonction. »

Robert V. Reis - Hanbury

2nd PRIX

Le Lumbricus 
Gergely Horváth, Gábor Horváth [Hongrie]

Le bâtiment s'élève légèrement au-dessus du sol, soutenu par de fins piliers qui le protègent des crues soudaines tout en préservant l'écosystème marécageux sous-jacent. Cette surélévation permet à la lumière du soleil et à l'air de continuer à nourrir la végétation, garantissant ainsi une perturbation écologique minimale et une sensation d'espace aéré sous la structure.

Sa forme, volontairement longue et étroite, réduit son emprise au sol et optimise la perméabilité à l'environnement. Cette géométrie est à la fois écologique et pratique : le bâtiment peut être assemblé de manière modulaire hors site, transporté par barge et installé efficacement. Sa linéarité facilite également les extensions futures, renforçant ainsi l'adaptabilité du projet dans le temps.

Extérieurement, le bâtiment est enveloppé d'une toile blanche tendue sur une fine structure d'acier. Cette enveloppe continue adoucit les volumes, lui permettant de se fondre dans les tons pâles de la forêt et du marais environnants, tandis que sa position surélevée renforce son impression de forme allongée et aérienne. Sur ce camouflage subtil, un élément audacieux se détache : un escalier associé à une jetée reliant le bâtiment à l'eau en contrebas. Sa rambarde rouge massif crée un contraste saisissant – à la fois fonctionnel et symbolique – marquant l'arrivée et apportant une touche de couleur vive au sein du paysage naturel.

À l'intérieur, l'architecture se caractérise par l'ouverture et la modularité. Des cloisons mobiles permettent aux différentes zones du plan linéaire de se transformer selon plusieurs configurations. Cette adaptabilité permet au bâtiment d'accueillir une grande variété d'usages, en plus de sa fonction principale, tantôt simultanément, tantôt successivement, en fonction des besoins. Au fil de l'année, l'espace évolue pour répondre à l'évolution des besoins, garantissant ainsi la pérennité et la vitalité du bâtiment.

En substance, le design parvient à un équilibre entre légèreté et robustesse, camouflage et expression, permanence et évolution. Il plane au-dessus de son environnement tel une structure enveloppée de tissu, à la fois discret et emblématique, offrant un modèle durable et polyvalent pour habiter des paysages fragiles.

« La modularité et la sensibilité écologique du projet se distinguent tant sur le plan esthétique que sur le plan tectonique. Le tissu blanc qui enveloppe la structure élancée est réalisé avec une grande finesse, adoucissant ainsi les volumes, tandis que le pilier d'escalier rouge constitue un geste audacieux et affirmé. »

Irem Sezer – AIA Virginie

3rd PRIX

Effet papillon 
Taulant Haxhiu, Flor Haxhiu, Blina Rabi [Kosovo]

Notre proposition, intitulée Effet papillonCe projet imagine un pôle multidisciplinaire flottant sur les eaux de la rivière Severn en Virginie, conçu comme un lieu d'apprentissage, de rencontre et d'échanges culturels. Répondant à l'appel du concours à une architecture résiliente et respectueuse du site, il intègre la recherche, l'éducation et les fonctions communautaires tout en célébrant la relation fragile entre l'humain et la nature.

Le projet s'inspire du papillon machaon, une espèce endémique de Virginie. Ses ailes symétriques et son épine centrale ont servi de muse pour la géométrie et l'organisation spatiale de la toiture. Chaque aile du papillon se traduit par un pan de toiture qui s'étend vers l'extérieur, créant ainsi des espaces abrités et dynamiques pour des activités intérieures et extérieures. Cette approche biomimétique confère à l'architecture une apparence à la fois délicate et robuste, en harmonie avec l'équilibre naturel du site.

Construit principalement en bois issu de sources durables, ce centre privilégie la chaleur, la luminosité et le respect de l'environnement. Les textures et les motifs rythmiques du bois créent un lien tactile avec la nature tout en favorisant la ventilation, l'ombrage et la récupération des eaux de pluie. Son agencement ouvert offre une grande flexibilité, permettant d'accueillir des ateliers de recherche, des programmes culturels et des événements communautaires. Grâce à des cloisons modulables, les espaces peuvent être agrandis ou réduits, garantissant ainsi un environnement polyvalent adapté aux différents utilisateurs.

Surplombant les zones humides de la baie de Chesapeake, ce pôle d'attraction est conçu pour s'adapter à l'évolution de ses conditions. Son altitude et son faible impact environnemental minimisent les perturbations écologiques, tandis que sa connexion aux voies navigables et à un sentier terrestre discret garantit l'accessibilité. Le projet anticipe les effets futurs du changement climatique en adoptant des stratégies qui favorisent la transformation plutôt que de s'y opposer.

Ce pôle fait office de médiateur entre les disciplines et les écosystèmes. Chercheurs, artistes et membres de la communauté peuvent interagir dans des espaces partagés qui estompent la frontière entre intérieur et extérieur. Des vues encadrées sur l'eau, la forêt et les marais transforment le paysage environnant en un collaborateur actif dans le processus d'apprentissage.

En fin de compte, Effet papillon Elle incarne la transformation, la résilience et l'harmonie. Plus qu'un bâtiment, c'est une plateforme de collaboration, de responsabilité environnementale et de dialogue culturel. S'inspirant du symbolisme du papillon, symbole de changement et d'équilibre, le projet crée une architecture vivante qui s'adapte à son contexte, offrant une vision à la fois poétique et pratique. the Field Station.

« Butterfly Effect traduit le biomimétisme en un langage architectural élégant. La légèreté et l'adaptabilité de la structure en bois reflètent l'équilibre fragile des zones humides tout en accueillant divers programmes grâce à une organisation spatiale fluide. Le symbolisme et la sensibilité technique du projet évoquent la transformation, la résilience et l'harmonie avec le site. »

Daniel Perez – Studio Perez

Mentions dorées

(classés par code d'enregistrement)

Le nid de la recherche 
Sascha Roehren [Allemagne]

Le Nid de Recherche est conçu comme un centre résilient et adaptable, en harmonie avec son environnement fragile de forêt et de zones humides. Surélevée sur des fondations à vis, la structure évite les perturbations importantes du sol, permet la réversibilité des travaux et assure la protection contre la montée des eaux et les ondes de tempête. Son emprise au sol réduite et sa position surélevée minimisent l'impact écologique tout en garantissant son adaptabilité à long terme.

L'arrivée est conçue comme un élément du récit spatial. Les visiteurs empruntent une passerelle surélevée, suspendue au-dessus du sol forestier et des berges de la rivière. Ce chemin préserve la végétation fragile et offre de nouvelles perspectives, transformant le trajet lui-même en une expérience de découverte. L'accès est possible à pied ou en bateau, un petit quai servant de point d'entrée discret et proposant un service logistique.

La forme circulaire organise le programme en une boucle continue tout en permettant une diversité fonctionnelle. Les studios de recherche, les laboratoires et les espaces d'expérimentation sont volontairement répartis plutôt que concentrés, créant ainsi des zones d'intérêt au sein du bâtiment. Des espaces de coworking, une bibliothèque et un amphithéâtre facilitent les échanges entre les disciplines, encourageant la collaboration et le partage. Des bureaux administratifs et des logements modestes assurent le fonctionnement quotidien et les séjours temporaires, tandis que les espaces communs constituent le cœur social de la station. La flexibilité est intégrée à chaque zone grâce à des structures ouvertes et des cloisons mobiles, permettant ainsi aux espaces de s'adapter à l'évolution des besoins.

La matérialité souligne l'identité du projet. La structure principale, en bois, est en lien direct avec la forêt environnante et met l'accent sur la construction durable. Les éléments métalliques, d'un rouge chaud, servent à la fois d'orientation et font subtilement écho aux couleurs saisonnières des marais, conférant à l'architecture une présence à la fois singulière et contextuelle. La façade est conçue comme un assemblage de poteaux de bois évoquant un nid, enveloppant le bâtiment d'une peau protectrice et perméable. Cette structure organique filtre la lumière, projette des ombres dynamiques et estompe la frontière entre intérieur et extérieur, intégrant visuellement la station à son environnement naturel.

Le Research Nest est bien plus qu'un bâtiment : c'est un cadre de collaboration et d'observation, fondé sur la résilience et le respect de l'environnement. Surélevé au-dessus des zones à risque, construit selon des méthodes à faible impact et inspiré par la nature, il incarne une vision à long terme de coexistence harmonieuse avec les paysages vivants du littoral virginien.

« Une réponse très simple et poétique qui fusionne architecture et paysage. La proposition témoigne d'une clarté conceptuelle inspirante, alliant intelligence et esthétique. »

Olga Aleksakova – Architectes Cloud

Serendipity 
Seheon Kim, Geunah Kwon, Taehee Mun [République de Corée]

Tout comme Alexander Fleming a découvert la pénicilline par hasard, la « sérendipité » désigne les découvertes créatives nées de l'aléatoire et de l'erreur. Le projet vise à créer un campus qui tire parti des fluctuations aléatoires des marées comme facteur de transformation spatiale, favorisant ainsi les rencontres, les interactions et les événements inattendus. Des bassins concaves, situés à des endroits stratégiques de la plateforme où se déploient divers programmes, modulent dynamiquement les relations et les flux entre ces programmes en s'immergeant ou en émergeant tout au long de la journée, au gré des variations du niveau de l'eau.

Les parcours de circulation indépendants et les configurations de programmes typiques des campus de R&D universels éliminent la possibilité de rencontres fortuites, provoquant une rupture dans la communication et la convergence interdisciplinaires. L'idée centrale, qui vise à créer des rencontres fortuites, se concrétise par un « étang » concave. Proposé entre les différents programmes du campus, cet étang se remplit d'eau au gré des marées quotidiennes ou sert d'espace polyvalent concave, redéfinissant constamment les flux de circulation, l'espace et les relations entre les programmes.

Le campus flottant, relié à la terre ferme par un pont qui représente métaphoriquement les quais fluviaux situés à proximité, est accessible aux piétons et aux bateaux. Sa structure composite de pontons et de systèmes d'amarrage par câbles s'adapte aux crues du fleuve et au recul futur du littoral dû à la montée du niveau de la mer. La section transversale ondulée du campus, qui rappelle la topographie du lit du fleuve, révèle des « étangs ». étangs Les abords du fleuve servent également de quais, reliant l'intérieur et l'extérieur des bâtiments. La forme incurvée de ces bassins a été minutieusement ajustée en fonction des données de marée du site.

Les programmes sont répartis sur une plateforme flottante carrée, ceux-ci étant hiérarchiquement zonés le long de l'axe terre-rivière, agencés de manière à maximiser l'effet de l'étang. Des programmes plus calmes comme les bureaux et hébergementmodationL'espace, comprenant notamment une zone d'accueil piétonne, est orienté vers la terre. Plus près du fleuve, des programmes dynamiques tels que des studios de R&D, des restaurants, des laboratoires de recherche et des zones d'essais se côtoient, créant une plus grande diversité. Ces programmes ont été conçus pour s'adapter à différentes situations dans un espace restreint. et la L'aménagement proposé tenait compte de la possibilité d'intégrer d'autres programmes et de la survenue d'événements imprévus au cours de la journée.

Les modules sont conçus pour avoir une perméabilité unique pour chaque module en ajustant et en mélangeant le ratio de coquilles d'huîtres, de sable et de liants naturels. Les murs en gabions, fabriqués à partir de coquilles d'huîtres, servent de brise-lames et sont ancrés le long des bords du bâtiment.

« Ingénieux, évocateur et percutant. Une mise en page intrigante associée à une exploration programmatique réfléchie. Un projet fascinant qui suscite la curiosité et récompense l'engagement. »

Sandra Baggerman – Trahan Architects

Aqua Folium 
Jing Chen, Yanci Chen [USA]

La station de terrain proposée sur la propriété Shenk est conçue comme un seuil vivant – une architecture minimaliste et adaptative qui coexiste avec les rythmes écologiques des zones humides de la rivière Severn. Inspirée par Hytrocotyle Spp., une espèce connue pour sa capacité à prospérer en symbiose avec la flore environnante, le bâtiment incarne une philosophie de cohabitation avec la nature plutôt que de s'imposer à elle.

Situé dans un paysage délicat où la forêt rencontre le marais et eau douce cède au sel, the Field Station apparaît comme un médiateur entre la terre et l'eau, l'humain et le non-humain, la permanence et le changement. Plutôt que dominer L'architecture se retire du site, créant une série de structures aériennes surélevées qui semblent flotter au-dessus du sol instable. Cette stratégie permet non seulement d'anticiper la montée des eaux et les inondations, mais aussi de préserver l'écologie du sol existant, permettant ainsi à l'eau et à la végétation de poursuivre leurs cycles naturels sous le bâtiment.

La forme du bâtiment, volontairement sobre, se compose d'un réseau de pavillons et de plateformes reliés par des passerelles à ciel ouvert. Cette approche fragmentée atténue l'impact sur le site tout en reflétant le caractère patchwork des zones humides. Chaque pavillon abrite une fonction modulable – laboratoires de recherche, studios de R&D, salles de conférence et hébergements temporaires – conçue avec des cloisons mobiles et des systèmes modulaires pour s'adapter à l'évolution des besoins. La transparence et la porosité caractérisent l'architecture, assurant une circulation fluide de la lumière, de l'air et des vues entre les espaces intérieurs et la canopée forestière environnante.

Sur le plan des matériaux, la conception privilégie les ressources locales, renouvelables et résistantes aux intempéries. Les structures en bois s'élèvent sur pilotes Les fondations évoquent les maisons sur pilotis traditionnelles des régions côtières. Les façades intègrent un dégradé de panneaux pleins et perméables, faisant écho au rythme visuel de densité et d'ouverture des zones marécageuses. Les toitures en pente douce collectent l'eau de pluie pour la réutiliser tout en créant des habitats pour les pollinisateurs grâce à des toitures végétalisées intégrées. Chaque élément de construction est conçu pour vieillir avec grâce, inscrivant ainsi le passage du temps dans le récit architectural.

L'idée de symbiose est au cœur de ce projet.the Field Station Le site fait office à la fois de lieu d'accueil et d'habitat. Des salles de classe en plein air s'étendent jusqu'au marais, où les étudiants peuvent observer directement les bassins de marée et la faune. L'espace de conférence se transforme en amphithéâtre ouvert sur une clairière propice aux rassemblements publics ou à la contemplation. L'accès par voie fluviale est mis en valeur par un petit quai et une plateforme d'embarquement, soulignant le lien primordial du site avec le fleuve.

Cette architecture n'est pas qu'un simple abri pour la recherche ; c'est un prototype de coexistence. En privilégiant la résilience et l'adaptabilité, elle illustre comment les environnements humains peuvent évoluer au rythme des changements écologiques plutôt que de leur résister. The Field StationSon organisation fragmentée, sa matérialité réactive et sa structure surélevée démontrent que l'architecture peut collaborer avec la nature, en participant aux cycles des zones humides, des forêts et des marées.

En définitive, le projet se positionne à la fois comme un sanctuaire et un laboratoire : un espace où le savoir se cultive, où se croisent diverses disciplines et où la présence humaine s’inscrit dans un continuum écologique plus vaste. Le Seuil Vivant n’est pas un fin en soi, maisune invitation – un cadre architectural à travers lequel les générations futures pourront imaginer de nouvelles formes de vie en harmonie avec les paysages changeants de notre époque.

« Une approche résolument plus qu'humaine de l'architecture intégrée, qui conserve sa modularité tout en s'intégrant dans un environnement organique et flexible. La coexistence émane des structures et leur faible impact environnemental favorise une philosophie de retour à la nature. »

Isabella Bhoan – Weston Williamson + Associés

Station de terrain – L’architecture comme instrument d’observation 
Navid Hajialiakbarghomi, Mehdi Akrami [Allemagne – Iran]

The Field Station Elle est conçue comme un instrument architectural pour l'étude de la nature — une structure conçue non seulement pour observer son environnement, mais pour s'y immerger. transforms observeL'architecture s'inscrit dans une condition spatiale, devenant ainsi un acte de recherche. Le projet redéfinit le rapport entre forme bâtie et paysage, proposant un modèle où l'adaptation remplace la résistance et le dialogue remplace la confrontation.séparation.

LoSitué dans les zones humides de la côte est de la Virginie, le projet occupe un seuil écologique fragile où convergent mer, marais et forêt. Ce paysage dynamique est continuellement remodelé par les rythmes des marées, les variations de la végétation et…et la montée progressivel’élévation du niveau des mers à l’échelle mondiale, due au changement climatique – un processus qui redessine perpétuellement la frontière entre la terre et l’eau.

Au lieu de s'élever au-dessus de ces forces, the Field Station elle les englobe, situant l'architecture au sein d'une lienvironnement vivant système.

La stratégie d'implantation du bâtiment répond à trois strates naturelles : l'eau, le marais et la forêt. Il est situé précisément à l'intersection de ces strates, assurant une interaction simultanée avec chacune d'elles tout en évitant de perturber la végétation existante.ation.

L'accès est esPrincipalement structuré autour de l'eau, grâce à un petit quai qui ancre le projet dans son contexte de marée, le site est traversé par un sentier piétonnier secondaire qui crée une transition progressive entre les mondes terrestre et aquatique.

SPartiellement, le projetL'établissement s'organise autour d'un axe circulaire, ce qui maximise l'exposition au paysage environnant et favorise un sentiment d'activité collective en son sein. La géométrie circulaire génère à la fois une ouverture sur l'environnement et une connexion avec l'intérieur.cour donnant sur le jardin — un vide ouvert qui capture un fragment vivant du sol naturel. Cette dualité transforme the Field Station dans un récipient destiné à la fois à l'observation et à la réflexion.

Sur le plan fonctionnel, l'architecture est conçue comme un système hybride à plan ouvert.m qui permet la continuitéreconfiguration intérieure. Les fonctions fermées telles que les laboratoires et les salles d'essai sont regroupées dans un noyau central solide, tandis que les espaces périphériques — notamment les studios de recherche, les salles de coworking, la bibliothèque et l'auditorium — restent ouverts., défini uniquement par la fourrureéléments de nature et de service.

Cette logique spatiale à gros grains permet une grande flexibilité, transformant le bâtiment en une structure adaptable qui évolue au gré des besoins de la recherche.

Sur le plan matériel et technique, la conception adhère à deux principes directeurs.es : préfabrication et Durabilité locale. Le toit en zinc incliné, inspiré de l'architecture vernaculaire régionale, collecte l'eau de pluie et supporte des panneaux photovoltaïques pour une autonomie énergétique. Une structure en bois assure la renouvelabilité et la légèreté, tandis que…fondation ual — combinéeGrâce à ses colonnes télescopiques en acier et à ses pontons flottants, le bâtiment peut s'élever et flotter au fur et à mesure de la montée progressive du niveau de la mer. Cet équilibre adaptatif permet une coexistence durable avec une réalité hydrologique en constante évolution.

En fin de compte, tla station de terrain transcElle met fin à la notion d'abri statique. Elle devient une interface sensorielle et écologique — un organisme réactif qui enregistre, réagit et participe aux processus qui définissent son contexte.

Ici, l'architecture n'est pas la toile de fond de observer la nature, mais tLe médium même par lequel la nature est continuellement observée, mesurée et réimaginée.

« Field Station est une forme paramétrique mais réalisable. Épurée et élégante, elle évoque des formes aquatiques. Bien que le concept manque probablement d'une flexibilité authentique, il communique un lien avec le lieu d'une manière puissamment sobre. Contrairement à de nombreuses structures paramétriques proposées, celle-ci est simplement construite à partir de matériaux et de systèmes facilement disponibles. »

Robert V. Reis – Hanbury

Atterrissage en douceur : un sentinelle des zones humides 
Dao Wu [USA]

Vision du projet

Ce projet propose une intervention architecturale à la fois radicale et respectueuse d'une zone humide côtière fragile de Virginie. Conçu comme un organisme vivant plutôt que comme un objet statique, the field station Cette plateforme de convergence interdisciplinaire réunit scientifiques, artistes, ingénieurs et grand public pour étudier, créer et interagir avec cet écosystème dynamique. Son architecture, véritable manifeste de symbiose adaptative, est conçue non pour dominer le paysage, mais pour le survoler, préservant ainsi l'hydrologie et l'écologie fragiles du marais.

Concept architectural : L'anneau suspendu

L'élément central est un anneau unique et léger, suspendu au-dessus de la zone humide. Cette forme symbolise l'unité, la continuité et l'égalité de toutes les disciplines qui la composent. Elle est soutenue par un système de câbles d'acier rayonnant depuis un pylône central. Cette structure tendue, semblable à une roue à rayons, permet une empreinte écologique minimale : le bâtiment ne touche le sol qu'en un seul point, réduisant considérablement son impact écologique et laissant l'eau, la faune et les processus naturels circuler librement en dessous.

L'anneau est construit de manière modulaire à partir de segments d'arc préfabriqués identiques, ce qui facilite une construction efficace et une reconfiguration ultérieure. Cette modularité évite la rigidité monotone des grilles rectilignes et crée un espace fluide et continu qui encadre des vues panoramiques sur le marais, la pinède et la baie.

Organisation et flexibilité des programmes

Le plan circulaire s'organise selon un gradient d'intimité et d'accessibilité. L'anneau intérieur, face au vide central, est une « Promenade de Recherche » publique : un espace de circulation et de rassemblement continu qui s'ouvre sur la vaste cour suspendue en contrebas. L'anneau intermédiaire abrite les principaux modules programmatiques : studios de R&D, laboratoires (humides et secs), administration et hébergement. L'anneau extérieur, revêtu de baies vitrées ouvrantes toute hauteur, offre une interface directe avec la nature environnante.

Au cœur de cette mission réside la relation subtile entre collaboration et concentration. Les studios de R&D, conçus comme des espaces collaboratifs, sont ouverts sur la promenade, favorisant ainsi les échanges. Les laboratoires, quant à eux, sont organisés de manière à contrôler l'accès, leurs limites extérieures étant dotées d'un couloir d'observation ouvert au public, transformant le processus scientifique en une exposition vivante. Un espace d'essais de prototypes, adjacent aux laboratoires, sert de « scène » dynamique pour les expériences à grande échelle, visibles de tous. Les espaces communs tels que la cafétéria, la bibliothèque et l'amphithéâtre occupent un secteur dédié, facilement accessible mais pouvant être fermé en dehors des heures d'ouverture.

Conception réactive et résiliente

La station est intrinsèquement résiliente. Élevée au-dessus du niveau historique des hautes eaux, elle est à l'abri des inondations dues aux marées et de la montée du niveau de la mer. Le pylône central fait office de noyau multiservices, abritant la circulation verticale, les réseaux et un observatoire sur le toit. La position surélevée du bâtiment et ses vastes surfaces vitrées créent une transition harmonieuse entre l'intérieur et l'extérieur, tout le périmètre pouvant être ouvert sur l'extérieur, permettant ainsi aux sons, aux brises et à la vitalité de la zone humide de pénétrer à l'intérieur.

Conclusion

Plus qu'un simple bâtiment, cette station de recherche est un gardien de l'environnement et un symbole d'espoir en une coexistence harmonieuse. Elle démontre que l'innovation humaine ne doit pas nécessairement se faire au détriment du monde naturel. En s'enracinant délicatement dans la terre et en s'élevant vers le ciel, elle crée un espace profond et poétique propice au travail interdisciplinaire indispensable à la compréhension et à la préservation de nos fragiles zones côtières.

« Ce projet illustre avec brio la réponse créative de l'auteur à un contexte délicat, aboutissant à un bâtiment à la fois emblématique et minimaliste. Il constitue une intervention marquante à la croisée de la nature et de l'architecture. »

Jun Deng - KPF

Mentions honorables

(classés par code d'enregistrement)

Station marémotrice 
Chadha Brahmi, Koussay Hamdi [Tunisie]

TIDAL STATION est conçue comme une station de terrain intégrée à la lisière de la propriété Shenk, pensée pour minimiser les perturbations tout en permettant une interaction immersive avec le paysage. Dès le départ, notre principe directeur était de réduire au minimum l'impact sur le terrain, afin que l'architecture devienne un médiateur plutôt qu'une contrainte.

Pour ce faire, le complexe se compose de volumes fragmentés répartis sur le site. Leur échelle et leur densité suivent le gradient écologique : les éléments les plus imposants ancrent le côté terre, tandis que des interventions plus petites et plus légères apparaissent plus près de la fragile lisière de la zone humide. Cette approche reflète la succession naturelle de la végétation – les grands pins cédant la place aux arbustes, aux herbes et aux plantes de marais – et garantit que la présence bâtie s’estompe à mesure que le paysage devient plus fragile.

La stratégie de fragmentation réduit non seulement l'impact, mais enrichit aussi l'expérience. Des sentiers serpentent entre les volumes, offrant de multiples itinéraires et perspectives, de sorte qu'aucune visite du site ne se ressemble. Visiteurs et chercheurs sont ainsi invités à investir le paysage différemment à chaque fois, au gré des vues et des rythmes changeants selon le chemin emprunté.

L'ensemble du complexe est surélevé de 2.5 mètres sur pilotis, préservant ainsi les flux naturels d'eau, de sol et la faune sous-jacente. Toutes les structures sont conçues comme des modules préfabriqués en acier, bois et verre, démontables, reconfigurables et réutilisables avec un minimum de traces. L'alternance de surfaces opaques et transparentes crée un subtil jeu d'ombre et de lumière, faisant écho au caractère dynamique de la zone humide elle-même.

Au fond, le projet n'est pas un objet posé sur le paysage, mais plutôt un système qui imite et enrichit son environnement. En privilégiant la réversibilité, la modularité et le respect de l'environnement, la conception garantit que the field station appartient à son site, suffisamment présente pour soutenir l'activité scientifique et humaine, mais suffisamment discrète pour disparaître une fois sa mission accomplie.

Station postale 
Gleb Goncharenko, Kseniia Zabardygina [Slovaquie]

Le concept du projet repose sur la création d'un système de transformation spatiale extrêmement flexible. La conception introduit une série de modules, chacun équipé de quatre cloisons mobiles. Grâce à un système de charnières spécifique, chaque cloison peut s'ouvrir dans les deux sens ou être soulevée à l'aide de vérins à gaz. Ainsi, les modules peuvent soit s'ouvrir complètement et se fondre dans l'espace intérieur environnant, soit se refermer et devenir des espaces de rangement compacts pour le mobilier et le matériel, jusqu'à leur prochaine utilisation. Ces modules fonctionnent comme des « espaces modulables », capables d'adapter leurs fonctions selon l'usage du bâtiment.

Les modules s'organisent selon une grille claire, créant des espaces intermédiaires variés et facilitant l'orientation. Un toit en appentis canalise la lumière et l'énergie : des puits de lumière orientés au nord diffusent une lumière naturelle douce et non éblouissante, sans risque de surchauffe, tandis que les versants sud accueillent des panneaux photovoltaïques. Compte tenu du contexte de zone humide, le bâtiment repose sur pilotis afin de minimiser les travaux de terrassement et l'impact écologique, tout en garantissant sa résistance aux inondations. Le niveau du sol est surélevé de 1.5 mètre, et un ponton supplémentaire, équipé de rails de guidage, est prévu pour protéger la structure en cas de crues importantes. L'accès se fait par deux jetées, l'une pour les chercheurs et l'autre pour les étudiants et les visiteurs, avec une entrée terrestre supplémentaire au sud.

Plusieurs modules fermés peuvent être transformés en chambres temporaires pour les chercheurs ou les étudiants. La cuisine, équipée d'une kitchenette partagée pour la préparation des repas, peut également servir de café en libre-service pour les visiteurs (café, thé, en-cas). Un module abrite un espace de stockage à sec et un congélateur, permettant une autonomie alimentaire prolongée. Le bloc sanitaire comprend des toilettes, des douches, des vestiaires et des casiers. Une petite cour intérieure fait office de salle de classe extérieure ou d'espace de repos. La géométrie en ponton crée également des terrasses ouvertes qui prolongent l'espace intérieur. Lorsque les cloisons sont relevées, elles créent une ombre semblable à celle d'une pergola, renforçant ainsi la continuité entre l'intérieur et l'extérieur.

Cette approche permet la création d'espaces véritablement adaptables. En configuration standard, le bâtiment est divisé en laboratoires pour les scientifiques, en salles de classe pour les étudiants et en espaces communs comprenant une bibliothèque, une cuisine et des sanitaires. Le système transformable permet également d'envisager d'autres scénarios : l'organisation d'une conférence scientifique avec une grande salle plénière et des salles de réunion, l'organisation d'un camp d'été en archivant le matériel de recherche et en libérant de l'espace pour les activités de groupe, ou encore l'ouverture de la station au public avec des conférences et des expositions. La possibilité d'« archiver » le mobilier et le matériel à l'intérieur des modules élimine le besoin de recourir à une logistique externe.

Le projet utilise principalement le bois comme matériau de structure et de revêtement. Les cloisons mobiles, constituées de lattes de bois, présentent une apparence uniforme à l'intérieur comme à l'extérieur. L'isolation thermique est assurée par un vitrage périphérique, une toiture isolée et un plancher surélevé isolé sur pilotis. La structure modulaire offre une grande flexibilité et garantit une adaptabilité à long terme : une fois la gare désaffectée, les éléments peuvent être démontés et réutilisés comme petits pavillons, aires de repos ou points d'information le long des sentiers touristiques.

Centre de recherche côtière de Shenk
Jordan Scheuermann [USA]

Conçu à la fois comme un lieu de recherche et un refuge communautaire, le Centre de recherche côtière de Shenk redéfinit les frontières traditionnelles de l'éducation à l'environnement. Il dépasse le cadre de la salle de classe pour devenir un terrain d'étude immersif où convergent science, paysage et architecture. Situé au confluent de la rivière Severn, des marais et de la forêt, le bâtiment participe activement à son environnement écologique, favorisant plutôt que de séparer les échanges dynamiques qui caractérisent ce lieu (Fig. 01). Guidée par une approche scientifique et une sensibilité écologique, l'architecture utilise les données, l'observation et l'adaptation comme outils, façonnant des espaces qui répondent aux changements environnementaux constants et encourageant une relation de réciprocité entre le savoir humain et les systèmes naturels qu'il cherche à comprendre.

L'organisation spatiale du centre est guidée par l'ouverture et les échanges interdisciplinaires. Des frontières transparentes et des espaces partagés favorisent la collaboration entre scientifiques, étudiants et visiteurs, permettant à la recherche de se déployer comme une entreprise collective et visible. Les circulations et les zones communes convergent vers un atrium central, véritable cœur social et intellectuel du bâtiment. La porosité joue un double rôle, social et environnemental : écrans perforés, fenêtres ouvrantes et cloisons vitrées mobiles estompent les limites entre intérieur et extérieur, laissant passer la lumière, l'air et les perspectives. Côté Severn, le bâtiment s'ouvre pleinement sur les vastes panoramas fluviaux, renforçant ainsi son esprit de transparence et son ancrage au lieu (Fig. 02). Les écrans en cascade s'inspirent du toit à forte pente de Smith's Ordinary, une ancienne construction de la baie de Chesapeake, ancrant le bâtiment dans son contexte local tout en transformant une typologie historique en un langage contemporain d'ouverture et de respect de l'environnement (Fig. 03).

La durabilité et la résilience sont au cœur de la conception. Des écrans perforés ouvrants, orientés au sud, modulent l'ensoleillement, réduisent l'apport de chaleur solaire et rafraîchissent passivement les espaces intérieurs. Dans l'atrium, des fenêtres ouvrantes et un oculus de puits de lumière créent une ventilation par effet de cheminée : l'air chaud monte et aspire l'air frais, rafraîchissant ainsi naturellement les vastes espaces communs. Une approche modulaire utilisant du bois lamellé-croisé (CLT) fait appel à une ressource renouvelable et locale, intégrant le bâtiment à son environnement tout en permettant une construction rapide et en minimisant l'impact sur le paysage de cet écosystème forestier fragile (Fig. 04). Surélevée, la structure résiste aux marées montantes et aux variations du niveau de la mer, permettant à l'eau de s'écouler en dessous tout en la protégeant des aléas climatiques.

Par son intégration de la science, du développement durable et du respect de l'environnement, le Centre de recherche côtière de Shenk incarne un modèle novateur d'architecture de recherche. Il démontre que les bâtiments peuvent être collaboratifs, résilients et en parfaite harmonie avec leur environnement, tout en favorisant les activités humaines et en préservant les écosystèmes naturels. En conjuguant innovation et sensibilité environnementale, le centre transforme la recherche en une expérience visible, partagée et immersive.

La gamme modulaire 
Haonan Ma, Harry Jin, Xingye Xu, Xiaomeng Guo [États-Unis – Chine]

Station de recherche et de loisirs, le projet est situé dans une zone humide naturelle, confrontée aux fluctuations quotidiennes des marées et à l'élévation du niveau de la mer à long terme. Notre conception vise un équilibre entre temporalité et permanence, flexibilité et rigidité, intimité et collectivité, afin de répondre à ces conditions complexes.

Le bâtiment adopte une forme linéaire, s'étendant sur tout le site et progressant de la baie peu profonde jusqu'aux vasières. Des plateformes latérales permettent aux chercheurs d'accéder directement à différents milieux – sous-marins, vaseux, prairies et bois – depuis l'intérieur du bâtiment, rendant ainsi possible l'étude d'une grande diversité d'espèces.

La construction est réalisée à l'aide de modules préfabriqués assemblés sur place afin de minimiser l'impact sur la zone humide. Le processus débute par l'ancrage profond de colonnes en béton dans le sol humide et meuble, garantissant ainsi la stabilité structurelle et la durabilité à long terme. Une charpente en bois est ensuite installée sur les colonnes pour soutenir les modules. La structure de la toiture, associée à des câbles de tension, assure la résistance aux forces latérales entre les colonnes. Les modules préfabriqués sont ensuite acheminés sur le site et glissés entre les colonnes. Une fois deux modules adjacents installés, les espaces entre eux sont comblés par des raccords, tandis que des cloisons ou des portes coulissantes permettent de subdiviser les espaces intérieurs. Enfin, les modules sont revêtus d'un mélange de tôle ondulée et de panneaux de toiture en polycarbonate, formant une enveloppe protectrice contre le rayonnement solaire direct et la pluie.

Grâce à ce système de construction, le bâtiment peut s'adapter pendant des décennies, voire des siècles, à mesure que le littoral recule sous l'effet de la montée des eaux. Lorsque la structure est finalement cernée par les eaux et ne peut plus accéder à son environnement d'origine, les colonnes de béton peuvent être prolongées vers l'intérieur des terres, permettant ainsi de démonter et de réutiliser les modules à de nouveaux emplacements.

Le programme est organisé verticalement : détente au rez-de-chaussée et recherche à l’étage, garantissant ainsi la confidentialité des chercheurs. Parallèlement, l’espace de circulation à double hauteur et les espaces ouverts au public – tels que la salle de conférence et la bibliothèque – favorisent les échanges entre visiteurs et chercheurs. De plus grands espaces modulables sont créés en combinant deux modules, séparés par des portes coulissantes, pouvant servir de salle d’exposition ou d’atelier. Ces espaces flexibles permettent aux utilisateurs de configurer des configurations variées, tant au niveau de l’espace que de la circulation.

Station de terrain Ecoexistence 
Daniel Munoz [Chili]

Le Projet est conçu comme un infrastructure vivante pour une coexistence régénératrice face aux changements climatiques, ce projet, situé sur les côtes vulnérables de Virginie, répond directement aux défis urgents de la région : l’élévation du niveau de la mer, les inondations récurrentes, l’érosion côtière et la dégradation d’habitats essentiels tels que les marais et les récifs d’huîtres.

Plutôt que de résister à ces transformations, la proposition les embrasse, en concevant une structure qui est modulaire, résilient et adaptable. The Field Station Elle fonctionne simultanément comme plateforme scientifique et comme médiatrice avec le paysage, permettant à la fois la recherche et la restauration écologique. Ce n'est pas un bâtiment statique, mais un organisme amphibie— un hybride entre une machine à connaissances et un écosystème intégré.

Le système architectural est basé sur un fondation amphibieDes pieux de guidage en béton associés à des flotteurs en polyéthylène permettent, en conditions normales, de maintenir le bâtiment à 0.8 m du sol, laissant ainsi l'eau, la végétation et la faune marine circuler librement en dessous. Lors des crues, les flotteurs soulèvent la structure, lui permettant de flotter tout en restant stabilisée par les pieux de guidage. Cette conception garantit une durée de vie plus longue et une meilleure intégration aux cycles naturels du site.

La configuration modulaire permet à la station de fonctionner comme une campus de recherche flexibleChaque module peut accueillir des laboratoires spécialisés, des studios de R&D, des zones d'essai, des hébergements ou des espaces communs. Le Systèmepermet:

ExpansionDe nouvelles unités peuvent être ajoutées pour répondre aux nouveaux besoins de recherche ou aux événements climatiques.
RelocalisationLes modules peuvent être reconfigurés ou transférés vers des zones présentant des dynamiques de marée différentes.
Adaptation flottante: la structure se maintient d'elle-même à la surface de l'eau pendant les inondations.
DémantèlementLes unités peuvent être retirées sans laisser de trace dans le paysage.

Au-delà de son innovation technique, la station ambitionne de devenir une plateforme multidisciplinaireCe projet intègre scientifiques, étudiants, jeunes entreprises et communautés locales dans l'étude et l'expérimentation de stratégies d'adaptation pour la résilience côtière. Les laboratoires se concentrent sur les principaux défis du site — l'élévation du niveau de la mer, la lutte contre l'érosion et la régénération des habitats — tandis que les plateformes d'expérimentation extérieures et les toitures végétalisées offrent des laboratoires vivants pour la végétation, les pollinisateurs et la restauration du milieu marin.

La station de terrain ECOEXISTENCE est également une pôle éducatif et culturel, favorisant l'échange de connaissances, le travail collaboratif et la sensibilisation à l'environnement. Elle démontre comment l'architecture peut servir de catalyseur pour écosymbiotique Contrats à terme, où l'environnement bâti et les systèmes naturels ne s'opposent pas mais collaborent activement.

En définitive, le projet propose un nouvelle façon d'habiter le seuil terre-eau: un espace fertile, dynamique et partagé qui accepte la temporalité, embrasse la transformation et enseigne la résilience.

La promenade sauvage 
Sara Rubello [Italie]

La promenade sauvage est un projet pilote pour la création d'un pôle scientifique au sein de la réserve naturelle de Shenk Property, située dans le comté de Gloucester, en Virginie.
L’objectif du projet est de proposer une architecture dynamique et vivante qui interagisse avec son contexte, devenant ainsi une partie active de celui-ci pour faire face aux menaces environnementales présentes dans la baie de Chesapeake, en particulier la montée du niveau de la mer, qui représente un risque pour l’écosystème des zones humides.

La promenade sauvage est un centre de recherche composé d'une série de plateformes en bois disposées sur une grille modulaire de pieux et d'étais qui surélèvent le projet au-dessus du sol, protégeant ainsi les activités du centre et assurant son utilisation pendant les cycles de marée quotidiens.
L'accès principal se fait par voie maritime depuis le nord, où un quai flottant permet à différents types de bateaux d'accoster.
Un accès terrestre secondaire, constitué de passerelles en bois, relie la route forestière abandonnée au système de plates-formes.

Une composition de volumes modulaires (grille 5×5) forme le squelette du pôle scientifique, qui est divisé en zones d'accueil, administratives, de concentration, éducatives et de détente.
La transition entre ces zones s'effectue par des espaces ouverts ou semi-ouverts où la nature environnante s'infiltre dans le paysage anthropisé, devenant partie intégrante de l'architecture.
Ces espaces comprennent des pergolas à végétation caduque, des bassins verdoyants avec des espèces végétales indigènes, des pépinières pour les plantes locales endommagées par les fréquentes tempêtes, et des ouvertures dans les plateformes qui permettent à la végétation des marais d'envahir les sentiers, établissant ainsi un lien direct avec les visiteurs.

Le projet intègre également une stratégie environnementale visant à régénérer l'écosystème par la réintroduction d'espèces végétales indigènes résistantes à l'eau salée et aux marées. À long terme, il permettra notamment la stabilisation des sols et la création d'un habitat attractif pour la faune locale.
Les choix de conception témoignent d'un fort sens des responsabilités et d'un grand respect du contexte, en proposant des solutions technologiques durables qui renforcent la résilience globale du système de zones humides.

La montée anticipée du niveau de la mer et les cycles quotidiens des marées ont orienté le choix d'une architecture sur pilotis, dont certains sont mobiles (plateformes flottantes). Les pieux contribuent à compacter le sol sableux, le rendant ainsi capable de supporter le centre de recherche.
Une attention particulière a été portée à l'orientation des volumes et au traitement des façades : plus fermées et massives au nord-est, avec de petites ouvertures pour limiter les déperditions de chaleur en hiver, et plus ouvertes et vitrées au sud-ouest. Afin d'éviter une surchauffe en été, ces façades sont équipées de brise-soleil en bois à lames orientables et complétées par des pergolas plantées de végétaux à feuilles caduques.

Pour garantir un certain degré d'indépendance énergétique, des panneaux photovoltaïques sont installés sur le toit de chaque bâtiment, et un système de collecte des eaux pluviales contribue à atténuer les inondations tout en fournissant de l'eau qui est recirculée au sein du système de service du centre et utilisée pour l'irrigation.

 

Adaptation enracinée 
Wakaba Fukushi, Nene Suzuki, Kaho Nagai, Genki Mikami, Yuuki Mihashi, Hanae Ohura, Toranosuke Kunugi [Japon]

À l'instar des Amérindiens qui vivaient jadis en Virginie en harmonie avec la nature, ce projet vise à créer des laboratoires qui s'intègrent à l'écosystème et évoluent au rythme des changements environnementaux. Plutôt que d'opter pour des interventions radicales face à des changements environnementaux importants et progressifs, ce projet propose une approche architecturale qui accepte le changement et renforce la résilience par l'adaptation.

Nous réinterprétons les savoirs écologiques traditionnels pour le contexte moderne. En adoptant une disposition en bâtiments séparés, semblable à celle des établissements amérindiens, la surface constamment ombragée est réduite au minimum. Les bâtiments au sein de la pinède sont construits en évitant les arbres existants, préservant ainsi la végétation du site.

Dans le cadre de la gestion du site, les pins sont régulièrement éclaircis afin de favoriser l'ensoleillement des arbres et arbustes et ainsi stimuler leur croissance. Le bois d'éclaircie est stocké dans des fosses situées sous chaque bâtiment. Le bois séché par stockage sous-marin, ainsi que les phragmites et les coquilles d'huîtres récoltées sur place, sont utilisés pour la réparation des bâtiments. Construits à partir de matériaux locaux, les bâtiments s'intègrent harmonieusement à la végétation luxuriante du domaine Schenk, créant des espaces chaleureux et apaisants. Nous proposons des systèmes non seulement durables, mais aussi régénératifs, où la nature et l'humain interagissent.

Les laboratoires sont conçus pour évoquer la présence d'une nature vivante et en perpétuelle évolution. Construits entre mer et forêt, ils s'adaptent à chaque environnement tout en offrant une sensation de sérénité. Les paillasses de recherche en acier inoxydable reflètent délicatement le paysage environnant. Des espaces qui accueillent le changement quotidien inspirent de nouvelles idées et favorisent les échanges. Des cloisons et des aménagements intérieurs modulables s'adaptent aux différentes activités, dynamisant la recherche. Intégrés à un écosystème dynamique, les laboratoires et les autres bâtiments permettent de se sentir en harmonie avec la nature tout en se plongeant dans une profonde contemplation. D'autres bâtiments sont dispersés sur le site, mais reliés par des passerelles, assurant ainsi la continuité des activités. L'entrée est conçue comme un terminal reliant les autres bâtiments, chaque structure convergeant vers le centre, évoquant les Amérindiens se réunissant autour d'un feu pour échanger. Les hébergements offrent des vues sur la nature vivante de la forêt et de la mer, créant des espaces propices à la tranquillité. La bibliothèque propose l'expérience de la lecture en pleine forêt, favorisant la concentration et la sérénité. Pour soutenir la santé physique et mentale du personnel de l'institut, des espaces de méditation et d'exercice sont mis à disposition, encourageant les activités culturelles.

Face à la montée des eaux, nous proposons des conceptions ancrées dans le territoire et capables de s'adapter aux changements, plutôt que de reconstruire à l'identique. À terme, les bâtiments flotteront, chaque plateforme servant de point d'ancrage. En intégrant les forces inéluctables de la nature, l'architecture se métamorphose au fil du temps, inspirant sans cesse les générations futures.

Dans 100 ans, dans 200 ans, ces laboratoires protégeront le milieu de vie de chaque époque et apprendront de l'environnement lui-même.

Une partie du champ 
Suzuka Kameda, Seigi Suzuki, Mahiro Taniguchi, Takeshi Hayama, Kiichi Ichikawa, Hiroki Miyakawa, Minami Miyazawa, Shunya Hirota [Japon]

Ce lieu est un site de changement et de mouvement perpétuels, où le niveau de l'eau monte et descend, la végétation croît et dépérit, les espèces migrent, se reproduisent et disparaissent. Ces éléments dynamiques interagissent de manière complexe, formant des écosystèmes sophistiqués et leurs cycles naturels. Cette terre a conservé son équilibre grâce à une transformation continue au fil du temps.

Construire sur de telles frontières vivantes exige une architecture qui embrasse le changement plutôt que d'imposer une stabilité rigide. Nous concevons une architecture qui continue d'évoluer au rythme de l'écosystème. Cette architecture s'intègre à la circulation de l'écosystème et nous rappelle… nous faire comprendre que les humains font aussi partie de l'écosystème.

L'architecture se déploie tout en se renouvelant progressivement au rythme du recul du littoral, menant des recherches pour bâtir de meilleures relations entre les écosystèmes et les êtres humains. Nous divisons le volume nécessaire au centre de recherche en unités facilement renouvelables et les décalons afin de créer un espace continu et une extension dans le paysage. Ceci permet à la fois une fonctionnalité de pôle interdisciplinaire grâce à la continuité spatiale et à l'affinité avec l'environnement naturel. La courbure de ce volume autour de la zone humide crée de la profondeur dans l'espace. La forme s'en trouve adoucie, et des relations harmonieuses avec la nature se créent.

Les matériaux qui composent l'architecture utiliser Des arbres submergés par la montée des eaux, des roseaux envahissants et des coquilles d'huîtres constituent des matériaux peu durables. Nous privilégions donc des matériaux à forte capacité d'adaptation. La structure se décompose progressivement, libère des nutriments et participe au cycle naturel du sol. Lors de la rénovation architecturale, les matériaux de construction, une fois leur rôle structurel achevé, peuvent devenir des habitats pour les organismes. Finalement, ils retournent au sol. En expérimentant avec ces matériaux organiques et hybrides au sein même de l'architecture, la palette des matériaux de construction évolue au fil de la construction. Pour permettre la décomposition et la réextension du noyau central sur le même site, la structure utilise une technique de construction en double bois, privilégiant ainsi les matériaux locaux et ne nécessitant pas d'engins lourds. 

En définitive, « Part of the Field » n’est pas un bâtiment, mais un acteur à part entière. Plutôt que de se dresser comme une entité isolée, il se fond dans la circulation écologique du lieu, fluctue au gré des saisons et du temps, subit l’érosion et la régénération successives, et devient un espace de collaboration. Ainsi, au lieu d’une architecture monumentale témoignant de la domination humaine, un équilibre émerge grâce à des matériaux éphémères et symboliques qui évoluent au contact du terrain. Le centre de recherche se renouvelle et se déplace progressivement le long du littoral, devenant un pôle de collaboration pour des chercheurs interdisciplinaires explorant de nouvelles relations entre les écosystèmes et l’humain.

Atterrissage en douceur sur un paysage incubé 
Junhyeon Song, Byom Joung Kim Kim, Jinku Kim, Taehyun Kang [Corée du Sud]

La nature se régénère par elle-même. L'intervention architecturale proposée ici ne vise pas à s'imposer à ce processus, mais à le suivre et à l'accélérer. Le projet débute par une réinterprétation du style néerlandais.RijsdammenCette technique de restauration des zones humides utilise l'énergie des marées et la matière organique. En fixant des coquilles d'huîtres à des faisceaux de branches, on favorise la sédimentation. Ces filtres sont intégrés à des aménagements de sentiers pour créer de nouveaux reliefs en amont et en aval. Ces terrains épaissis réduisent l'intrusion saline et contribuent ainsi à la restauration des zones humides. Dans les zones délimitées, la végétation naissante établit des habitats qui se développent et s'étendent progressivement. À mesure que la pénétration de l'eau salée diminue, des plantes et arbustes pionniers s'enracinent dans les vasières, consolidant le sol. Ce qui permet ensuite aux forêts de se régénérer autour de ces sols consolidés. Les pilotis du barrage, bien qu'enfoncés profondément dans le sol, restent partiellement visibles à la surface, tels des drapeaux symboliques, à l'image des vestiges de forêts fantômes.

Le système de filtration devient ainsi un axe de formation de nouvelles terres. Le long de cet axe, the field station Les « terres » s’y fondent en douceur, épousant les contours anticipés du terrain accumulé. Nature et architecture se répondent par cette ligne de médiation. The field station Conçue comme une structure légère, elle est composée d'éléments sans soudure, faciles à assembler et à démonter, pouvant être construits directement sur site. Les équipements et canalisations vulnérables aux inondations sont placés au-dessus de la structure principale, répartis dans des unités modulaires soutenues par une ossature légère. Chaque unité de construction, conçue comme un module, est située à la limite entre zone humide et forêt. Des plateformes d'observation prolongent la recherche et l'expérimentation vers le paysage en pleine croissance, reliant des chemins entre les modules programmatiques qui subdivisent de manière flexible les espaces interstitiels pour constituer un module plus vaste en forme de A. Les modules peuvent contenir des noyaux techniques ou accueillir des espaces fonctionnels vides. Bien que certaines parties du bâtiment s'étendent au-dessus de l'eau, la structure reste ancrée à terre grâce à des cadres en acier en forme de A et des câbles qui tendent légèrement les plateformes.

La séquence des bâtiments répond aux besoins programmatiques : les espaces publics occupent le module le plus proche de l’entrée accessible par bateau ; les laboratoires de recherche s’étendent au-delà ; et les logements sont situés à l’extrémité la plus calme, au plus près de la forêt. La conception prévoit des plafonds et des planchers modulables pour s’adapter à chaque fonction, avec des liaisons structurelles permettant à la fois l’agrandissement et la réduction au fil du temps. Ainsi, l’architecture incarne une approche de conception « en harmonie avec la nature », tout en évitant toute intervention directe sur les processus naturels.

En définitive, le projet ne vise pas à contrôler la transformation de la zone humide, mais plutôt à attendre, observer et vivre en harmonie avec elle. La régénération du paysage et la restauration des écosystèmes constituent le contexte essentiel de toutes les activités qui s'y déroulent. the field stationComprendre et intégrer ce processus constitue, en soi, une profonde source d'inspiration pour ceux qui l'utilisent. Dans les années à venir, à mesure que la zone humide se rétablira, the field station est envisagé comme un site vivant intégré à un paysage écologique revitalisé.

L'Anneau
Kerem Karacaoglu, Zeynep Kul, Kerem Cevani [Turquie]

YERLEŞİM et ANA TASARIM KARARLARI

Si vous êtes en train de vous aider à yapı, direk akarsunun kıyı ile birleştiği noktada, yükseltilmiş şekilde bir tam daire formunda konumlanmıştır. Il s'agit d'un appareil qui est en cours de préparation. Il s'agit d'un formulaire de commande qui vous permet de désactiver les sirkülasyon etkileşime girmesi e insan ölçeğinden yapıya bakıldığında devasa bir yapı olarak algılanmamasını sağlamaktadır. Vous avez également besoin d'un système d'exploitation et d'un système d'aide à la conduite, mais vous avez besoin d'un système économique qui vous intéresse et qui est prêt à vous aider à le faire. sağlanmıştır. Il y a peu de temps, vous avez besoin d'une nuitée pour que vous puissiez l'utiliser. Lorsque vous utilisez le système Cephe, vous devez d'abord éditer des panneaux en maille, des travaux de laboratoire et des odalardan ayırırken, sirkülasyon sırasında iç avluyla görsel etkileşim kurmakta ve yapının iç kısmına doğal ışığın ulaşmasını sağlamaktadır.

Suyun üstünde yüzen platformlardan oluşan iç avlu, yapının iki kanadı arasında sirkülasyonu sağlamasının yanı sıra, çeşitli polinatörlere ev sahipliği yapacak bitkilerle donatılmış, ve yerleştirilen amfi sayesinde hem açık hava etkinlikleri hem de açık hava dersleri yapılması sağlanmıştır. Avludaki dairesel platformlar e ulaşımın sağlandığı iskele, suyun yükselmesine uyum sağlayacak şekilde hareket edilebilir şekilde önerilmiştir.

Kullanıcılar, arazi boyunca devam eden ahşap bir deck ile yapılar arasındaki sirkülasyonu sağlayıp, but yol boyunca çevredeki doğal faktörler ile etkileşime girebilmektedirler.

SÜRDÜRÜLEBİLİRLİK VE ÇEVRESEL FAKTÖRLER :

Oui, vous êtes un garçon qui a décidé de vous aider à obtenir des résultats égaux à ceux d'Edecek pendant cette période. Olası bir ekstrem hava şartlarında, yapının çift çidarlı ç cephesi, geçirgen bir perfore metal ile kaplandığı icin, yapının su tahliyesi ve müdahalesine kolaylık sağlayacaktır. Ensuite, vous me direz, karada ve suda bulunan ekosisteme minimum şekilde etki etmesi amaçlanmıştır. Il s'agit d'un système écologique qui s'en charge et qui s'occupe de la finition et du polissage. Akarsu manzarasına doğru yüksekliği azalan çatının iç yüzeyi ise, yapının enerji tasarrufuna olumlu etki sağlayacak şekilde güneş panelleriyle donatılmıştır. Vous avez déjà commencé à lire vos canaux en disant que vous êtes prêt à jouer au soleil.

YERLEŞİM VE SİRKÜLASYON:

Si vous utilisez une formule simple, vous devrez peut-être vous assurer que le dispositif d'installation est activé et qu'il est possible de le faire fonctionner. Vous avez commencé à travailler avec Sergi et vous avez commencé à travailler ensemble, mais vous n'avez pas à vous en soucier. Sergi s'est rendu à Alan Tasarlamak Yerine, Sergiyi yapının tamamına entegre etmek bu etkileşim için önemlidir.

Les laboratoires et les étudiants en recherche d'emploi, qui sont à l'origine de la situation, sont généralement confrontés à des problèmes particuliers. Mais, si vous avez des problèmes, vous devez séparer le formulaire et le faire. Alors, le laboratoire et les grandes entreprises ont recours à des méthodes de travail très efficaces, ce qui signifie qu'ils ont besoin de beaucoup d'aide. Mais en même temps, il y a des insanlarının et des disiplinlerdeki insanların çalışmalarını gözlemleyip, birbirleriyle etkileşime girebileceği et dinlenebileceği açık bir alan oluşturmaktadır.

Le restaurant et la cuisine de Gibi Ortak Kullanıma Hizmet Eden Mekanlar, eşsiz bir akarsu manzarasına bakmaktadır. Si vous avez besoin d'un dinlenme et d'un alanları, cela vous permettra de faire le plein de soleil.

Si vous êtes sûr de pouvoir utiliser votre système d'exploitation, votre système d'exploitation et votre système d'exploitation seront sûrs de vous y rendre. Vous avez dit qu'il y avait beaucoup de choses à faire et qu'il y avait des choses à faire.

Finalistes

(classés par code d'enregistrement)

Construit comme s'il avait poussé 
Yihan Chen, Yunzhi Zhang, Ziyao Wang [Chine]

Orbis Vivo – Ex Aqua, Scientia 
Michele Aruanno [Italie] 

Laboratoires tectoniques
Miles Raphael Lytle, JasperKunz [USA]

Ligne d'ancrage
Ethan Porter, Emma Vermillion, Spencer Grice, Will Payne, Melinda Jeffries, Andy Lehman, Cody Solberg, Em Butterworth, Finn McDowell [USA]

Promenade suspendue : un paysage mental de formes  
Andrea Di Cinzio, Giovanna Cassano, Giulia Catena [Italie]

Laboratoire adaptatif de la rivière Severn 
Jori Erdman, Lemara Morrell, Andrew Morrell [États-Unis]

Les archives de Tidal 
Sheryl Liao [Royaume-Uni]

Index Lab
San Yoon, Thakan Navapakpilai [Corée du Sud – Thaïlande]

Allons en Virginie 
Xiaowei Bai [États-Unis – Chine]

Biens communs des marées : assemblages hydrologiques en évolution
Buket Özkılınç, Özgür Demirsöz [Turquie]

Bateaux flottants au-dessus de la zone humide
Jianmian Zhang [Chine]

Inmiscere
Gabriel Velasco [Brésil]

Le cadre
Giacomo Vaccarino, Andreea Miahela Fron [Italie]

Section bois 
Ricardo Rodriguez, Nicole Rivera, Gloria Ccoriñaupa, Susana Chia, Hugo Dorado [Pérou]

Tidal Nexus 
Fırat Ali Fırat, Ece Yurtseven, İrem Ezgi Çiftçi, Beril Baş [Turquie]

EAU • O • ZONE HUMIDE • O • FORÊT 
Seo Yun Jung, Gyun Hak Kim, Hyeon Seok Choi, Jin Hee Lee, Jun Seong Shin, Tae Hyeok Kim [République de Corée]

Immersion 
Adrianna Sasiela [Pologne]

Pli de marée
Yining Ma [USA]

Laboratoire Beacon
Matteo Marion [Italie]

Wave : un pôle multidisciplinaire sur l'eau 
Cristian Visentin [Italie]

L'Institut Tidal 
Andrea Nicola Ferri, Raul Setim [Italie – Brésil]

Le campus des zones humides
Linda De Giacomo [Allemagne]

Eutierria 
BeatrizMartins, Richard Tsai [Brésil – Canada]

Une structure légère au toucher doux
Nini Ye [Chine]

Station de confluence 
Hadi Motevali Haghighi, Aref Valouee, Hanie Mehrasa, Negar Momenabadi, Melika Abachi [Iran]

Gardien des marais 
Denis Vdovin, AnnaTitko, NikitaPermyakov, KonstantinAndreev, Pavel Bashkin [Fédération de Russie]

The Field Station: Un centre de recherche sur les réseaux vivants 
Yael Nicolas Tapia Rodriguez [Mexique]

Passage poreux
Dasol Kang [République de Corée]

Eco Nexus
Chang Suo, Di Meng [États-Unis]

Au bord de l'eau : Centre de recherche modulaire
Han Kuo [Taïwan] 

Projets en vedette

(classés par date de demande)

 

Même si tous les projets ne sont pas retenus pour la phase finale, nous sommes convaincus que beaucoup méritent d'être mis en avant ! C'est pourquoi nous avons créé cette section spéciale afin de promouvoir les créations les plus innovantes et les talents émergents de notre communauté internationale.

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Nom(s) de l'équipe [Pays]

Recherche
Vedat Bartık, Samet Berkcan Yılmaz, Ömer Koç [Turquie] – Bekoart_- Bartikvedat - Ommer.kocc

Design Approche

Lors de la conception de notre campus, nous avons imaginé non seulement un centre accueillant des activités de recherche, mais aussi un espace encourageant la participation active de ses utilisateurs au processus de recherche. C’est pourquoi nous qualifions notre projet de Ré-Cherche évenementiels : un domaine où la recherche scientifique et l'expérience humaine se croisent, invitant à une exploration continue et renouvelée.

L'histoire humaine est le produit d'un perpétuel recherche Née de notre interaction avec la nature, la science elle-même a vu le jour grâce à cette quête permanente. Notre relation avec la nature a constamment alimenté cette recherche, poussant l'humanité à se reproduire, à penser et à découvrir sans cesse.

 Conceptuel FrameworkTA

La notion de Ré-Cherche envisage la recherche non seulement comme une activité axée sur les résultats, mais aussi comme une interminable, récurrent processus of explorationNotre conception vise à traduire cette continuité en une expérience spatiale. Les rencontres avec la nature, l'observation des environs et le désir d'explorer sont devenus les éléments fondamentaux qui façonnent la dimension expérientielle du centre. Cependant, nous reconnaissons que de telles activités comportent un risque d'impact sur l'environnement. C'est pourquoi notre projet cherche à équilibrer la relation entre l'humain et la nature de manière à ce que… tous les deux respectueux et compris.

Spatial Organisation

Le campus est organisé autour de trois entrées principales :

Deux terrestre les entrées depuis le camping et les aires de stationnement,
Un à base d'eau entrée par la jetée.

Le bâtiment principal est intégré à la jetée et situé en bordure de l'eau. Cet emplacement permet aux visiteurs d'arriver par bateau tout en offrant solide perspectives qui Contact le point de vue de directement au le eauPour améliorer cette expérience, un catastrophe passe au-dessus du bâtiment principal. Sa forme, qui fait écho au relief naturel du littoral, renforce le en nate exploratoire instinct inspiré by la nature.

Tandis que le bâtiment principal abrite les activités de recherche en interne, ses jetées s'ouvrant sur l'eau créent un lien avec l'environnement. Cet aménagement favorise un contrôlée et mesuré approche à la nature, en évitant les perturbations inutiles.

Ré-Cherche l'Expérience

Les rampes qui partent du bâtiment principal traduisent l'idée centrale du projet — continu, renouvelé recherche — pour créer une expérience spatiale. À mesure que les rampes se courbent :

Elles offrent la possibilité d'observer les environs depuis différentes hauteurs,
Créer de petits espaces de rassemblement à intervalles réguliers,
Susciter un sentiment d'exploration et de redécouverte chez les utilisateurs,
Proposez un voyage en forme de by la nature et expérimenté à travers it.

Ainsi, le centre de recherche dépasse le simple cadre de la production scientifique ; il devient un Ré-Cherche Campus, invitant à s'engager avec la nature et à participer à une exploration continue.

La plateforme vivante
Rémi Hannetel [France] – @remi_hnntl

En arrivant sur le campus, votre première impression devrait être celle d'une immersion dans la recherche biologique : le sentiment de faire partie d'un écosystème.»nous invitons à explorer ce campus unique, conçu pour favoriser les liens entre la nature et les humains, pensé comme un organisme vivant.

Au cœur du bâtiment se trouve un long couloir, véritable colonne vertébrale qui soutient et articule tous les éléments du campus. Ce passage est divisé en trois sections principales, chacune ayant une fonction distincte. : communication, recherche et expérimentation.

Le pavillon de communication accueille des programmes sociaux destinés aux chercheurs, aux étudiants et aux visiteurs. Il comprend un espace d'exposition et un amphithéâtre pour des conférences ou des projections de documentaires, où les visiteurs peuvent découvrir la Virginie.»Ce pavillon est dédié à la biologie et aux écosystèmes. Il sert également de lieu de rassemblement, d'espace pour faire une pause, déjeuner ou admirer le coucher du soleil dans une ambiance conviviale.

Le pavillon de recherche est dédié au travail théorique et abrite une bibliothèque, des espaces de travail individuels et des salles de réunion. Conçu pour être le plus ouvert possible, il permet des aménagements de travail flexibles. Des rideaux peuvent être tirés pour créer des zones plus privées propices à la concentration. Une variété d'espaces de travail est proposée pour répondre aux besoins de chacun.»Elle répond à tous les besoins. La partie est comprend également des chambres offrant une vue imprenable sur le lever du soleil.

Le pavillon d'expérimentation abrite des laboratoires et des studios de recherche et développement. Stratégiquement situé au plus près du champ d'observation, il bénéficie d'une grande terrasse extérieure supérieure reliée aux autres pavillons.

Entre ces éléments se trouvent les espaces qui font du campus un lieu vivant et dynamique : des zones informelles qui offrent aux usagers la liberté de les adapter à leurs besoins, avec un lien direct avec l’extérieur.

L'ensemble du bâtiment est conçu pour être perméable au paysage, et de grandes fenêtres peuvent être ouvertes pour créer des espaces intermédiaires qui fusionnent l'intérieur et l'extérieur.

À l'instar d'un organisme vivant, The Living Platform prospère grâce au mouvement des personnes qui entrent et sortent de ses limites, créant un processus dynamique qui donne vie au campus.

étroit
Ozan Fırat Öz, Berat Harmanşa [Turquie] – @ozanfiratoz - @berat.dwg

Situé dans le paysage de marée du comté de Gloucester, étroit redéfinit la relation entre l'architecture et le terrain mouvant des zones humides côtières de Virginie. Positionné à deux mètres au-dessus de la surface de l'eau, le projet plane délicatement au-dessus d'une lagune naturelle et du détroit qui l'entoure, reliant deux rives autrefois séparées. Le nom étroit Elle reflète à la fois la morphologie du site – un étroit chenal – et la dimension directionnelle de l'architecture elle-même, qui se projette vers l'horizon telle une flèche. Elle incarne une vision à la fois linéaire, précise et réactive.

Plutôt que de considérer le terrain comme un décor statique, le projet l'appréhende comme un système vivant et évolutif. Le plan directeur se déploie dans le prolongement des flux écologiques du site : l'orientation des bâtiments suit le mouvement des marées, tandis que les terrasses ouvertes et les patios en transition invitent l'eau, la lumière et l'air à imprégner le quotidien. Surélevé sur vis empiler fondationsLa structure évite les perturbations du sol et s'adapte à la montée du niveau de la mer, affrontant l'incertitude des conditions côtières avec résilience et élégance.

L'organisation spatiale est guidée par une division simple mais puissante en deux primaire volumes.

Le nord masse Il comprend les espaces de recherche et de vie : des logements, des bureaux ouverts, des studios modulables, des laboratoires, des zones d’essai, une bibliothèque et la réception principale.
Le du sud masse Il fait office de cœur public, abritant le café, le foyer commun et une salle de conférence ouverte sur le lagon.
Entre ces deux-là, un Extérieure amphithéâtre Le terrain descend doucement vers l'eau, estompant la frontière entre construction et nature. Ce paysage en gradins fait office à la fois de lieu de rencontre et de seuil écologique – une interface où les visiteurs peuvent écouter les sons des zones humides et ressentir l'énergie du site.

An observation tour Elle ponctue le complexe, offrant des vues panoramiques sur la zone humide et faisant contrepoint à l'horizontalité des toitures. L'ensemble de la structure est construit à partir de localement source bois, reflétant le savoir-faire régional de la Virginie tout en réduisant l'empreinte carbone. lancé toit, inspirée des typologies côtières traditionnelles, est réinterprétée comme une forme aérodynamique contemporaine qui canalise efficacement l'eau de pluie et le vent, créant un équilibre entre mémoire vernaculaire et performance climatique.

L'accès au site se fait principalement par voie d'eau, via un en bois jetée s'étendant dans le détroit, tandis qu'un piéton promenade elle rejoint la route principale, assurant ainsi la continuité entre les espaces bâtis et naturels. Avec une superficie totale clôturée de 1000 m², étroit elle fonctionne comme un centre multidisciplinaire d'apprentissage, de recherche et d'engagement public.

En fin de compte, étroit elle conçoit l'architecture comme une médiatrice – entre la terre et la mer, l'humain et la nature, la science et l'expérience. Ce n'est pas un objet statique, mais un instrument vivant d'observation : une structure qui écoute, s'adapte et évolue avec son environnement. Par sa sensibilité, sa clarté et sa forme directionnelle, étroit elle transforme la mince ligne du littoral en un espace de connexion, de connaissance et de coexistence.

TFS The Field Station Résultats