ANNONCE DES GAGNANTS

Unesco Ancient Theatre

ANNONCE DES GAGNANTS

Unesco Ancient Theatre

Résultats du concours du 19/01/2026

Situé au cœur historique d'Ohrid, en Macédoine du Nord , ce concours invitait architectes et designers à réinterpréter l'un des monuments les plus emblématiques de la ville. Le défi consistait à proposer une intervention architecturale et paysagère cohérente, capable d'harmoniser les profondes racines historiques du site avec une conception contemporaine audacieuse. Les participants étaient encouragés à explorer diverses possibilités, de la réinvention de la scène et de la toiture à la restauration respectueuse des gradins, tout en préservant un langage spatial unifié qui renforce la pertinence culturelle du théâtre et son accessibilité tout au long de l'année. Le concours visait à insuffler une nouvelle vie à ce lieu historique, en le transformant en un espace public dynamique et inclusif, faisant le lien entre passé et présent.

Les projets primés ont été salués pour leur équilibre entre préservation et innovation, offrant des interprétations réfléchies et contextuelles du site historique. Le jury a mis en lumière des projets qui ont atteint une grande clarté conceptuelle grâce à des interventions minimales mais percutantes, permettant à la structure ancienne de conserver son essence tout en s'adaptant aux besoins modernes. Certains projets se sont distingués par une intégration raffinée des matériaux et du paysage, créant des compositions qui s'intègrent naturellement au patrimoine et au tissu urbain d'Ohrid. D'autres se sont distingués par une organisation spatiale cohérente et un langage contemporain sobre, rehaussant la qualité visuelle et scénique du théâtre. Ensemble, ces œuvres ont illustré un dialogue sensible et novateur entre culture, histoire et design.

Terraviva félicite chaleureusement tous les participants pour leur créativité et leur engagement exceptionnels, dont les propositions inspirantes ont contribué à réinventer l'héritage intemporel du théâtre antique d'Ohrid.

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1er PRIX​

OUVERTURE 
Ho Chi Kwan, Ching Lam Chu, Hoi Wah Wan, Lok Yin Chiu, Tsz Wai Fu [Hong Kong]

Ohrid, doublement inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, se situe au carrefour d'une richesse culturelle et d'une beauté naturelle exceptionnelles. Le projet s'inspire de l'architecture vernaculaire d'Ohrid, en en simplifiant la logique de construction pour définir les proportions, la stratification et l'expression architecturale. Des vues encadrées sur la ville et le lac d'Ohrid préservent la continuité visuelle et émotionnelle du site. L'intervention vise à remplacer les ajouts hétéroclites par une stratégie architecturale cohérente qui revitalise l'ancien théâtre en un espace civique vivant, propice à la fois aux activités quotidiennes de la communauté et aux événements culturels contemporains. Les structures historiques et les nouvelles constructions dialoguent entre elles, préservant ainsi l'intégrité géométrique de l'amphithéâtre.

Recentrer la scène

La scène retrouve son centre géométrique historique, restaurant ainsi l'ordre originel de l'amphithéâtre. La nouvelle corniche circulaire redéfinit l'espace, renforçant visuellement sa centralité et faisant de la scène le point focal spatial et symbolique du théâtre rénové.

Activation du patrimoine

Le projet révèle et exploite les espaces situés sous les gradins anciens, intégrant discrètement des fonctions modernes tout en consolidant la structure fragile. Les gradins font l'objet d'une légère rénovation et d'un remplacement partiel des pierres fortement corrodées, afin de garantir le confort et l'utilisation de l'ensemble du théâtre.

Creuser le sol

Sous la nouvelle scène, un studio de répétition réorganise verticalement les coulisses et l'avant-scène, faisant office de loges discrètes. Un passage circulaire, traversé par une galerie baignée de lumière naturelle, offre des aperçus du patrimoine situé au-dessus, permettant ainsi au passé et au présent de dialoguer discrètement au sein d'un même espace.

Le Théâtre Antique

Le théâtre antique d'Ohrid, enfoui pendant des siècles, son existence occultée par le temps et les souvenirs, a été redécouvert dans les années 1980. Les fouilles ont révélé un théâtre ayant évolué à travers les époques grecque et romaine, chaque strate racontant une histoire de transformation culturelle. Le site, jadis abandonné et dissimulé, invite désormais à un nouveau récit. L'acte de creuser le sol reflète la démarche archéologique : un voyage de redécouverte qui relie le présent au passé.

Orchestre et Skene

Au lieu de recréer un fond opaque, la canopée annulaire épouse le périmètre de la scène, affirmant sa présence et sa centralité au sein de l'amphithéâtre. Elle respecte la logique géométrique et la forme historique du théâtre, tout en préservant une vue panoramique imprenable sur le lac d'Ohrid, permettant ainsi à la nature de s'intégrer au spectacle.

Inspiration vernaculaire

Inspirée du système vernaculaire du bondruk , où les niveaux inférieurs en pierre assurent durabilité et isolation tandis que les niveaux supérieurs en bois offrent légèreté et flexibilité, notre conception suit la même logique : la pierre ancre les espaces souterrains et clos, tandis que le bois structure la plupart des nouvelles interventions en surface. Les supports traditionnels en console sont réinterprétés en éléments muraux saillants le long de la galerie souterraine circulaire, créant un rythme mesuré qui fait écho au caractère local et relie passé et présent par le biais des matériaux et des formes.

Theatron

Dérivé du grec ancien θέ ατρον, signifiant « lieu où l'on voit », le théatron désignait à l'origine l'espace réservé au public dans les théâtres grecs. À Ohrid, il demeure l'élément le mieux conservé et le plus expressif du théâtre. Les gradins ont été légèrement restaurés et partiellement remplacés , respectant ainsi leur fonction commune et permettant au théatron de continuer à accueillir les spectateurs lors du festival d'été ou pour de nouvelles représentations, pour les générations à venir.

« Ce projet parvient à traduire avec succès les multiples valeurs du site en un ensemble cohérent, capable de s'intégrer à son contexte tout en préservant son caractère unique. En délimitant l'espace, en préparant le terrain à de nouveaux usages et en réutilisant judicieusement des éléments traditionnels, il crée une nouvelle entité qui peut paraître simple au premier abord, mais qui incarne une vision interprétative profonde et nuancée. »

Elisa Donini – Université La Sapienza

« Ce projet atteint un impact maximal grâce à une intervention minimale, témoignant d'un profond respect pour le bâti historique existant. Il préserve l'essence de la structure originale tout en repensant le programme du théâtre avec clarté et sensibilité, faisant le lien entre patrimoine et usage contemporain. »

Tianjian Li – Architectes Grimshaw

2e PRIX​

Lychnidos ex Machina 
Lars Westhoff [Allemagne]

Le projet Lychnidos ex Machina réinterprète le théâtre antique d'Ohrid comme un paysage vivant où se rencontrent histoire et vie contemporaine. Répondant à l'appel du concours à l'unité entre architecture, paysage et patrimoine, il transforme le site fragmenté en un espace civique cohérent qui redonne au théâtre sa dimension culturelle tout en créant de nouvelles possibilités d'usage public.

Le site est organisé en trois zones interdépendantes : la Scène, le Cadre et le Fond. Ensemble, elles forment un paysage continu qui respecte les vestiges archéologiques tout en améliorant l’accessibilité, la lisibilité et l’adaptabilité. La Scène constitue le cœur de l’intervention. Plateforme légère et surélevée, elle plane au-dessus du chœur antique. Sa forme s’étend vers l’extérieur, renouant le lien entre les interprètes et le public grâce à une continuité spatiale renouvelée. Les passerelles, escaliers et sièges ajoutés sont conçus pour être aussi transparents que possible, afin de permettre une vue directe des strates archéologiques.

Parallèlement, le système modulaire des scènes permet différentes configurations pour les concerts, les spectacles et les événements publics, offrant des agencements fixes et adaptables. Un anneau suspendu peut accueillir les systèmes d'éclairage, de projection et de sonorisation. Une sphère d'hélium, reliée à cet anneau par un câble, fait office de « lumière de Lychnidos » : un phare lumineux visible dans toute la ville, qui peut être déployé lors d'occasions spéciales pour marquer la réouverture du théâtre.

Derrière l'ancienne cavea, le projet prévoit un pavillon offrant un espace couvert modulable dédié aux expositions et à l'information, et qui se transforme en salle de détente et bar lors d'événements. Des sanitaires y sont également aménagés. Intégré à flanc de colline derrière le théâtre et surplombant les fondations antiques, le pavillon minimise son impact visuel et structurel tout en laissant apparaître les vestiges archéologiques.

Le paysage devient le fil conducteur du projet. Pour assurer cohérence et fluidité de la circulation, de nouveaux chemins en terrasses, rampes et escaliers relient les niveaux supérieur et inférieur, améliorant l'accessibilité tout en préservant l'intégrité archéologique. La Place du Théâtre, véritable espace civique, prolonge le théâtre au cœur de la ville et accueille des activités quotidiennes, des rassemblements et des marchés informels. Le bâtiment existant a été restauré et abrite désormais un centre d'accueil et un café. La végétation locale, les surfaces perméables et les assises intégrées invitent à une utilisation tout au long de l'année, renforçant ainsi le rôle du théâtre comme lien social entre la vieille ville et la ville contemporaine.

L'espace Backdrop s'étend sur le flanc de la colline au nord du théâtre, transformant le terrain résiduel en un paysage paisible de sentiers et de points de vue. Quatre aires de repos, reliées par une allée pavée, offrent des panoramas sur le théâtre, le lac et la ville. La végétation locale et les ajouts architecturaux discrets préservent la qualité du séjour et facilitent l'accès au site.

Par son approche par strates, Lychnidos ex Machina répond directement aux objectifs du concours : la nouvelle scène et le pavillon lui confèrent une identité renouvelée, le paysage unifie le terrain morcelé, et les interventions subtiles apportent confort et continuité. Le projet préserve l’authenticité par sa réversibilité et sa légèreté, tout en permettant au théâtre de retrouver sa vocation de scène civique pour le spectacle, la rencontre et la réflexion – faisant ainsi revivre l’esprit de Lychnidos pour la ville d’aujourd’hui.

« Le projet présente un concept narratif fort et une identité claire entre le théâtre existant et les interventions proposées. Le paysage, les structures nouvelles et réutilisées, les textures et l’installation artistique centrale créent une composition cohérente qui crée un sentiment d’appartenance à Ohrid. »

Kyriakos Chatziparaskevas – Studio Heatherwick

3e PRIX​

TERRE BRONZANTE 
Anıl Sidar İldan [Allemagne]

Terra est un projet architectural qui explore la relation entre la topographie et le sol, cherchant à comprendre et à travailler avec le paysage existant plutôt que de s'y opposer. Situé autour de l'ancien amphithéâtre d' Ohrid , le projet introduit une série de plateformes en terrasses qui s'adaptent à la pente naturelle du site, considérant le terrain non comme un obstacle, mais comme un élément actif contribuant à façonner la forme architecturale.

L’amphithéâtre d’Ohrid se niche à flanc de coteau. Terra propose une nouvelle approche de ce terrain escarpé grâce à une série d’aménagements en terrasses qui épousent les contours naturels du site. Ces terrasses adoucissent progressivement la pente du terrain accidenté, transformant le sol en une succession de plateformes habitables, de places publiques. Chaque terrasse devient un seuil, un point de rencontre entre paysage et architecture, invitant au mouvement, au repos et aux échanges.

Au cœur du projet se trouve une extension architecturale de l'amphithéâtre. Cet ajout est conçu pour augmenter la capacité d'accueil du public. Le nouveau volume émerge du paysage. Par sa géométrie et ses transitions, la structure relie l' espace souterrain inférieur aux niveaux publics supérieurs, créant ainsi une expérience spatiale continue.

Dans l'extension, une billetterie est intégrée à la structure en terrasses. Ces passages intérieurs assurent une liaison naturelle entre le foyer existant de l'amphithéâtre et un second foyer nouvellement créé à l'arrière. Les deux foyers relient les esplanades intermédiaire et supérieure. Les terrasses environnantes sont agrémentées d'aménagements paysagers et de végétation, en harmonie avec le cadre verdoyant d'Ohrid . Ces espaces plantés offrent des places assises ombragées, des allées et des zones de détente pour les habitants et les visiteurs. Le site se transforme ainsi en un véritable lieu de vie au quotidien.

Le projet Terra vise à revitaliser l'amphithéâtre et ses abords en conjuguant patrimoine culturel et besoins spatiaux contemporains. Il propose un juste équilibre entre préservation et intervention. En intégrant topographie, paysage et programmation, Terra conçoit cet amphithéâtre comme un lieu à part entière du quotidien.

Le langage matériel de Terra s'inspire directement du paysage d'Ohrid . Les structures proposées utilisent de la pierre naturelle locale, reflétant les textures et les tonalités du terrain environnant. Associés aux surfaces en terre cuite, ces matériaux forment des parcours subtils qui guident les visiteurs à travers les terrasses et les places.

Le long de ces allées, un délicat élément aquatique accompagne les visiteurs des entrées jusqu'à l'amphithéâtre. Son doux écoulement instaure calme et continuité, enrichissant l'expérience du mouvement. Sous la scène, l'eau se rassemble dans un bassin dissimulé, tandis que la scène supérieure est légèrement surélevée, garantissant ainsi que l'intervention respecte et effleure la structure historique. Par cette stratégie matérielle et spatiale, Terra unit la pierre, la terre et l'eau en un paysage cohérent.

« De manière ordonnée et contemporaine, le projet intègre le programme architectural au site patrimonial avec respect et équilibre. Il complète le langage urbain et patrimonial par une réponse volumétrique et matérielle qui se fond dans le paysage naturel et urbain existant, conférant cohérence et sobriété à l’intervention. »

René Daniels – Nous sommes la taille

Mentions dorées

(classés par code d'enregistrement)

MIRAGE 
Nathan Ma [Hong Kong]

Là où se dresse l'ancien théâtre d'Ohrid, je vois un MIRAGE – Échos du passé, Visions de l'avenir et le prochain grand spectacle d'Ohrid. 

Échos du passé

La préservation des vestiges du théâtre est essentielle à la transmission du lieu et de l'époque. Les gradins seront nettoyés et les pierres endommagées restaurées afin de reproduire la texture d'origine.

La zone nord où se trouvent des fragments de l'ancien théâtre devrait être taillée et désherbée de manière à exposer l'ancienne base structurelle, donnant un aperçu de l'étendue et de la grandeur passées du théâtre.

Plus important encore, l'orchestre central sera restauré selon la méthode classique de la terrasse, comme le veut la tradition dans les théâtres de ce type. Une tapisserie en céramique, tissée par des artisans locaux, marquera cet espace central, créant ainsi une image emblématique d'Ohrid, pour Ohrid.

Visions du futur

Toutes les ruines ne peuvent être entièrement restaurées, mais les fissures formées par l'épreuve du temps laissent libre cours à l'imagination et au-delà. Des matériaux modernes, poutres d'acier et tôles perforées , comblent les brèches érodées , ajoutant une nouvelle strate à cette ville de palimpsestes.

Ces matériaux serviront à recréer l'apparence de la seconde partie du théâtre, censée s'étendre au-delà de la masse actuelle de l'édifice. La structure ainsi créée prendra la forme d'un pavillon qui complétera l'espace central, offrant au théâtre une nouvelle entrée depuis la porte principale de la ville.

Ces matériaux serviront également à repenser la skéné, en s'appuyant sur les besoins fonctionnels d'une telle scène et en fournissant une structure de base sur laquelle pourront s'appuyer différents types de spectacles . Les technologies modernes d'éclairage, de sonorisation et d'affichage viendront compléter la vocation du théâtre.

La nature translucide de ces matériaux donne au projet MIRAGE son nom – une illusion merveilleuse sur le lac d'Ohrid.

La prochaine grande performance d'Ohrid

Le programme et le mobilier urbain permettent aux visiteurs et aux habitants de profiter des différents espaces. La circulation par des allées, des escaliers et des aménagements paysagers en gradins reconnecte le théâtre, autrefois isolé, au paysage urbain environnant, créant ainsi une transition entre le quotidien des gens et les activités du théâtre MIRAGE.

Ainsi, l'espace autour du théâtre se transforme en espace d'art et de danse, en marché de producteurs, en leçon d'histoire, et en un lieu de rencontre et d'échange partagé pour tous ceux qui y entrent.

Avec sa réactivation, le théâtre reprend vie et le MIRAGE est complet. Car plus que les espaces urbains, plus que la pierre ancienne, ce qui fait véritablement un projet, ce sont les gens – les plus grands acteurs de cette belle ville aux toits de tuiles et à l’histoire vibrante.

« Ce projet offre une solution fonctionnelle améliorée pour le théâtre, atteignant la multifonctionnalité grâce à une conception transformable capable d'accueillir divers événements. »

Simona Chingoska – Arhrid

Dualités 
Lucy Dragancheva, Mariia Apostolova, Dimitriy Lotash, Georgii Chernyshov [Bulgarie – Russie – Kazakhstan]

Les théâtres hellénistiques entretiennent un lien intrinsèque avec le paysage. Ils prennent forme en reprenant les motifs naturels du terrain, et ce dernier, en retour, confirme ce lien en devenant le prolongement du théâtre. C'est également le cas du théâtre antique d'Ohrid. Situé entre les collines de Gorni Saraj et de Deboj, l'amphithéâtre incarne la dualité morphologique du site.

Compte tenu de cette dimension historique, notre projet se déploie à travers une série de dualités, tout en privilégiant une approche douce et non monumentale. À l'instar des pièces de théâtre, certains éléments fonctionnent comme des doubles, deux objets contrastés qui s'opposent et s'équilibrent.

I. Scène/Paysage

Dans notre projet, la scène devient une seconde terre, éphémère. Un sol suspendu au-dessus du sol. Translucide et comme suspendue dans les airs, elle ne rivalise pas avec la masse et l'histoire de l'amphithéâtre. La scène, tout en doublant l'espace utilisable, se veut un ajout discret, permettant d'observer les ruines. Sa structure légère en treillis métallique soudé épouse la forme naturelle du sol , le recouvre sans le dissimuler.

II. Portes anciennes/Portes symboliques

En tant que spectateurs, nous sommes invités à découvrir le théâtre progressivement. En franchissant la Porte Supérieure, premier seuil, nous apercevons l'intérieur de la salle. À mesure que nous approchons, deux bâtiments encadrent l'entrée, tels des piliers. Nous réinventons la maison existante, jouxtant l'amphithéâtre, en coulisses pour accueillir acteurs, musiciens et techniciens. Parallèlement, nous reconstruisons le bâtiment du café, situé en face, en reprenant le matériau principal de la scène : l'acier Corten. Ensemble, ils forment le second seuil, ou plutôt les portes symboliques.

III. Galerie/Jardin

Deux espaces presque mystiques sont liés au théâtre. Le premier est l'espace obscur situé sous les sièges, vestige de l'époque romaine. Nous l'imaginons aujourd'hui comme un passage, une galerie baignée de lumière, dont les visiteurs pourront profiter le jour et qui servira de scène aux artistes le soir.

Son pendant est le mur extérieur du théâtre, qui marque le début de la colline verdoyante. Nous créons un jardin pour flâner parmi les ruines. Le passage en arc de cercle est similaire à la galerie située en contrebas, mais offre une expérience radicalement différente. Le jardin est composé de colonnes d'acier qui soulignent la verticalité et de bacs à gravier judicieusement disposés.

IV. Gradins/Entrée de scène

S'étendant vers l'est, la toile plane de la scène se transforme en gradins métalliques qui mènent à la maison sur la colline et créent un lien entre l'amphithéâtre et les loges des artistes. Ces gradins confèrent également une nouvelle dynamique aux représentations.

Creusée dans le corps de l'amphithéâtre et située au sud-ouest, l'entrée de la scène fait office d'espace négatif par rapport aux marches, créant ainsi une plus grande perméabilité et invitant les passants à explorer les ruines.

Ce projet se distingue par une vision conceptuelle exceptionnelle : l’idée d’une « seconde scène, éphémère », propose une redéfinition à la fois poétique et précise du spectacle et du patrimoine. Sa structure légère et translucide plane au-dessus des ruines, mettant en valeur les vestiges archéologiques plutôt que de les masquer. Il en résulte une synthèse élégante et d’une grande maturité intellectuelle qui transforme le théâtre en un dialogue vivant entre le temps, la mémoire et l’architecture.

Merve Güleryüz Çohadar – Balvin Architects

Chemin de Lychnido 
Andrew Mattessich, Alexa Patel, Luis Cardona, Austin Scott, Zack Cundey [États-Unis]

Le projet propose une intervention minimaliste mais réfléchie au théâtre historique d' Ohrid , en Macédoine, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Il vise à renforcer le lien entre le théâtre et son environnement grâce à un réseau soigneusement conçu de rampes, d'escaliers et de jardins en terrasses. Ces aménagements guident les visiteurs à travers les différents niveaux du site, améliorant la circulation, l'accessibilité et la lisibilité, tout en offrant des moments de pause et de contemplation.

Au-delà de la simple circulation, la conception prépare le théâtre à une plus grande variété d'usages contemporains. Des installations discrètement intégrées, telles que des sanitaires, une buvette, des espaces de rangement et des loges, répondent aux besoins quotidiens des visiteurs et aux exigences des spectacles, sans altérer le caractère historique du bâtiment. L'aménagement paysager en terrasses crée des espaces extérieurs et semi-extérieurs modulables, propices aux rassemblements, aux événements culturels ou à la contemplation, renforçant ainsi le rôle du théâtre comme lieu de rencontre culturel et communautaire.

Le projet est guidé par le respect du patrimoine historique du théâtre. Les matériaux, l'échelle et l'orientation ont été soigneusement choisis pour s'harmoniser avec l'architecture existante, garantissant ainsi que les nouvelles interventions soient à la fois réfléchies et discrètes. La lumière, l'ombre et la circulation sont orchestrées pour mettre en valeur les vues et perspectives clés, révélant le théâtre en dialogue avec son paysage environnant.

En alliant préservation et adaptation réfléchie, le Théâtre d'Ohrid se métamorphose en un espace vivant et dynamique. Il continue d'honorer son riche passé tout en répondant aux besoins contemporains, offrant ainsi aux habitants comme aux visiteurs une expérience culturelle enrichissante. De cette manière, le théâtre demeure un lieu d'échanges artistiques et communautaires permanents, où histoire, art et vie locale se rencontrent et s'épanouissent.

« Un ajout minimaliste, subtil et visuellement saisissant au théâtre, grâce à une utilisation sensible des matériaux et des textures. Le projet met en valeur les vues imprenables sur le lac. »

Simona Chingoska – Arhrid

SCÈNE INTEMPORELLE – Un parc archéologique conçu comme un réseau de lieux, d'histoires et de perspectives
Bruna Galbusera, Chiara Chendi, Laura Bruno [Italie]

L'objectif principal du projet est de repenser les parcours de visite dans le quartier et de le relier à d'autres sites d'intérêt de la ville, créant ainsi un vaste musée. Grâce à sa situation stratégique, le théâtre constitue le point de départ idéal.

Ce projet garantit non seulement un accès public continu, mais vise également à valoriser et à protéger les atouts majeurs du site : ses panoramas et le caractère unique de ce vaste site archéologique d’une grande valeur historique et culturelle, appartenant à l’un des plus anciens territoires d’Europe. Il cherche aussi à préserver le site de la pression urbaine et des abus, ce qui nécessite une définition plus précise des limites archéologiques pour un aménagement plus cohérent.

Au nord-est, au niveau supérieur de la cavea, se trouvent l'entrée principale de la vieille ville (Porte Supérieure) et un vaste parking. Cet emplacement stratégique a été réaménagé en entrée principale du parc, avec un nouveau pavillon abritant un centre d'accueil (point d'information et billetterie) et un bâtiment historique reconverti en librairie-boutique de souvenirs.

L'intervention théâtrale se concentre sur la reconstruction d'éléments clés des théâtres hellénistiques : une partie des sièges, le mur du fond de la cavea et l'orchestre, tous essentiels pour les représentations et une acoustique adéquate.
De nouvelles maçonneries reposent sur les vestiges d'origine, protégées par une couche de néoprène. Le matériau utilisé est un mélange de ciment et de terre cuite concassée, offrant un rendu chaleureux et texturé. Les sièges restaurés sont réalisés dans le même matériau, sous forme de dalles préfabriquées, permettant ainsi la réversibilité de l'installation et la distinguant de la structure ancienne. Seule la partie centrale de la cavea a été reconstruite, laissant apparaître les marches d'origine sur les côtés.

En raison des bâtiments environnants et de la configuration actuelle du théâtre, l'orchestre se retrouve sur une scène surélevée, l'espace en dessous étant utilisé comme coulisses et pour le stockage.

La nouvelle scène, spacieuse et modulable, est dotée d'un décor en cuivre oxydé, inspiré des voiles des bateaux traditionnels du lac d'Ohrid. Intégrée à un site archéologique, elle est volontairement laissée à l'état d'ébauche, offrant ainsi une grande flexibilité d'aménagement pour différents spectacles.

Le volume sous la scène s'intègre à la géométrie existante et abrite non seulement des espaces techniques, mais aussi un parcours de visite muséographique. D'un côté se trouvent les infrastructures du théâtre, et de l'autre, des vitrines pour des objets sans emplacement fixe ni nécessité de protection.
Cette zone comprend également des toilettes publiques pour les visiteurs et les spectateurs.

Le théâtre a subi de multiples transformations. Sous l'Empire romain, un éphitéatron fut ajouté au-dessus de la structure d'origine. Bien que ses dimensions soient incertaines, une partie a été reconstituée pour évoquer cette période historique. Les gradins supérieurs débouchent sur une terrasse avec un café, offrant un lieu de rencontre et un point de vue panoramique.

L'axe du projet est intentionnellement orienté pour suivre les sentiers piétonniers et diriger la vue vers le lac d'Ohrid.
Le parc archéologique s'étend au-delà du théâtre, suivant le tracé des rues et se reliant à des voies piétonnes secondaires. Une nouvelle place, faisant office de foyer pour le théâtre, accueille un pavillon multifonctionnel destiné à des expositions, des événements ou des activités pédagogiques.
Ses limites, en partie délimitées par des bâtiments existants, sont marquées par un pavage de galets aux nuances variées et des espaces verts bordés d'arbres.

« La volonté du projet de s’intégrer au contexte historique se traduit par des interventions minimales, offrant un programme adapté dans une seule extension spatiale et reliant tous les points névralgiques du site. Cette approche respectueuse du patrimoine culturel se manifeste par l’intégration et la mise en valeur des vestiges archéologiques visibles, tout en préservant la vue sur le paysage et le lac. La dualité des matériaux choisis souligne la modernité de l’intervention et enrichit le dialogue entre ancien et nouveau, conférant ainsi une identité dynamique à cet espace théâtral renouvelé. »

Thé Damjanovska – Université Saints Cyrille et Méthode

Creux 
Avisa Yazdani, HamedKamalzadeh, Mohammad Razavizadeh, Omid Golshan [Royaume-Uni – Iran]

Un Théâtre Multi-Mise – en – Scène

Le projet « The Hollow » réinvente l’ amphithéâtre d’ Ohrid en un paysage interactif aux multiples perspectives, un lieu où voir, bouger et vivre ne font qu’un. Il ne s’agit pas d’une reconstruction en monument historique, mais d’une réinvention architecturale vivante qui relie les individus, la ville et le paysage par l’expérience et l’échange.

Le mot amphithéâtre vient du grec amphitheatron : amphi signifiant « autour » et theatron « lieu de vision ». À l’origine, l’ amphithéâtre n’était pas seulement une structure, mais une idée : un espace civique de rassemblement autour de l’acte de voir, où le visionnage lui-même devenait architecture. Le théâtre d’ Ohrid incarnait jadis cette idée : un lieu de spectature collective, une chorégraphie partagée du regard et de la performance.

À Ohrid , cette idée trouve son expression la plus naturelle. Le théâtre est à la fois creux et vallonné : vu de la ville, il apparaît comme un vide, une ouverture silencieuse dans le paysage ; vu de l’intérieur, il devient un point de vue surélevé sur la ville et le lac. Il est à la fois objet et atmosphère, un lieu imprégné de temps, de mémoire et de mouvement.

Préserver, ici, ne signifie pas figer le temps, mais le mettre en scène.
Habiter, ce n'est pas consommer l'histoire, c'est la traverser du regard.

Pour dépasser les approches traditionnelles de conservation, le projet s'articule autour de l'idée de cavité – une forme creusée dans la colline qui devient à la fois sol et réceptacle. Deux gestes structurent le projet : l'anneau et la fouille. L'anneau définit l'horizon, encadrant la ville, le lac et le ciel ; la fouille définit la profondeur, révélant ce qui se cache en dessous. Ensemble, ils transforment l' amphithéâtre en un réceptacle vivant de mémoire et de perspectives.

À mesure que le projet s'étend sous la scène, il redéfinit les fondations de l' amphithéâtre . Une nouvelle strate habitable émerge des fouilles, formant le socle vivant du théâtre. Elle semble mise à nu plutôt que construite, comme un prolongement naturel du terrain. Les murs et les sols en pierre brute se fondent dans la colline, leurs textures irrégulières captant doucement la lumière qui filtre à travers d'étroites ouvertures pratiquées dans la scène supérieure. Ces faisceaux de lumière créent de subtiles connexions visuelles et acoustiques entre les niveaux : bruits de pas, ombres et voix se propagent dans la pierre.

Les espaces situés en dessous s'organisent selon une courbe continue : un café, des petites boutiques et un espace souvenirs, tous ouverts sur la ville. Cet anneau inférieur devient le cœur social du projet, un prolongement du théâtre et de la vie urbaine d' Ohrid . Il fonctionne comme une plateforme ouverte où peuvent se tenir de petits concerts, des conférences et des performances impromptues. À d'autres moments, il s'intègre au rythme quotidien de la ville : un lieu de passage pour se reposer, se rencontrer ou simplement flâner.

Ici, l'architecture devient médiatrice entre le spectacle et le quotidien. Le théâtre s'ouvre sur la ville, invitant à l'interaction plutôt qu'à la séparation. C'est un espace qui n'attend pas les événements, mais les laisse émerger naturellement, façonné par ceux qui l'habitent.

Au final, Hollow réinvente un nouveau type de scène — un espace où la ruine, la ville et le corps se rencontrent à travers l'acte de regarder.

« Ici, la structure massive en pierre de l’ancien théâtre est complétée et sublimée par une intervention fine, légère et élégante qui transforme le plan semi-circulaire d’origine en un cercle complet. Le théâtre demeure un vide au sein de la ville, offrant des vues imprenables sur le lac et le paysage urbain. »

Elena Cantoni – Studio Schwitalla

Mentions honorables

(classés par code d'enregistrement)

Théâtre antique de Skenè Ohrid 
Gianluca Dell'Abate, Gabriele Potenza [Italie]

Le projet de restauration du Théâtre antique d'Ohrid est né d'une réflexion sur le lien entre ruine, paysage et rituel collectif. Il s'agit d'une démarche à la fois critique et poétique : redonner au théâtre toute sa place centrale, non pas comme une architecture à contempler, mais comme une architecture capable de se contempler elle-même, de contempler le paysage et de regarder en retour ses spectateurs.

L'œuvre puise son inspiration chez les maîtres de l'architecture — Grassi, Zumthor, Chipperfield — dont l'essence se fond dans un langage à la fois classique et moderne. La scène devient dynamique : le théâtre se bouleverse conceptuellement, la scène s'ouvre sur la nature, le paysage devient représentation.

De cette vision émerge le nom σκηνή, la « scène » primordiale où se concentre le regard et où se déploie le rituel. La nouvelle σκηνή s’élève autour d’un solide pur, vertical et essentiel : un geste précis, dépourvu d’ornement, qui devient à la fois symbole et signe au sein du paysage.

Sa masse élancée et ascendante ne cherche pas à reconstituer ce que le temps a consumé, mais plutôt à redonner au théâtre un centre, un point d'équilibre. Elle est à la fois le point culminant de la scène, un espace pour l'acteur et un point de mire pour le spectateur – un lieu où fonction et métaphore se confondent.

Au rez-de-chaussée, l'entrée, la scène et un café sont ouverts au public ; au premier étage, une galerie prolonge l'expérience au-delà du spectacle. Autour de cette présence imposante se déploient de délicats escaliers et de fines gradins, en dialogue avec la végétation luxuriante qui les enveloppe. Chaque gradin se transforme en jardin archéologique, où les essences locales dialoguent avec la pierre antique. La nature renaît au cœur des ruines : le temps lui-même devient scénographie. Ce ne sont pas de simples sièges, mais des vibrations de pierre – des lignes horizontales qui épousent le rythme du paysage, intégrant harmonieusement la cathédrale et ses vestiges antiques, et prolongeant le parc archéologique.

Ici, le spectateur se découvre partie prenante d'une double scénographie : la nature s'offre à l'horizon et le théâtre se dresse, geste humain symbolisant la ville. Chaque inclinaison capte et renvoie le son, amplifie les voix et transforme le vent en écho. L'acoustique devient architecture, et l'architecture devient son.

L'entrée est un espace de contemplation qui réinterprète l'existant, lui conférant une solennité particulière – un point de départ où le silence se mue en spectacle et l'absence en présence. Tous les éléments ne sont pas reconstitués : certains demeurent suggérés, comme des souvenirs qu'on ne souhaite pas imiter, mais préserver.

Ainsi, le théâtre d'Ohrid se métamorphose en un lieu de pureté : un théâtre qui contemple respectueusement la nature, et la nature qui contemple le théâtre. C'est la puissance de la scène qui devient architecture, de l'architecture qui devient rituel, et du rituel qui se fond dans le paysage.

La question que nous souhaitons poser au lecteur est la suivante : vue d’en haut, cette œuvre se révèle-t-elle comme un coquillage, une évocation de la mer, un casque grec ou une harmonie dorée ? Telle est la fin ouverte d’une œuvre que seul le regard du spectateur pourra compléter.

Dualités dans le dialogue
Agostina Lelia Babaglio, Leonardo Hernán Araoz, Juana Prieto, Victoria Brea, Paula Alejandra Klima , Valeria Pagani , NoraPonce, Wanda Dalmau [Argentine]

Le cadre urbain et paysager où se dresse le Théâtre antique se présente comme un palimpseste où s'entremêlent époques, matériaux et expériences. Ainsi, des coexistences émergent, là où les expériences anciennes dialoguent avec les contemporaines, révélant la continuité entre ce qui persiste, ce qui s'estompe et ce qui s'assimile.
Chaque nouvelle action architecturale efface les traces précédentes, telle une écriture nouvelle chargée de matière et de mémoire matérielle, qui demeure et se transforme simultanément. Ainsi, le patrimoine se manifeste comme une trame en perpétuelle mutation, où le temporaire s'inscrit dans la continuité qui nous précède et nous transcende.
L'analyse du site fait émerger deux strates de sens opposées et complémentaires : la STÉRÉOTOMIQUE, qui s'assimile à la topographie et, par sa densité, protège la mémoire historique, matérielle et symbolique ; et la TECTONIQUE, légère et réversible, qui se positionne sur la précédente sans en effacer la trace, ouvrant un dialogue avec le contemporain.
L'intervention se déploie dans la tension entre ces deux concepts, s'appropriant cette friction et la rendant visible à travers un nouvel espace connecté à différentes échelles. La stéréotomie, adaptée à la topographie, crée des terrasses, des points de vue et des espaces de rencontre ; la tectonique, déployée sur le massif topographique, se manifeste par de légères pièces architecturales en acier Corten qui, par leur matérialité, leur couleur et leur géométrie, renforcent l'identité du site, permettant une lecture simultanée de différentes époques historiques, architecturales et urbaines. La géométrie de la cavea du Théâtre Antique structure la conception de l'intervention, définissant des parcours et des liens avec l'environnement. Une série de chemins, sur le support stéréotomique et le long de lignes tectoniques surélevées, symbolisent le dialogue entre permanence et contemporanéité, permettant de marcher sur des traces d'histoire tout en étant saisi par la fugacité du présent.
De plus, l'intervention recrée la typologie du théâtre antique, préservant le lien visuel et symbolique avec le paysage naturel du lac et de ses environs. Le projet allie flexibilité scénique et innovation technologique dans la conception de la nouvelle scène : l'orchestre est reconstruit, les cavea inférieures restaurées et les systèmes de mouvement optimisés. Géométrie, matériaux et textures évoquent autant la mémoire que la contemporanéité, offrant au spectateur une expérience renouvelée.
Dès lors, un nouveau paysage de souvenirs habités se dessine, où l'utilisateur, en tant qu'acteur, perçoit la dualité entre permanence et transformation, tension entre l'héritage du passé et l'intervention contemporaine. Ceci préserve l'identité du lieu tout en établissant de nouvelles relations et une lecture spatiale et symbolique renouvelée du paysage urbain d'Ohrid, renforçant ainsi la conception collective du théâtre comme lieu de rencontre ancestral et contemporain.

Réinspirer 
Wenlei Ma, Pu Cheng, Jingshuang Zhao, Shanshan Liu, Yuan Peng [Chine]

Notre projet commence par la revitalisation de deux itinéraires parallèles dans l'espace et dans le temps, créant ainsi les conditions de l'intégration du théâtre antique à la ville.

La rue Lindenska s'étend de la porte supérieure jusqu'à la cathédrale Sainte-Sophie, offrant aux visiteurs un véritable voyage à travers le temps. L'entrée principale du théâtre, au design raffiné, sera située au début de la rue. À l'autre extrémité, le paysage descend du théâtre jusqu'à la rue, transformant l'accès en une parenthèse temporelle empreinte d'une atmosphère quasi rituelle. Un bosquet brumeux, traversé par une promenade, sépare le théâtre d'un quartier résidentiel à la végétation dense. C'est ici que le théâtre renaît et que le théâtre continue de s'épanouir.

La rue Brakja Miladinovci, située derrière le théâtre, jouxte le quartier résidentiel. Bien qu'étroite, elle est suffisamment large pour permettre la circulation des véhicules, assurant ainsi un confort quotidien. Une plateforme se déploie le long de cette rue, offrant un panorama exceptionnel. Le site archéologique la situe à distance du théâtre. Sans liaison directe, le théâtre, les ruines et le lac sont préservés avec soin, témoignant d'une approche respectueuse du patrimoine. Au-delà d'un voile de brume (la forêt) et d'un regard perçant (la plateforme), nous redéfinissons la manière dont patrimoine ancien et vie moderne coexistent et interagissent.

Notre réinterprétation du théâtre s'inspire de la typologie grecque antique et de la géométrie classique tout en intégrant des qualités modernes.

1. Diverses fonctions, dont un point d'information, un café, des sanitaires et un éclairage scénique, sont intégrées dans une tour carrée, un véritable organe répondant aux besoins modernes essentiels. De par sa circulation intérieure en spirale, son apparence sobre et son emplacement stratégique, nous la surnommons « l'Oreille ».

2. La scène est conçue comme un bassin, délimité par une courbe cartésienne en forme de cœur qui reflète son environnement, conférant ainsi au site antique une âme vibrante imprégnée de souvenirs primordiaux. Modulable, elle permet d'adapter la scène à différents décors, tels que « forêt » ou « mer », pour la représentation.

3. Concernant le choix des matériaux, la tour carrée sera construite sur une partie des vestiges. Des panneaux de pierre prédécoupés dialoguent avec le passé, témoignant de notre utilisation contemporaine de ce matériau intemporel et faisant écho à l'artisanat de la mosaïque de la ville. Tout le bois est replanté dans le paysage et les forêts environnantes. La forêt renaît ainsi, comme un écho et une renaissance du passé. Un acier durable et patiné est utilisé pour la reconstruction des sièges, des rampes et des terrasses. Sa teinte sombre et sa légèreté contrastent avec l'aspect rocheux peu profond du reste du site, conférant à l'espace des sièges une touche de modernité grâce à sa finesse, sa texture et sa couleur. À la différence de l'espace théâtral, le béton, matériau pratique et largement utilisé, est employé pour les aménagements urbains environnants.

Distiller les moments 
Parc Seongjin, Myeonghun Bae [Corée du Sud]

Un théâtre figé dans le temps, une distillerie en son cœur

Pendant une grande partie de l'année, le théâtre antique d'Ohrid demeure silencieux, hormis quelques représentations occasionnelles. La restauration et l'entretien restent partiels, et peu de visiteurs comprennent pourquoi ce lieu est inscrit au patrimoine mondial. Distill Moments fait revivre le théâtre entre les représentations, permettant ainsi à chacun de comprendre et de vivre pleinement son patrimoine. Cette compréhension se déploie comme un voyage : contempler le passé, ressentir le présent, s'y immerger et imaginer l'avenir. La distillerie de rakija est le vecteur de ce voyage. Cet alcool traditionnel incarne le quotidien et la mémoire de la Macédoine : élaboré collectivement par les voisins, affiné selon des recettes familiales et présent sur les tables lors des joies comme des peines. Au sein de la distillerie intégrée au théâtre antique, les histoires des habitants et des voyageurs qui n'ont jamais foulé les planches sont recueillies, redonnant vie au patrimoine. Même lorsque la scène est muette, la rakija insuffle de la vitalité au théâtre et accompagne le visiteur dans son parcours. Les visiteurs commencent leur visite par le Jardin du Prologue, traversent le Musée, la Cave à Rakija, la Distillerie et le Bar de Dégustation, et arrivent au Bosquet de l'Étiquette de la Mémoire, où ils découvrent un patrimoine vivant le long d'une chronologie du passé, du présent et du futur.

Scène réinventée, paysage connecté, matérialité résonnante

La scène repensée s'inspire du volume de la cave à rakija pour former une composition à deux niveaux, capable d'accueillir une grande variété d'événements. La nuit, la lumière qui se diffuse à travers les parois de la cave crée un rétroéclairage de la scène, diffusant une douce lueur. Les matériaux utilisés respectent le contexte villageois et l'identité locale. La pierre calcaire régionale employée dans l'extension du théâtre crée un subtil contraste avec la structure d'origine, tandis que la façade en acier Corten de la nouvelle partie fait écho aux toits de tuiles rouges du village. Les maçonneries anciennes conservées sous les gradins témoignent de l'ancienneté du théâtre. Le verger qui l'entoure s'intègre au parcours du visiteur, fusionnant paysage et architecture en un tout harmonieux. Il évolue au rythme des saisons et reflète le travail quotidien de la communauté : taille, récolte et préparation des fruits. La biomasse du verger alimente la distillerie en énergie, et l'eau de refroidissement issue de la distillation est recyclée pour l'irrigation des espaces verts.

Échos à Ohrid : Théâtre repensé 
Silvia Rueda Guerrero, Nicolas Velasco Gomez [Colombie]

Le théâtre antique d'Ohrid témoigne de siècles de continuité culturelle, un lieu où la pierre, le paysage et la mémoire s'entremêlent. Notre proposition vise à enrichir ce palimpseste d'une nouvelle dimension, insufflant une nouvelle vie au monument tout en préservant son dialogue intemporel avec la ville et le lac en contrebas.

Conçu comme une intervention architecturale et paysagère, le projet redéfinit le rapport du théâtre à son environnement. Une nouvelle extension en terrasses se déploie depuis la rue qui l'entoure, faisant écho à la géométrie des anciens gradins tout en estompant la frontière entre bâti et topographie. Ce geste crée une transition harmonieuse entre le monument et le tissu urbain qui le cerne, reconnectant le site au rythme de la ville et aux voies menant à la forteresse de Samuel, située en hauteur.

Une nouvelle série de pavillons complète l'usage actuel du théâtre, site touristique quotidien, et lui permet de renouer avec sa vocation première : celle d'une scène vivante pour des spectacles contemporains. Ces pavillons intègrent discrètement les besoins fonctionnels d'un théâtre moderne – boutiques de souvenirs, salles de répétition, billetterie, sanitaires et espaces de restauration – sans altérer l'intégrité du site archéologique. Par leur matérialité sobre et leur échelle réduite, ils font office de transition entre la pierre antique et la vie contemporaine.

L'intervention se structure par une série de colonnes élancées qui s'élèvent au-dessus de la scène, encadrant l'horizon du lac d'Ohrid. Ces colonnes servent également de support aux éléments nécessaires aux performances artistiques. Cette canopée, à la fois délicate et expressive, transforme la scène en un espace de vision et de performance, intégrant le paysage au spectacle. Elle évoque le caractère éphémère des scénographies antiques tout en offrant ombre et définition spatiale aux événements contemporains.

La stratégie paysagère renforce ce dialogue entre permanence et changement. Végétation indigène, terrasses de pierre basses et allées ombragées recomposent le terrain fragmenté, guidant les visiteurs à travers une succession de points de vue et de rencontres. Le projet devient ainsi une promenade continue, de l'échelle intimiste de la performance à l'immensité du décor naturel.

Bien plus qu'une simple restauration, le projet conçoit le théâtre comme une topographie culturelle vivante, vibrante au rythme du passé tout en embrassant les possibilités du présent. En fusionnant architecture, paysage et mémoire, il aspire à réaffirmer le rôle du théâtre comme cœur battant du patrimoine d'Ohrid, où histoire et vie contemporaine coexistent dans un même espace.

Échos de la ville 
Simón Henao Uribe, Maria Gómez Velasquez, Julian Torres Fonceca, Marta Gil Angel, Valentina Ramirez Gonzalez, Cristian Sanchéz García, Diana Osorio Zuluaga, Sara Cardona Varela, Sebastian Diaz Arbelaez, Ricardo Garcia Cadavid, Alejandro Uribe Gomez [Colombie]

Le théâtre comme cadre pour la nature, l'architecture et la vie quotidienne — S'adapter à l'esprit de la ville

Le théâtre devient un écrin pour le paysage naturel et architectural, et pour les rythmes de la vie quotidienne — un espace qui s'adapte à l'esprit et à l'essence de la ville.

Nous proposons une réinterprétation et une mise en valeur novatrices de l'histoire d'Ohrid à travers son théâtre antique et les monuments qui ont façonné sa mémoire collective. Ces sites sont reconnectés au tissu urbain, permettant ainsi au théâtre et à ses points névralgiques historiques de se fondre dans la magie et le récit de la ville . Le projet imagine une architecture à l'écoute – sensible au lieu et à ses habitants – tissant des liens entre l'espace, la forme et le pouls vivant de ses usagers.

La conception intègre trois composants principaux :  
Théâtre–Scène : L'espace central qui préserve l'esprit de la ville et son environnement naturel.  
Appareils d'aménagement paysager : Élaboré des sentiers jalonnés de balises et de points de vue — de petits gestes architecturaux qui mettre en évidence le paysage.  
Place–Quai : Un lien intemporel et une réactivation de l'histoire de la ville et de sa dynamique contemporaine.

Nous avons l'intention de restaurer et de réhabiliter l'architecture d'origine, en amplifiant sa valeur symbolique et en l'enrichissant de nouveaux espaces et matériaux , tout en assurant sa pérennité . Le Théâtre renaît comme l'un des symboles majeurs de la ville, stratégiquement situé à proximité des remparts antiques et des sites historiques, en harmonie avec la topographie et le contexte naturel. Il devient la pierre angulaire d'un réseau reliant les espaces urbains et naturels . Le long de ces sentiers, des points de vue aménagés servent d'espaces éducatifs, récréatifs et de services, célébrant le patrimoine d'Ohrid et le transformant en un repère urbain renouvelé.

Le théâtre s'étend dans l'espace public, devenant un point de convergence et un symbole urbain fort. Le nouveau relief au niveau du sol se déploie en un généreux espace public, propice aux rassemblements et aux échanges. Constituant l'accès principal du bâtiment, il accueille de petites scènes urbaines et des programmes en plein air. Un système de plans inclinés et pliés fluidifie la circulation, reliant ces différents niveaux à la configuration historique.

La ville se revitalise grâce à cet espace culturel et social, un lieu flexible de rencontre, de loisirs et d'expression. Il fait le lien entre le théâtre d'origine et la ville contemporaine. Les volumes complémentaires parachèvent la forme semi-circulaire du théâtre, créant un périmètre dynamique à l'allure résolument moderne. Le rez-de-chaussée s'ouvre sur le parc et abrite des cafés et des boutiques, tandis qu'à l'intérieur, un couloir-galerie relie les espaces d'exposition, une salle de répétition et de conférence, ainsi que les services techniques. L' étage supérieur accueille des salles de classe polyvalentes.

Les deux demi-cercles sont reliés par des passerelles de verre qui semblent flotter entre passé et présent, offrant des vues sur les vestiges archéologiques tout en illuminant le cœur du nouveau bâtiment. En complétant la forme originelle du théâtre en un cercle parfait, le projet replace la scène au centre, optimisant la hiérarchie spatiale et l'acoustique et permettant une grande variété de spectacles.

Le théâtre se dresse comme un cercle de mémoire et d' avenir — un espace qui ravive l'histoire d'Ohrid tout en amplifiant sa vie culturelle et touristique, entremêlant ville, paysage et communauté dans un acte continu.

ARCHE, BOUCLE, FLUX
Yangli Hu, Yiyang Feng [États-Unis]

Dans ce projet de réhabilitation d'un théâtre historique situé rue Ilindenska à Ohrid, en Macédoine du Nord, la démarche ne consiste pas à remplacer l'existant, mais à écouter la mémoire du bâtiment . Les élégantes arcades qui dessinent le périmètre du plan semi-circulaire d'origine sont bien plus que de simples vestiges structurels : elles sont les témoins silencieux des spectacles passés, des hiérarchies spatiales et des rituels liés au fait d'être regardé et d'être regardé. En révélant et en restaurant avec soin ces arcades, nous les réintégrons à l'expérience collective du théâtre, permettant ainsi à l'histoire de s'exprimer à nouveau à travers l'architecture.

Traditionnellement, la scène occupe toujours le centre – un point fixe de pouvoir et de concentration. Le public, assis en rangs silencieux, est face au public et reçoit le spectacle. Mais ce projet remet en question cette convention : la scène doit-elle toujours être au centre ? Le spectacle doit-il toujours se dérouler dans une seule direction ?

Au lieu de conserver le demi-cercle comme un bord fixe, le design le prolonge en un anneau complet , créant ainsi une forme spatiale fluide et inclusive. Une courbe d'acier continue émerge du bord extérieur de ce cercle et se déploie avec grâce vers le cercle central, telle une feuille de papier se pliant délicatement dans l'espace. Ce geste est à la fois structurel et poétique : une strate contemporaine qui unit l'ancien et le nouveau, concentrant tension et harmonie en un seul mouvement.

Derrière la scène d'origine, cinq ouvertures cintrées relient l'espace scénique à la circulation environnante. Cette intervention spatiale brouille la frontière entre l'avant et l'arrière , entre le visible et le caché. La limite autrefois rigide entre interprète et spectateur s'estompe, favorisant le mouvement, la perméabilité et le partage de l'expérience.

Dans ce théâtre repensé, la performance n'est plus cantonnée à un seul point focal . Les acteurs peuvent se déplacer le long du périmètre, s'approcher du public par derrière ou jouer dans l'espace circulaire central. Le public, n'étant plus un simple spectateur passif, devient acteur de la chorégraphie spatiale : il découvre la performance sous de multiples angles, en perçoit des fragments, une proximité et des moments inattendus.

Cette transformation dépasse la simple formalité ; elle repense les notions de pouvoir, de direction et d’auteur au sein du spectacle . Le cercle ne dicte rien ; il ouvre des perspectives . Le théâtre devient un espace perméable où les histoires peuvent se déployer simultanément et différemment pour chaque spectateur.

Ici, les arches historiques se dressent comme une douce structure, porteuse de mémoire. La courbe d'acier crée une nouvelle strate temporelle, instaurant un dialogue entre le présent et le passé. Et la scène, jadis point focal unique, se dissout en un espace scénique circulaire et vivant .

Dans ce théâtre, l'architecture n'est pas qu'un simple décor pour la représentation. Elle devient la représentation elle-même — un espace où l'histoire et l'imaginaire contemporain, l'interprète et le public, la mise en scène et l'ouverture, s'entremêlent en un récit continu et évolutif.

Terrains entrelacés 
Meryem KübraUluç Tolba, Mariam Sadek [Turquie]

Ce projet conçoit le théâtre antique d'Ohrid comme un paysage culturel dynamique où s'entremêlent histoire, topographie et vie urbaine contemporaine. Il métamorphose un monument longtemps négligé en un espace public inclusif qui, au-delà des spectacles, devient un lieu de vie au quotidien. Conçu pour les habitants comme pour les visiteurs, le théâtre se transforme en une structure vivante, vibrant au rythme de la ville et renouant ainsi le lien entre patrimoine et dynamisme de la vie quotidienne.

Répondant aux besoins contemporains, le projet envisage le site comme un plan d'aménagement global plutôt que comme une intervention ponctuelle. Le théâtre devient le cœur d'un parc public continu, un lieu d'événements culturels, de rencontres quotidiennes et de création artistique. Le complexe revitalisé comprend des salles de répétition sous les escaliers historiques, des espaces de coworking pour les jeunes entreprises et des restaurants gastronomiques qui prolongent l'expérience de la rue Ilindenska. Ensemble, ces programmes forment un écosystème interconnecté d'activités culturelles et sociales, renforçant l'identité du théâtre comme lieu emblématique local et destination internationale.

La conception s'inspire d'une morphologie spatiale stratifiée, fusionnant topographie, architecture et vie publique. Le nouveau bâtiment, situé rue Ilindenska, adopte une forme organique et sinueuse, à l'image du réseau veineux du corps humain, afin d'étendre sa surface de contact et d'optimiser son ouverture sur le public. Cette morphologie courbe multiplie les points de rencontre, permettant aux visiteurs de percevoir cette rue historique comme un déploiement continu de cafés, d'ateliers et d'expositions. La scène se prolonge en un toit-terrasse accessible, le paysage se déploie comme un tissu conjonctif, et l'ensemble devient un organisme vivant où patrimoine et modernité s'entremêlent.

Au cœur architectural se dresse la scène repensée, non plus simple plateforme réservée aux spectacles, mais espace public où se déploie le quotidien. L'arrière de la scène forme un toit en pente douce sur lequel les visiteurs peuvent circuler, offrant de nouvelles perspectives sur le lac et la ville tout en reliant les niveaux supérieur et inférieur. Cette perméabilité transforme le théâtre en un terrain urbain ouvert, à la croisée de l'architecture et du paysage.

À l'entrée du site se dresse la Capsule Temporelle, une structure en acier Corten récemment construite, servant à la fois de point d'information et de porte symbolique vers les différentes strates temporelles d'Ohrid. Située entre la Porte Haute et le théâtre, elle marque le point de convergence de plusieurs époques : à gauche, une maison ottomane restaurée ; devant, le théâtre antique ; et à droite, les vestiges d'une église. La Capsule Temporelle invite les visiteurs à faire une pause, à s'orienter et à vivre une transition spatiale, un dispositif qui traduit l'histoire en expérience présente.

Une allée piétonne continue relie la Capsule Temporelle au théâtre et se prolonge vers la rue Ilindenska par des chemins en terrasses intégrés à la topographie. Plutôt que de disperser de petits pavillons, toutes les fonctions micro-architecturales sont unifiées sous une unique canopée, créant des transitions élégantes et harmonieuses entre les espaces intérieurs, extérieurs et semi-couverts.

La matérialité instaure un dialogue entre permanence et transparence : l’acier Corten exprime la patine du temps, la pierre symbolise la durabilité et le verre incarne l’ouverture. Ensemble, elles ancrent l’intervention dans le patrimoine d’Ohrid tout en lui conférant une dimension résolument contemporaine.

Au final, le projet transforme le théâtre antique et ses environs en un paysage culturel cohérent et un organisme urbain où mouvement, mémoire et modernité coexistent en harmonie.

TO•POS
Thomas Féraud, Arnaud Gillet [France]

Ohrid is une ville marqué par de multiples influences : grecque, ottomane et byzantine. Chaque projet récompensé par un il était a à gauche a trace de pas, mise en forme a complexe identité où Histoire, la nature et la culture se sont rencontrées.
Le Projet vise à vous donner une nouvelle fonction développement le ancien théâtre, tout en respectant l'esprit du lieu.

Le théâtre a deux devenez a endroit de convergence jusqu'à XNUMX fois la ville, la paysage d'étéainsi que, effectuer arts, fonctionnement tous journée:

- le matin : la supérieur terrasse surplombant le théâtre et la ville accueille un solutions innovantes et durables aux acteurs industriels et un café-bar.
- pendant le journée le musée ouvre ces portes pour mettre en valeur le des sites archéologique découvertes et reste.
- at midi et la soir le restaurant se félicite de touristes et des locaux, jusqu'à 50 sièges.
- at la nuit théâtre bienvenu spectacles, concerts et festivals, au an potentiel increased jusqu'à 2400 spectateurs assis (1000 à l'origine).
 
Ce mélange d'usages active le site tout journée longtemps. Le sciences naturelles contexte de scène de renforcer le relations jusqu'à XNUMX fois L'art et la nature font revivre le de très l'essence du grec théâtre : a espace pour la vision et les émotions. La scène devient polyvalent et adaptable, convient pour tous types de spectacles. Installations de scènes mobiles et un technique accès permettre pour véhicule. entrée pendant installation. Le Projet aussi inclut le réglementation of informelparking, à travers le discret l'intégration de stationnement surpeuplés le long de a végétation écran, dans harmony au le environnant paysage d'été. À éviter a dur affrontement jusqu'à XNUMX fois le théâtre sièges niveaux et le public espace, le Formulaire des niveaux S'étend naturellement développement le paysage d'été à travers Plantations de vignes. Ce continuité crée des a doux topographie sciences naturelles pente jusqu'à XNUMX fois architecture et nature.

Le site is structuré autour trois interconnecté niveaux, lié by redessiné circulations et ponctué by micro-architectures:

- En haut : Création d'une place publique hébergement a solutions innovantes et durables aux acteurs industriels «guinguette", et couvert région.
- Le intermédiaire zone : Sous le sièges niveaux, surpeuplés Ces réactivé à accommoder:
▪ Un restaurant, construit au pierre locale et réutilisés matériaux.
▪ A musée, directement connecté à la Karagjulevci Tombeau, afficher artefacts lié au site, et à partir de la ville.

ensemble, l'ont Formulaire a palimpseste-ensemble semblable, suspendu jusqu'à XNUMX fois âge or périodes.Le réutiliser of et les sites anciens pierres dans le meubles du restaurant et musée renforce le idée d'un durable Projet, enraciné dans le temps et matérialité. Le ancien pierre murs et des arches en briques au-dessus du et les sites anciens théâtre Ces conservé, créez. une nouvelle couvert rue , l’aspect économique une fonction filtre jusqu'à XNUMX fois la performance espace et les nouveaux programmes.

Le contemporains architectural langue cela pas rivaliser au la beauté antique de site; plutôt, recherche à révéler it.

- Sur le beouf sol : Un petit bâtiment is dévoué à la artistes et technique fonctions:
▪ VInaigrette chambres, les coulisses et les voies de service.
▪ Zones de manutention et un des services Zone de stationnement.

En plus de ces bâtiments, de petits points d'information sont aménagés de chaque côté du théâtre.

Les nouveaux bâtiments dessiner inspiration à partir de le langue du système ancien sièges niveaux :
Le micro-architectures réinterpréter le matérialité et géométrie des gradins à un plus intime et délicaten échelon.
Le la totalité compose un pixelé topographie, une architecture de brut essence de bois, respectueux du système aux contextes.
Le monolithique Les volumes capturent la lumière et le dialogue au le Carrelée Toits d'Ohrid.

THÉÂTRE OHARID 
Mohamed Mahmoud, Ahmed Elgindy [Égypte]

Ce projet réinvente le théâtre antique d'Ohrid en un emblème culturel contemporain, un monument vivant où se rencontrent histoire, paysage et communauté. Jadis relique oubliée, enfouie dans le tissu urbain, le théâtre renaît en un espace public inclusif qui tisse des liens entre passé et présent. En respectant la géométrie circulaire intemporelle du site et en la réinterprétant par des interventions modernes, le projet transforme le théâtre en un symbole civique fédérateur qui insuffle une nouvelle vie au cœur historique de la ville.

Au cœur de cette transformation se trouve la forme circulaire, puissant symbole d'unité et de continuité. Point focal de l'intervention, elle renforce l'identité du théâtre comme lieu de spectacle et place publique, accueillant événements culturels, rassemblements et activités quotidiennes. Une rampe continue serpente à travers le site, reliant harmonieusement les accès et les terrasses tout en préservant la visibilité de la scène. Ce mouvement fluide reconnecte le monument à son environnement naturel et urbain, invitant habitants et visiteurs à une découverte progressive à travers les jeux de lumière, d'ombre et de paysage.

Une nouvelle tour d'observation s'élève doucement en bordure du site, offrant une vue panoramique sur Ohrid et son lac scintillant. Cette extension verticale complète l'horizontalité du théâtre, symbolisant le dialogue entre la terre et le ciel, le patrimoine et la modernité. Le profil élancé de la tour sert à la fois de plateforme d'observation et de repère sculptural, réaffirmant le statut du théâtre comme emblème visible de toute la ville.

L'aménagement paysager environnant a été soigneusement pensé pour optimiser l'accessibilité, le confort et l'équilibre écologique. Des allées ombragées, des talus végétalisés et des canaux créent un microclimat propice à une utilisation tout au long de l'année, tout en adoucissant la géométrie de pierre du monument. Sous les gradins et les rampes, des espaces fonctionnels – galeries, aires de repos et zones de service – sont discrètement intégrés, garantissant une utilisation moderne sans altérer l'authenticité du théâtre.

L'utilisation de matériaux locaux et de tons chauds et naturels harmonise l'intervention avec son contexte historique et résidentiel. La continuité des couleurs et des textures confère à l'architecture une dimension à la fois nouvelle et familière, transformant le théâtre, ancien site archéologique isolé, en un espace urbain dynamique.

À terme, UN Theatre conçoit le théâtre antique d'Ohrid comme bien plus qu'une ruine préservée : il devient un emblème dynamique de la ville. C'est un lieu où culture et paysage s'entremêlent, où observation et performance coexistent, et où mémoire et mouvement se rencontrent. En alliant préservation et innovation, le projet réaffirme le rôle du théâtre comme lieu de rassemblement intemporel et symbole de l'identité culturelle en constante évolution d'Ohrid.

Finalistes

(classés par code d'enregistrement)

Marées de mémoire 
Hanqing Yao, Merrick Castillo [États-Unis]

Restauration du théâtre macédonien antique d'Ohrid 
Haochen Geng, Stefan Imbronjev, Yueyi Li [Chine – États-Unis]

Théa : L'épine dorsale culturelle 
Anil Yavuz, Ata Yuksel [Royaume-Uni]

Nexus d'Ohrid 
Dingdong Tang, Yangqi Yang, Zehui Li, Haisheng Xu [Chine]

Nexus d'Ohrid 
Dingdong Tang, Yangqi Yang, Zehui Li, Haisheng Xu [Chine]

Couloir temporel 
Jiacheng Xu [Chine]

CONTINUUM DE MOUVEMENT
Nazanin Salimi, Ava Ranjbar, Parmis Olyaeenezhad [Iran]

4ème acte 
Xavier Fulchiron, Emeline Battisti [France]

Sur la montagne 
Jina Kim [Corée du Sud]

Sous la scène – Restauration du théâtre antique d'Ohrid – Macédoine du Nord
Anthony Bourne, Charlotte Benoit, Chloé Manquest [France]

Réenraciner le théâtre d'Ohrid 
Robin Chanussot, Émile Jeannoutot, Dorian Fourmont [France]

L'Ouverture : Entre ville et scène 
Mingrui Jiang, Xingyu Zhang [Chine]

Continuum 
Natasha Nikolovska, Nikita Vrckoska, Angela Stanoevska [Macédoine du Nord]

Promenade d'Ohrid 
Satoshi Chida, Kouichi Tanikawa, Miyuki Shiraishi, Yoji Ushido, Takahiro Inuyama, Shiori Sakuraba, Mitsuo Yamagata, Madoka Keshi, Hamiru Ohtsuka, Yusaku Ohta, Makoto Koike, Nana Muneta, Tomohiro Takata, Ippei Yamashita, Masako Souma [Japon]

Sur une tangente 
Sophia Curbelo, Julian Chorney, Edwin Flores, Joshua In [États-Unis – Chine]

Au-delà du théâtre 
Tianqi Liu, Dan Wu, Ping Lu, Hongxuan Qu, Taifeng Ding [Chine]

L'anneau couronné au sommet 
JianmianZhang [Chine]

MIRALITH 
Youssef Lahkim, Hasna Lahlou, Ghita Benhayoun, Meriem El Azaizi [Maroc]

COUCHES de […] 
Tamara Gorgonoska, Anastasija Ekaterina Gorgonoska, Aleksandra Jojic, Katharina Lore Meyer [Allemagne]

Théâtre antique d'Ohrid – Intégré aux collines 
Sizhuo Gao [Chine]

L'Écho du Lac 
Hélène Timsit, Alicia De Nobrega, Joséphine Bernard, Faustine Mousse, Giancarlo Albarello, Carmen Chisvert [France – Venezuela – Colombie]

EFFET D'ENTRAÎNEMENT 
Matteo Tomasi, Sara Marinelli, Niccolò Crociani, Eleonora Guanella [Italie]

La scène : jouer la ville 
Jana Mulickoska, Matea Jegeni, Nadja Mijatovic [Macédoine du Nord]

Symétrie vivante 
Roy Khatchadourian, Alex Williams [Royaume-Uni]

ACTE DU TEMPS 
Mani Makhija [Inde]

Duels 
Xiaojin Jian [Chine]

Scena+ 
Efe Yildirim, Kubra Yalcinkaya, Ilayda Ilaslan, Aykut Nesne, Aysu Arslan, Doga Turkmen [Turquie]

Géo-Spolia
Amirkhan Gabdullin, Liza Lisova, Felipe Bermúdez [Russie – Colombie]

Village Pulse 
Jihoon Youm [Corée du Sud]

Le Théâtre des Échos 
Francesco Paolo Manzari [France]

Respire Ohrid 
Luca Mazzieri [Autriche]

Projets en vedette

(classés par date de demande)

 

Même si tous les projets ne sont pas retenus pour la phase finale, nous sommes convaincus que beaucoup méritent d'être mis en avant ! C'est pourquoi nous avons créé cette section spéciale afin de promouvoir les créations les plus innovantes et les talents émergents de notre communauté internationale.

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Nom(s) de l'équipe [Pays]

UAT Unesco Ancient Theatre Résultats